Peau qui tire après la douche, inconfort, sensibilité nouvelle, transpiration soudaine liée aux bouffées de chaleur… À la périménopause et à la ménopause, le corps réclame parfois une tout autre routine. Pour répondre à ces changements très concrets, Sanex lance une crème de douche et deux anti-transpirants spécialement conçus pour cette période de la vie. Des soins accessibles, vendus moins de 5 euros.

Vous utilisiez le même gel douche depuis des années et, soudain, votre peau ne le supporte plus aussi bien. Elle tire, gratte, rougit ou semble manquer de souplesse. Au même moment, les bouffées de chaleur provoquent des pics de transpiration imprévisibles, parfois en pleine journée ou au milieu de la nuit.

Vous n’êtes pas un cas isolé. Selon une étude OpinionWay réalisée pour Sanex auprès de 1 007 femmes de 45 ans et plus en situation de périménopause ou de ménopause, 71 % constatent une évolution de leur peau. Pourtant, 62 % déclarent manquer d’informations sur les conséquences cutanées de cette transition hormonale.

Pour répondre à ces inconforts, Sanex lance Derma Ménopause, une gamme comprenant une crème de douche destinée aux peaux sèches et sujettes aux tiraillements, ainsi qu’un anti-transpirant proposé en spray et en roll-on. Leur point commun ? Des formules ciblées et des prix conseillés inférieurs à 5 euros.

Pourquoi la peau devient-elle plus sèche à la ménopause ?

On parle beaucoup des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil ou de la prise de poids. Beaucoup moins de la peau. Pourtant, la baisse des œstrogènes ne concerne pas uniquement le cycle menstruel.

« La baisse progressive des œstrogènes n’impacte pas seulement le cycle, elle influence des récepteurs présents dans tout l’organisme : vagin, vessie, urètre, peau. C’est une transition physiologique normale, mais qui nécessite une nouvelle grille de lecture de son propre corps », explique la Dre Elise Thellier, gynécologue.

Les œstrogènes participent notamment au maintien de l’hydratation, de la souplesse et de la structure cutanées. Lorsque leur taux diminue, la production de certains lipides essentiels peut ralentir. La peau retient alors moins bien l’eau et sa barrière protectrice devient plus fragile.

Le phénomène est bien documenté : les études scientifiques décrivent notamment une diminution progressive du collagène, de l’élasticité et de l’épaisseur de la peau ainsi qu’une altération possible de sa fonction barrière pendant la ménopause. La sécheresse de la peau est également recensée parmi les symptômes possibles par l’Assurance Maladie.

Le film hydrolipidique perd une partie de son « étanchéité »

Pour comprendre les tiraillements, il faut s’intéresser au film hydrolipidique. Ce voile invisible, composé notamment d’eau et de corps gras, recouvre la surface de la peau et limite l’évaporation de l’eau.

Lorsque les lipides deviennent moins abondants, ce bouclier naturel protège moins efficacement l’épiderme. La peau se déshydrate plus facilement, devient moins souple et peut réagir à des produits auparavant très bien tolérés.

« Le film hydrolipidique, notre barrière naturelle, s’amincit : la peau perd son “étanchéité”. C’est ce mécanisme qui engendre la sécheresse et les tiraillements », explique le Dr Charles Velter, dermatologue.

Il ne s’agit donc pas uniquement d’une peau qui avance en âge. La ménopause ajoute un facteur hormonal spécifique.

« Les patientes parlent souvent de vieillissement cutané global, alors qu’il s’agit d’une modification spécifique liée au terrain hormonal. On traite souvent les signes visibles, comme les rides ou la perte de fermeté, sans prendre en compte le changement de nature de la peau, qui devient structurellement plus fragile à cette période précise », précise le dermatologue.

Sécheresse, perte de fermeté, rides : ce que les femmes constatent réellement

Dans l’étude OpinionWay menée en ligne du 25 au 30 mars 2026, la sécheresse et les tiraillements arrivent en tête des changements cutanés signalés par les femmes, à 57 %.

Suivent la perte de fermeté, citée par 54 % des répondantes, l’apparition ou l’accentuation des rides à 41 %, la perte d’éclat à 38 % et une peau devenue plus sensible ou réactive à 35 %.

