A partir du 1er janvier 2020, l’obligation de défibrillateurs dans les lieux publics sera effective. Avec près de 50 000 personnes décédant d’un arrêt cardiaque chaque année, cette initiative est un réel enjeu de santé publique.

Le 1er janvier prochain, l’obligation de défibrillateurs dans les lieux publics va pouvoir sauver des personnes victimes d’arrêt cardiaque. L’importance de sensibiliser le grand public est indispensable.

Une loi ayant vocation à sauver des vies

A partir du 1er janvier 2020, tous les établissements publics pouvant recevoir plus de 300 personnes (catégories 1 à 3), à l’instar de La Fnac, H&M, Darty, ou les cinémas de plus de 150 places et les grands hôtels, sont obligés de s’équiper d’un défibrillateur.

En effet, à partir du 1er janvier 2021, ce seront les établissements recevant environ 200 personnes (catégories 4) puis à partir du 1er janvier 2022 certains Etablissements Recevant du Public (ERP) de catégorie 5 tels que structures d’accueil pour personnes âgées ou handicapées, établissements de soins, gares, établissements sportifs clos et couverts ainsi que les salles polyvalentes sportives.

Démocratisation du défibrillateur et sensibilisation du public : grands absents de la loi

Cette mesure est importante car c’est la première loi en France qui oblige des lieux à s’équiper avec un (voir plusieurs) défibrillateur dans le but de sauver des vies. Côté obligations légales, cependant nous n’y sommes pas encore. « Cette loi doit ouvrir la voie à la démocratisation du défibrillateur dans les commerces, tous les lieux qui reçoivent du public, dans les entreprises et même dans les immeubles d’habitation afin de pouvoir potentiellement sauver la vie d’un employé, d’un client, d’un voisin, ou même d’un des dirigeants », explique Johann Kalchman, co-fondateur de Lifeaz.

En entreprise, une responsabilité engagée mais pas d’obligation

Aujourd’hui, aucune entreprise n’est formellement obligée de s’équiper d’un défibrillateur. La recommandation n’est qu’implicite car les employeurs sont tenus de veiller à la santé et à la sécurité de leurs employés. Pourtant pour sauver un maximum de vies, il faut être prêt à réagir partout, non seulement dans les lieux publics mais aussi dans les lieux dans lesquels nous passons le plus clair de notre temps, à savoir sur notre lieu de travail. Il semble assez naturel d’équiper les entreprises avec des défibrillateurs. Surtout lorsqu’on sait que les arrêts cardiaques font chaque année 500 fois plus de victimes que les incendies. Nous pouvons trouver un extincteur quasiment partout, mais un défibrillateur, c’est beaucoup plus rare.

Le grand public, premier maillon essentiel de la chaîne de secours

Si équiper que les lieux habilités à recevoir du public est essentiel, il est important d’associer cette obligation d’équipement à une démarche de prévention et de sensibilisation auprès, outre des salariés, du grand public afin qu’il sache et ose intervenir face à un arrêt cardiaque. Aujourd’hui, un défibrillateur est extrêmement simple à utiliser. Aucune décision à prendre et aucun risque d’empirer la situation. Il est donc essentiel d’informer le grand public de la présence d’un défibrillateur et de sa facilité d’utilisation, car c’est le premier témoin qui constitue le premier maillon essentiel de la chaîne de secours.

Lifeaz une approche globale et innovante pour sauver des vies

Créée fin 2015, Lifeaz a pour ambition de donner aux citoyens, aux entreprises et aux villes le pouvoir de sauver des vies. Pour cela, la start-up a développé une approche globale alliant formations aux gestes qui sauvent et équipement en défibrillateurs.  Ainsi, en parallèle de Everyday Heroes, sa plateforme digitale gratuite et ludique de formation aux gestes qui sauvent développée avec les Pompiers de Paris pour former la population mais aussi les employés dans les entreprises, elle commercialise une nouvelle génération de défibrillateurs connectés et 100% Made in France avec pour objectif de rendre la technologie accessible à tous, plus smart et plus fiable.