La fin de la canicule ne se fera pas partout au même moment. Bretagne, Atlantique, Paris, Lyon, Est, Sud-Est : voici qui va respirer en premier, quand la chaleur va baisser, région par région, département par département et ville par ville.
La fin de la canicule ne va pas arriver d’un seul coup, ni partout au même moment. Les premières régions à respirer devraient être celles qui sont les plus proches de l’océan : la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire, le littoral de Nouvelle-Aquitaine et une partie des bords de Manche. L’air moins chaud devrait arriver par l’ouest, avant de progresser vers Paris, le Centre, les Hauts-de-France puis l’Est. Autrement dit : Brest, Rennes, Nantes ou Bordeaux devraient sortir du pic avant Paris, Lyon ou Strasbourg. Mais il ne faut pas parler trop vite d’une fin nationale de la canicule : dans plusieurs régions, la chaleur va encore résister plusieurs jours.
L’Ouest devrait respirer d’abord, avant Paris et l’Est
La fin de la canicule ne va pas arriver d’un seul coup. L’air moins chaud devrait entrer par l’Atlantique, toucher d’abord la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire et le littoral de Nouvelle-Aquitaine, puis progresser vers Paris, le Centre, les Hauts-de-France et l’Est.
C’est pour cela que Brest, Rennes, Nantes ou Bordeaux devraient respirer avant Paris, Lyon ou Strasbourg. Mais cette baisse restera progressive : certaines régions sortiront du pic dès la fin de semaine, tandis que d’autres garderont une chaleur lourde plusieurs jours de plus.
Qui va sortir de la canicule en premier ?
Les premiers territoires à sortir du pic devraient être les régions les plus proches de l’océan : Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, littoral de Nouvelle-Aquitaine et une partie des bords de Manche. Selon l’évolution météorologique attendue dans les prochains jours, l’air moins chaud devrait arriver par l’ouest. Il toucherait donc d’abord les zones atlantiques avant de progresser vers Paris, le Centre, les Hauts-de-France, puis l’Est.
À Brest, la baisse est la plus nette : après environ 37 °C mercredi et 40 °C jeudi, le mercure devrait redescendre autour de 27 °C vendredi, 26 °C samedi, puis 22 °C dimanche. Brest fait donc partie des villes qui devraient respirer en premier, avec des conditions météorologiques nettement plus supportables en fin de semaine.
À Rennes, la chaleur reste très forte mercredi et jeudi, avec environ 41 à 42 °C, puis la baisse s’amorce vendredi autour de 34 °C, samedi autour de 32 °C, avant un vrai soulagement dimanche autour de 27 °C. Le retour possible d’un temps plus instable, avec quelques averses ou passages orageux, pourrait accompagner cette baisse.
À Nantes, la situation est très parlante : après environ 44 °C mercredi et 42 °C jeudi, la ville devrait descendre autour de 34 °C vendredi, 33 °C samedi, puis 28 °C dimanche. Nantes ne sort donc pas immédiatement de la chaleur, mais elle devrait respirer avant Paris, Lyon ou Strasbourg, avec une baisse plus franche liée à l’arrivée d’un air moins brûlant par le Nord-Ouest et la façade atlantique.
Vendredi 26 juin : les premiers signes de baisse par l’ouest
La première bascule devrait se faire vendredi 26 juin. Elle ne signera pas une fin de canicule nationale, mais elle marquera le début d’une baisse des températures par l’ouest, dans un contexte plus instable sur le plan de la météorologie.
Les premiers secteurs concernés devraient être :
Bretagne : Finistère, Côtes-d’Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine
Normandie : Manche, Calvados, Seine-Maritime, Eure, Orne
Pays de la Loire : Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe
Façade atlantique : Charente-Maritime, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques
Ouest intérieur : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, une partie de la Haute-Vienne
Dans ces secteurs, les températures resteront parfois encore élevées vendredi, mais le mouvement de baisse sera engagé. C’est important : on ne passe pas partout de 42 °C à 25 °C en quelques heures. Il s’agit d’une sortie progressive du pic caniculaire, possiblement accompagnée par des précipitations, des averses orageuses, des pluies localisées, des vents plus sensibles et parfois des rafales sous les cellules les plus actives.
Dimanche 28 juin : le vrai soulagement pour l’Ouest
Le vrai changement devrait surtout se sentir dimanche 28 juin. C’est à ce moment-là que plusieurs villes de l’Ouest devraient retrouver des températures nettement plus respirables, même si le temps pourrait devenir plus pluvieux ou plus orageux par endroits.
Dans le Sud-Ouest, et notamment à Bordeaux, après un pic très élevé autour de 46 °C mercredi et encore 42 °C jeudi, les prévisions pour les prochains jours donnent environ 38 °C vendredi, 37 °C samedi, puis 30 °C dimanche. La baisse est donc nette, mais pas immédiate. Elle pourrait s’accompagner d’un temps plus instable, avec des averses, des pluies ou des passages orageux.