Ces manifestations varient naturellement d’une femme à l’autre. L’âge, les prédispositions génétiques, l’exposition au soleil, le tabac, la pollution, certains médicaments et les habitudes de soin continuent également d’influencer l’état de la peau.

La crème de douche Sanex Derma Ménopause contre les tiraillements

La première nouveauté de la gamme est une crème de douche spécialement formulée pour les peaux sujettes aux effets de la périménopause et de la ménopause.

Sa formule associe notamment de la glycérine, de l’acide hyaluronique, des lipides ainsi qu’un complexe breveté d’acides aminés composé de taurine, d’arginine et de glycine.

La glycérine et l’acide hyaluronique sont des ingrédients humectants : ils favorisent la rétention d’eau dans les couches superficielles de la peau. Les lipides et les agents émollients participent, eux, au maintien de la souplesse et du confort cutanés.

Sanex affirme que la crème de douche apaise immédiatement la peau, réduit les sensations de tiraillement et procure une sensation d’hydratation pendant 24 heures. Après deux semaines d’utilisation quotidienne, plus de 95 % des 112 participantes à une étude consommateurs menée en France en 2025 ont déclaré qu’elles recommanderaient le produit.

Il faut néanmoins garder en tête qu’il s’agit d’une étude d’usage réalisée pour la marque, fondée sur le ressenti des consommatrices, et non d’un essai clinique indépendant démontrant le traitement d’une affection cutanée.

La formule contient 90 % d’ingrédients d’origine naturelle, selon la norme ISO 16128, et ne renferme pas de tensioactifs à base de sulfates. « D’origine naturelle » ne signifie cependant ni biologique, ni intégralement naturel, ni automatiquement adapté à toutes les peaux. La formule contient notamment du parfum, un élément à surveiller en cas de sensibilité particulière.

Prix : 4,95 euros le flacon de 425 ml.

Un anti-transpirant contre les pics de transpiration jour et nuit

La gamme comprend également l’anti-transpirant Sanex Derma Care+ Ménopause, proposé en spray et en roll-on.

Son objectif n’est pas d’empêcher les bouffées de chaleur, mais d’en limiter certaines conséquences gênantes : l’humidité et les variations d’odeur provoquées par les pics soudains de transpiration.

« Le manque d’œstrogènes perturbe les centres de contrôle de la température, provoquant des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Ce n’est pas une pathologie, mais une réaction adaptative hormonale », explique la Dre Elise Thellier.

Dans l’étude OpinionWay, 51 % des femmes interrogées signalent des bouffées de chaleur et 38 % des sueurs nocturnes. Les troubles du sommeil concernent 40 % d’entre elles, tandis que 9 % disent avoir remarqué une modification de leur odeur corporelle.

La transpiration peut également laisser une humidité persistante sur la peau. Lorsqu’elle s’accompagne de frottements et d’une barrière cutanée déjà fragilisée, elle peut accentuer échauffements et irritations.

Déodorant ou anti-transpirant : quelle différence ?

Un déodorant agit principalement sur les odeurs. Un anti-transpirant va plus loin en réduisant temporairement la quantité de sueur produite à l’endroit où il est appliqué.

Les deux versions Sanex contiennent ainsi des sels d’aluminium, comme de nombreux anti-transpirants classiques. Le roll-on renferme également de la glycérine et de l’aloe vera. La formule est annoncée hypoallergénique et sans alcool, ce qui signifie ici sans éthanol.

Sanex revendique une protection pouvant aller jusqu’à 72 heures. Après deux semaines d’utilisation quotidienne, plus de 80 % des participantes à une étude consommateurs menée au Royaume-Uni ont déclaré se sentir protégées jour et nuit. Selon la marque, 96 % ont également indiqué que le produit n’irritait pas leur peau.

Le roll-on s’utilise sous les aisselles. Le spray peut aussi être appliqué sur le buste ou les pieds, conformément aux précautions d’emploi, mais jamais sur le visage, les muqueuses ou une peau lésée.

Pour être efficace, un anti-transpirant s’applique sur une peau propre et parfaitement sèche. Il est préférable d’éviter de le vaporiser ou de l’étaler sur une peau déjà humide de transpiration.

