L’homéopathie est un principe selon lequel, ce qui est à l’origine d’une maladie peut être utilisé pour le soigner. D’après les praticiens, c’est suivant un stimulus qui provoque une réaction que le corps peut lui-même se soigner. Ce guide vous dit tout ce qu’il faut savoir sur l’homéopathie.

L’homéopathie : comment ça marche ?

C’est sur la base d’une similitude que repose cette thérapie. Les praticiens pensent que tout élément pouvant causer des symptômes chez un individu sain, peut servir à la guérison d’un malade présentant les mêmes symptômes. Il s’agit d’une technique thérapeutique qui va à l’encontre de la médecine allopathique. Cette dernière traite les affections en utilisant une substance à l’opposé de celle qui a provoqué la maladie. Pour une infection bactérienne par exemple, ce sont des médicaments anti-bactériens qui sont prescrits.

Dans la médecine homéopathique, cependant, ce sont les principes suivants qui sont appliqués :

  • une dilution : les substances de base sont délayées jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une petite dose ;
  • une dynamisation : remuer la solution obtenue, de sorte à obtenir une imprégnation de la substance d’origine par l’eau et l’alcool.

Il faut également noter qu’un praticien en homéopathie ne tient pas simplement compte de l’affection, mais de l’individu à traiter dans sa globalité. Le traitement est généralement pris par le patient à jeun en matinée ou le soir au coucher, suivant des doses ou granules. Vous pouvez en savoir plus sur les produits utilisés, en consultant les pharmacies en ligne.

L’homéopathie : quelles sont les indications et contre-indications ?

Les remèdes pratiqués en homéopathie n’agressent pas l’organisme. Très différente de la médecine allopathique, cette thérapie privilégie un procédé plus doux. Elle peut également être employée comme moyen de prévention contre certaines affections saisonnières. Pour prévenir, comme pour guérir une maladie, il est cependant nécessaire de trouver un remède approprié.

Aucune contre-indication n’est mentionnée pour un traitement homéopathique. Même les nourrissons peuvent être soignés par des prises homéopathiques délayées avec de l’eau. Il est également possible pour les femmes enceintes de suivre un traitement homéopathique. Toutefois, le choix du traitement doit impérativement être fait par un médecin, pour tout cas à traiter.

L’homéopathie : quel est le tarif des consultations ?

Le prix d’une consultation chez un médecin homéopathe est compris entre 35 et 60 euros. Chaque praticien est toutefois libre de définir sa grille tarifaire. Les frais liés à la consultation sont pris en charge à 70 % (tarif de convention), par la Sécurité sociale. Pour un dépassement d’honoraires d’un médecin homéopathe de secteur 2, une couverture peut être assurée par les mutuelles en fonction des termes de l’offre. Les dépassements d’honoraires des professionnels en homéopathie du secteur 1 sont récemment pris en charge dans les mutuelles complémentaires. Ils peuvent par exemple être inclus dans les forfaits de prévention santé.

Il faut par ailleurs noter que les médicaments homéopathiques, commercialisés en pharmacie, sont actuellement remboursés par la Sécurité Sociale à hauteur de 15 %. Cette prise en charge des dépenses liées à l’achat des médicaments homéopathiques en pharmacie était de 30 %. En 2021, il est encore prévu une baisse de ce taux à 0 %, soit un arrêt du remboursement par la Sécurité sociale.

L’homéopathie : comment se déroule la consultation ?

Le médecin homéopathe est un professionnel qui adopte la même approche que les acteurs de la médecine conventionnelle. La consultation est donc effectuée suivant un examen qui peut être complété par des analyses plus poussées au besoin. Toutefois, une particularité est notée dans le déroulement d’une consultation chez un homéopathe. Il est à la recherche du détail du point de vue technique, mais également au cours dans son questionnement. L’ensemble des signes cliniques, éléments déclencheurs et aggravants sont pris en compte. De ce fait, la consultation de ces professionnels est plus longue que celle d’un médecin allopathe.

L’homéopathe considère en effet plusieurs symptômes pour établir son diagnostic :

  • La sensation qui peut se présenter sous forme de frisson, de douleur, de rougeur ou encore d’écoulement ;
  • La localisation sur les différentes parties du corps. Le fait de suivre l’évolution de la sensation depuis plusieurs endroits (Ex : haut vers le bas) reste important pour le diagnostic ;
  • Les éléments qui ont un impact sur les signes cliniques. Il s’agit d’une technique utilisée également dans la médecine conventionnelle. Cependant, la méthode appliquée par l’homéopathe pour les déceler est plus logique.