Découvrez-un-extrait-de-Clochette-et-la-Créature-légendaire-santecool

La Vallée où vivent Clochette et ses amies est un lieu familier pour les nombreux fans de la saga. Mais l’équipe de Clochette et la Créature légendaire tenait à explorer des recoins encore inexplorés de ce territoire. Ajoutez à cela une menaçante tempête qui se forme progressivement tout au long de l’histoire, et vous obtenez un univers à la fois original et singulier.

Le réalisateur Steve Loter déclare : « Il y a d’un côté le monde luxuriant de la Vallée avec ses couleurs éclatantes comme le vert, et de l’autre l’univers de Grognon, qui offre un contraste saisissant. Nous avons créé une atmosphère inédite au sein de la saga. » Les spectateurs comprendront très vite qu’il y a quelque chose de différent dans la Vallée lorsqu’ils découvriront la comète qui illumine le ciel d’un halo vert au début du film. D’après la légende, celle-ci réveillerait la « créature légendaire », une bête incroyable dont les rugissements de douleur guident Noa jusqu’à son repaire. Le producteur Michael Wigert confie : « Nous avons étudié la Vallée des Fées telle qu’elle est représentée dans les précédents films afin que la présence de Grognon transforme légèrement cet univers déjà bien connu du public. Le personnage a non seulement engendré de nouveaux décors, mais aussi un tout nouveau groupe de personnages ! »

L’apparition de la créature légendaire a entraîné la création d’une équipe chargée de protéger la Vallée : les fées éclaireuses. Ces soldats courageux et agiles se devaient d’avoir un univers à même de refléter leur personnalité. Steve Loter a alors suggéré de se renseigner sur la région de la Cappadoce et la Vallée de Göreme en Turquie, un site où de grandes colonnes de roches, appelées cheminées de fées, ont été creusées pour créer des habitations à l’intérieur. La directrice artistique Ellen Jin Over déclare : « Il s’agit d’un environnement entièrement naturel, tout en courbes et en lignes élancées, qui correspond parfaitement à l’univers du film, mais aussi à celui de Grognon. »

Steve Loter poursuit : « Je voulais que la tanière de la créature soit froide et austère. Pour cela, nous avons largement utilisé le noir et blanc ainsi que des couleurs monochromes afin de la rendre aussi peu accueillante que possible. Il fallait qu’on ait l’impression de se trouver dans un autre monde, histoire de mieux appuyer l’effet d’une zone du Pays imaginaire que personne n’aurait encore jamais explorée. » L’équipe du film a visionné de nombreux films de monstres classiques afin de trouver l’inspiration.

Ellen Jin Over commente : « Nous avons imaginé un univers à l’exact opposé de la Vallée, qui est un lieu naturel, aux formes arrondies, dans des teintes de vert et de rose. L’environnement de Grognon est donc triangulaire, figé, délavé et dépouillé. » La directrice artistique s’est inspirée de la formation rocheuse très pointue qui forme les Dents du Dragon sur l’île de Maui à Hawaï pour créer le territoire de la créature. Les abords de sa grotte sont arides, l’herbe y est desséchée et tout y est très angulaire. Elle poursuit : « Nous avons arrangé les rochers pour qu’ils ressemblent aux dents de Grognon, et imaginé que la gravité qui s’exerçait dans la grotte n’était pas la même qu’ailleurs. Cette bête est une force de la nature et il fallait que son environnement soit le reflet de sa personnalité. » Les tours de pierres qu’érige Grognon ont été conçues en gardant à l’esprit la raison pour laquelle il les construit. Le réalisateur explique : « Nous avons étudié les animaux bâtisseurs comme les castors avec leurs barrages ou les loriots qui construisent des nids suspendus. Nous voulions créer une structure qui ait une forme distincte, à la fois originale et utile… Même si leur fonction reste un mystère, toutes les tours sont identiques, et chacune est située à un endroit bien précis du Pays imaginaire. » Ces tours jouent un rôle essentiel dans la tempête qui ne cesse de tourbillonner au-dessus de la Vallée des Fées, au point de menacer de la détruire.