Prix : 4,25 euros, en spray de 200 ml ou en roll-on de 53 ml.

Ce que ces produits peuvent faire… et ce qu’ils ne feront pas

La nouvelle gamme peut apporter une réponse pratique à deux problèmes fréquents : une peau devenue plus sèche et une transpiration plus difficile à maîtriser.

Mais une crème de douche, même bien formulée, ne restaure pas le taux d’œstrogènes et ne traite pas la cause hormonale des changements cutanés. De la même manière, un anti-transpirant peut réduire localement l’humidité et les odeurs, mais il ne traite pas les bouffées de chaleur.

Ces produits sont donc des soins de confort quotidien, et non des traitements médicaux de la ménopause.

« L’objectif est de soutenir la fonction barrière de la peau. D’un point de vue dermatologique, il peut être pertinent de privilégier des formules qui respectent le pH et compensent le déficit lipidique dès l’étape du lavage », explique le Dr Charles Velter.

Les bons gestes pour retrouver une peau plus confortable

Lorsque la peau devient sèche ou sensible, une routine très compliquée n’est pas nécessaire. La douceur compte davantage que le nombre de produits.

Une douche courte et tiède préserve mieux les lipides naturels qu’une douche longue et très chaude. Après le rinçage, mieux vaut sécher la peau en la tamponnant doucement, puis appliquer un lait, une crème ou un baume hydratant sur une peau encore légèrement humide.

Les gommages agressifs, les savons très décapants et les produits très parfumés peuvent accentuer les tiraillements. Une protection solaire quotidienne reste également indispensable, car les ultraviolets accélèrent la dégradation du collagène et aggravent la perte d’élasticité.

Si un produit provoque des brûlures, des rougeurs ou des démangeaisons, il faut interrompre son utilisation. Une sécheresse intense, des lésions, des plaques ou des démangeaisons persistantes justifient une consultation afin d’écarter une allergie, un eczéma, un psoriasis ou une autre affection dermatologique.

« Si les changements cutanés deviennent sources d’inconfort réel ou d’inquiétude, consulter un dermatologue permet de poser un diagnostic précis et d’écarter les diagnostics différentiels », rappelle le Dr Charles Velter.

La ménopause, un nouveau chapitre plutôt qu’une fin

L’étude OpinionWay ne dépeint pas uniquement la ménopause comme une période d’inconfort. Pour 81 % des femmes interrogées, elle représente aussi une forme de liberté retrouvée, notamment grâce à la disparition des contraintes liées au cycle menstruel.

Plus d’une femme sur deux dit ressentir davantage de sérénité au quotidien et 57 % profitent de cette transition pour adopter de nouveaux rituels de soin.

« C’est une période de maturité et souvent de grande liberté. Une meilleure compréhension des modifications hormonales permet de vivre cette transition avec beaucoup plus de sérénité », souligne la Dre Elise Thellier.

Pas question, donc, de promettre une peau de 20 ans ou de présenter la ménopause comme une maladie. L’idée est beaucoup plus simple : comprendre pourquoi la peau change, cesser de lui imposer une routine qui ne lui convient plus et retrouver davantage de confort au quotidien.

Ménopause et peau sèche : les réponses aux questions que vous vous posez

La ménopause peut-elle vraiment rendre la peau plus sèche ?

Oui. La diminution des œstrogènes peut réduire la production de lipides et altérer la capacité de la peau à retenir l’eau. Elle devient alors plus sèche, moins souple et parfois plus sensible.

Pourquoi la peau tiraille-t-elle après la douche ?

L’eau très chaude et les produits lavants trop décapants éliminent une partie des lipides protecteurs. Lorsque la barrière cutanée est déjà fragilisée par les changements hormonaux, les tiraillements peuvent devenir plus importants.

Un anti-transpirant peut-il arrêter les bouffées de chaleur ?

Non. Il peut réduire localement la transpiration et les odeurs, mais il n’agit pas sur le mécanisme hormonal à l’origine des bouffées de chaleur.

Quand faut-il consulter un dermatologue ?

Lorsque la sécheresse résiste aux soins habituels, provoque de fortes démangeaisons, des fissures, des plaques, des douleurs ou toute modification inhabituelle de la peau.

Sophie Madoun