À Tours, les prévisions restent très élevées mercredi et jeudi, autour de 42 °C puis 41 °C, avant une baisse progressive : 38 °C vendredi, 36 °C samedi, puis 29 °C dimanche. Le Centre-Val de Loire devrait donc attendre dimanche pour vraiment respirer, avec une possible dégradation orageuse liée au conflit entre l’air très chaud encore présent et l’air moins chaud venu de l’Atlantique.
À Lille, la baisse devrait aussi devenir plus visible dimanche : environ 38 °C mercredi et jeudi, 35 °C vendredi, 34 °C samedi, puis 28 °C dimanche et 24 °C lundi. Les Hauts-de-France devraient donc sortir du pic après l’Ouest atlantique, mais avant une partie de l’Est. Là encore, les conditions météorologiques pourraient devenir plus changeantes, avec des vents, des averses et un ciel plus instable.
Paris et Île-de-France : pas les premiers à respirer
À Paris, la fin de la canicule devrait être plus tardive qu’en Bretagne ou sur l’Atlantique. La capitale reste dans le dur jusqu’à samedi.
Les prévisions annoncent environ 41 °C mercredi, 42 °C jeudi, 38 °C vendredi, 37 °C samedi, puis une baisse vers 30 °C dimanche et 27 °C lundi. Paris devrait donc commencer à respirer dimanche, avec un vrai soulagement lundi. Les minimales resteront toutefois à surveiller, car les nuits chaudes ralentissent la récupération des logements et des organismes.
Les départements concernés sont : Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d’Oise et Seine-et-Marne.
La phrase à retenir est simple : Paris ne sortira pas de la canicule en premier. L’Ouest respirera avant l’Île-de-France.
Est de la France : la chaleur va durer plus longtemps
Dans l’Est, la baisse devrait arriver plus tard. C’est logique : l’air moins chaud arrive par l’Atlantique et progresse ensuite vers l’intérieur. Pendant ce temps, le dôme de chaleur se maintient davantage vers l’Est et le centre de l’Europe.
À Strasbourg, les prévisions restent très chaudes jusqu’au week-end : environ 37 °C mercredi, 39 °C jeudi, 39 °C vendredi, puis jusqu’à 41 °C samedi. La baisse n’arriverait vraiment que lundi, autour de 30 °C, puis mardi autour de 29 °C. Dans cette partie du pays, des passages orageux pourront survenir, mais ils ne suffiront pas forcément à faire tomber durablement la chaleur dès le premier jour.
Les régions les plus concernées par cette sortie tardive de cette canicule historique sont :
Grand Est : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges, Marne, Aube, Haute-Marne, Ardennes
Bourgogne-Franche-Comté : Côte-d’Or, Saône-et-Loire, Yonne, Nièvre, Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort
Auvergne-Rhône-Alpes : Rhône, Ain, Isère, Loire, Drôme, Ardèche, Savoie, Haute-Savoie, Puy-de-Dôme, Allier, Haute-Loire, Cantal
Dans ces secteurs, il vaut mieux parler de baisse progressive à partir de lundi, pas de sortie rapide. Le mercure pourra reculer, mais la chaleur restera lourde dans plusieurs zones, surtout si les minimales restent élevées la nuit.
Lyon et Rhône-Alpes : une sortie plus lente
À Lyon, la chaleur devrait rester très forte jusqu’à dimanche. Les prévisions donnent environ 40 °C mercredi, 39 °C jeudi, 40 °C vendredi, 41 °C samedi, encore 39 °C dimanche, puis une baisse vers 34 °C lundi et 33 °C mardi.
Autrement dit : Lyon ne sortira pas vite du pic caniculaire. La ville devrait rester exposée plus longtemps que Nantes, Rennes, Brest, Lille ou Paris.
C’est aussi le cas d’une partie de Rhône-Alpes et de la vallée du Rhône, où la chaleur peut rester lourde même quand le thermomètre baisse légèrement. Dans ces zones, la sortie de canicule dépendra aussi des nuits, car une nuit trop chaude empêche les logements et les organismes de récupérer. Des épisodes orageux, parfois localement violents, peuvent apporter des pluies, des rafales et une baisse temporaire du mercure, sans effacer immédiatement la chaleur accumulée.
Sud-Est et Méditerranée : moins de pic extrême mais une chaleur lourde
Sur le littoral méditerranéen, les maximales ne sont pas toujours aussi extrêmes que dans l’Ouest ou le Centre pendant cet épisode. Mais la chaleur y reste plus durable, plus humide, avec des nuits parfois difficiles.
À Marseille, les températures devraient rester autour de 33 à 36 °C sur plusieurs jours, sans vraie cassure nette. La ville ne vit pas forcément le même pic que Bordeaux ou Nantes, mais la chaleur reste installée, avec des conditions météorologiques souvent lourdes en journée comme en soirée.
À Nice, les prévisions météorologiques restent très stables, autour de 32 à 33 °C en journée, avec des nuits autour de 24 à 25 °C. C’est moins spectaculaire en journée que 42 ou 44 °C, mais le ressenti peut rester pénible à cause de la chaleur nocturne, de l’humidité et des minimales élevées.
Les départements à surveiller sont : Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Alpes-de-Haute-Provence, Drôme, Ardèche.
