Quel est le statut vaccinal des français au 1et juillet 2022 ? C’est ce qu’a voulu savoir La Direction de la recherche, de la recherche, de l’évaluation et des statistiques (DREES) qui publie ses résultats liés à l’épidémie de Covid-19 à partir de données appariées, d’hospitalisations et de vaccinations.

Quel est le statut vaccinal des français au 1et juillet 2022 ? Entre le 23 mai et le 19 juin 2022, en moyenne 79 % des personnes âgées de 40 ans ou plus ont reçu une ou plusieurs doses de rappel. 12% des 40-59 ans avaient reçu un rappel (premier ou deuxième) il y a 6 mois, 33% des 60-79 ans, et 80 ans et plus Soit une proportion de 38%.

Actuellement, la population « partiellement vaccinée« , les populations « moins de 3 mois révolus – pas de rappel » et « 3 à 6 mois révolus – pas de rappel » sont petites, donc les taux de morbidité associés sont statistiquement faibles. Pour la suite de l’analyse, la catégorie de la population « partiellement vaccinée » a donc été écartée, alors que les catégories de population de ceux recevant le protocole étaient « Complété moins de 3 mois – pas de rappel », « Complété 3 à 6 mois – pas de rappel »,  » ou « Plus de 6 mois révolus – pas de rappel » vieux d’un mois – pas de rappel » a été fusionné.

Tableau 1 : nombres, à taille de population comparable, de tests et d’événements hospitaliers selon le statut vaccinal entre le 23 mai et le 19 juin 2022 pour les personnes de 40 ans ou plus

La dose de rappel reste significativement efficace au bout de 6 mois

Pour affiner ses résultats, la Direction de la recherche, de la recherche, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a modélisé  les données collectées le 13 décembre 2021, données limitées au variant Omicron. Ainsi, toujours en ciblant la population âgée de 40 ans ou plus :

– Contre le risque de développer des symptômes dus au variant Omicron, la dose de rappel a augmenté la protection par rapport au schéma vaccinal initial complet – la dose de rappel elle-même a fourni une protection par rapport à l’absence de vaccin : Au cours des 3 premiers mois suivants, la protection de la dose de rappel varie entre 45% et 55%, mais cette protection semble s’estomper au bout de 3 mois.

– La dose de rappel protège également contre la forme sévère chez les 40 ans et plus, trois mois après l’injection. En 2018, la protection du vaccin contre l’hospitalisation et la mortalité variait de 74% à 89% (selon l’âge).

L’effet protecteur disparaît après 3 mois, mais reste significatif à 6 mois : entre 52 % et 78 % selon l’âge. Néanmoins, toutes ces analyses sont encore limitées dans une certaine mesure, surtout sans tenir compte des événements antérieurs d’infection au Covid-19.

Ces analyses sont à prendre avec précaution car bon nombre de personnes ont pu être contaminées avec Omicron sans avoir été, au préalable, vaccinées ou que partiellement vaccinées.

Graphique 2 : risques relatifs avec Omicron de forme symptomatique, d’hospitalisation en soins conventionnels, en soins critiques et de décès après hospitalisation, selon l’âge et le statut vaccinal

 

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1On mesure ici majoritairement l’effet de la protection conférée par un schéma vaccinal initial complet de plus de 6 mois