Ça y est, la septième vague s’installe sur la France avec un nombre de cas qui a triplé en trois semaines. On fait le point sur l’épidémie.

Nous n’en n’avons pas terminé avec le Covid lorsque l’on voit, malgré la chaleur, les contaminations repartir à la hausse. En effet, le nombre de cas à triplé en 3 semaines : de moins de 18 000 contaminations par jour fin mai, nous en sommes (en moyenne sur sept jours), mercredi 23 juin à plus de 54 000. Mais la faute à quels variants ? Aux BA.4 et BA.5 les sous variants d’Omicron.

Plus de symptômes et plus longtemps

Contrairement aux BA.1 et BA.2 où il était souvent possible de ne ressentir aucun symptôme, les BA.4 et BA.5 en donnent quasiment tout le temps.

Selon Santé publique France (SPF), sur « plus de 300 cas confirmés ou possibles » (301) de BA.4 et BA.5, seuls 3 % des cas étaient asymptomatiques » avec les symptômes suivants :

  • Fatigue : 75,7 % des cas.
  • Toux et fièvre : 58,3 %
  • Maux de tête : 52,1 %
  • Nez qui coule : 50,7 %

« La probabilité de présenter anosmie et agueusie (à savoir la perte de l’odorat et du goût), mais aussi vomissements, nausées, diarrhée sont d’après Santé Publique France « plus élevé pour les cas de BA.4 et BA.5 par rapport à ceux de BA.1 « .

Symptômes qui durent plus longtemps (et qui touchent tous les âges) : 7 jours en moyenne pour BA.4 et BA.5 contre 4 jours pour les sous-variants précédents. Par contre, rassurez-vous, les hospitalisations ne montent pas malgré le nombre de cas à triplé en 3 semaines. Hélas, comme à chaque rebond, il est nécessaire d’attendre deux semaines pour savoir ce qu’il en est.

Va-t-on devoir remettre les masques (notamment dans les transports) ? Jeudi 23 juin, sur franceinfo, Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement a déclaré que s’il faut « par exemple considérer un retour du masque dans les transports […] on ne s’interdit rien ».

2ème dose de rappel pour les personnes les plus fragiles

Comme nous le disions en titre le nombre de cas à triplé en 3 semaines. Les autorités sanitaires préconisent que les personnes les plus vulnérables (immunodeprimées, malades chroniques,…) et les plus de 60 ans doivent faire leur 4ème dose appelée également 2ème dose de rappel. « Il est nécessaire de redoubler nos efforts pour protéger les personnes fragiles, cela passe par la vaccination et cette campagne de deuxièmes rappels est absolument nécessaire », explique-t-on au ministère de la santé.

Les départements les plus touchés par la 7ème vague

Comme pour les autres vagues, c’est l’Ile de France qui est la plus touchée avec 650 cas positifs pour 100 000 habitants soit trois fois plus que début juin. Ce nombre grimpe fortement, mais demeure encore loin des deux précédents pics (plus de 4000 cas positifs en janvier et 1500 en avril). Et c’est en Martinique que l’incidence est la plus forte avec quasiment 2000 cas positifs.

Pour l’heure, le ministère de la Santé a décidé de  changer les règles pour les tests PCR au sein des laboratoires et de « rétablir les tarifs de droit commun » en réduisant d’environ quatre euros le montant versé aux pour biologistes pour les prélèvements nasopharyngés.