Dans le Sud-Est, les pluies et les averses seront donc à suivre avec prudence : elles peuvent apporter un soulagement local, mais elles ne suffisent pas toujours à compenser la sécheresse, la chaleur accumulée dans les sols et l’effet du réchauffement, qui rend ces épisodes de chaleur plus précoces, plus intenses et plus longs.
Ville par ville : quand va-t-on respirer ?
| Ville | Moment de baisse | Vrai soulagement attendu | Lecture simple |
|---|---|---|---|
| Brest | Vendredi 26 juin | Dimanche 28 juin | La ville devrait respirer parmi les premières |
| Rennes | Vendredi 26 juin | Dimanche 28 juin | Baisse nette après un pic très fort |
| Nantes | Vendredi 26 juin | Dimanche 28 juin | Sortie du pic avant Paris et Lyon |
| Bordeaux | Vendredi à samedi | Dimanche 28 juin | Forte baisse après un épisode extrême |
| Tours | Samedi à dimanche | Dimanche 28 juin | Le Centre respire après l’Ouest |
| Paris | Dimanche 28 juin | Lundi 29 juin | La capitale attend plus longtemps |
| Lille | Dimanche 28 juin | Lundi 29 juin | Baisse plus nette après le week-end |
| Strasbourg | Lundi 29 juin | Mardi 30 juin | L’Est reste plus longtemps sous chaleur |
| Lyon | Lundi 29 juin | Mardi ou mercredi | Sortie lente du pic caniculaire |
| Marseille | Pas de cassure nette | Chaleur durable | Moins extrême, mais chaleur installée |
| Nice | Pas de vraie baisse immédiate | Chaleur humide persistante | Nuits à surveiller |
Département par département : qui sortira en premier de la canicule ?
| Période | Départements concernés | Ce que cela signifie |
|---|---|---|
| Vendredi 26 juin | Finistère, Côtes-d’Armor, Morbihan, Manche, Loire-Atlantique, littoral vendéen, Charente-Maritime | Premiers signes de baisse des températures par l’ouest |
| Samedi 27 juin | Ille-et-Vilaine, Calvados, Seine-Maritime, Mayenne, Maine-et-Loire, Sarthe, Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Gironde, Landes | La chaleur baisse, mais reste encore forte par endroits |
| Dimanche 28 juin | Île-de-France, Centre-Val de Loire, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine intérieure, une partie de l’Occitanie | Le rafraîchissement devient plus sensible |
| Lundi 29 juin | Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne, Rhône, Ain, Isère, Loire | Sortie plus tardive du pic caniculaire |
| Mardi 30 juin et après | Alsace, Lorraine, Rhône-Alpes, vallée du Rhône, arrière-pays méditerranéen | La chaleur peut rester lourde plus longtemps |
Pourquoi la baisse des températures arrive par l’Ouest ?
Le mécanisme est assez simple. Quand un air moins chaud arrive par l’Atlantique, il touche d’abord les régions océaniques. La Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire et le littoral atlantique sont donc les premiers servis. Ensuite, cet air plus frais progresse vers le Centre, Paris, le Nord puis l’Est.
C’est pour cela que les cartes de températures peuvent donner une impression contradictoire : oui, certaines régions vont respirer dès la fin de semaine ; non, toute la France ne sortira pas de la canicule au même moment.
Pourquoi on parle encore d’une canicule vers le 14 juillet ?
Attention à ne pas confondre deux choses : la fin du pic de canicule de fin juin et la fin durable de la chaleur pour l’été.
La Chaîne Météo évoque une possible fin de la canicule durant la semaine du 29 juin au 5 juillet, avec davantage d’instabilité, des orages et une baisse après leur passage. Mais les températures resteraient encore au-dessus des normales de saison à l’échelle nationale. La tendance mentionne aussi une possible nouvelle séquence très chaude pendant la semaine du 6 au 12 juillet, puis une chaleur encore surveillée autour de la semaine du 13 juillet.
Ce qu’il faut retenir
La fin de la canicule devrait commencer par l’Ouest, mais elle ne se fera pas partout au même moment. Les premières régions à respirer devraient être la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire, le littoral de Nouvelle-Aquitaine et une partie des bords de Manche.
La baisse devrait s’amorcer dès vendredi 26 juin par l’Atlantique, avec un vrai soulagement attendu surtout dimanche 28 juin dans plusieurs villes de l’Ouest, comme Brest, Rennes, Nantes ou Bordeaux.
Paris et l’Île-de-France devraient attendre davantage : la capitale ne devrait commencer à respirer franchement qu’entre dimanche et lundi. Plus à l’est, la chaleur devrait résister encore plus longtemps, notamment en Alsace, en Bourgogne-Franche-Comté, à Lyon, en Rhône-Alpes et dans la vallée du Rhône.
La sortie du pic caniculaire pourrait aussi s’accompagner d’un temps plus instable, avec des averses, des pluies, des passages orageux, des vents et parfois des rafales. Il ne faut donc pas parler d’une fin brutale de la chaleur, mais d’une baisse progressive des températures, région par région, ville par ville.
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