Lorsque l’on vient de vivre un traumatisme, nous avons en chacun de nous, la capacité à le surmonter sans toujours forcément avoir recours à un thérapeute. Cette blessure peut être affective, en lien avec nos parents ou notre famille, une incompréhension dans notre milieu professionnel ou amical. Ces difficultés de l’existence peuvent créer des souffrances psychiques, générer de la souffrance et l’anxiété. Bien souvent, nous sommes prisonniers de cet événement et nous le ruminons, sans pouvoir en parler ou bien nous ne faisons que l’évoquer en permanence ; ce qui insupporte notre entourage.  Voici 6 conseils de psychologie positive au quotidien pour renouer en toute sérénité avec sa propre histoire et reprendre le cours d’un nouveau développement. Ils sont issus des recherches d’Emmy Warner, théoricienne de la résilience et du Professeur Boris Cyrulnik, neuropsychiatre.  

Voici 6 conseils de psychologie positive au quotidien à adopter illico presto !

1/ Prendre conscience de son traumatisme

Anxiété, sommeil perturbé, sensation d’être coupé en deux sont les symptômes les plus éloquents d’un traumatisme. La difficulté à en parler renforce notre malaise et notre environnement, qui a aussi tendance à se taire, juge cette situation pénible, soit parce nous sommes silencieux, soit parce que nous ruminons et ne parlons que de ce traumatisme. Nos proches ne comprennent pas forcément notre trauma, car ils sont face à eux une personne clivée : celle qui parle facilement, travaille, s’exprime et l’autre partie d’elle-même qui souffre secrètement. Au lieu de transmettre ce traumatisme, il faut essayer de le comprendre et de faire l’effort de le reconnaître pour agir.

 

2/ Parler et respecter les tours de parole

Selon le traumatisme, il est possible de se confier à un proche en maîtrisant l’émotion que l’on va mettre dans notre récit, de sorte à ne pas transmettre une information insupportable sur le plan émotionnel pour l’écoutant. Si besoin l’on peut avoir recours à un tiers de parole : un film pour expliquer notre traumatisme, un personnage qui sera notre double, une histoire qui ressemble à ce que nous avons pu vivre…Autant de dérivation qui rendront la parole plus facile pour celui qui souffre et qui sera source d’une meilleure compréhension de la part de celui qui nous écoute.  S’il s’agit d’un conflit de groupe (travail, famille, etc) il faut crever l’abcès en mettant en place des tours de paroles. L’art de la parole devient alors l’art de la relation. La parole et le tour de parole vont changer la représentation de ce qui nous est arrivé et le sujet n’éprouve alors plus son malheur de la même façon. C’est le signe que la résilience est possible et qu’elle commence à se mettre en place.

3/ Développer la confiance en soi

Bien souvent, un traumatisme entraîne une perte de confiance en soi qui a pour conséquence d’inhiber notre propre développement, de nous mettre en retrait.  Nous subissons une défaite comportementale et nous avons honte de la représentation que nous nous faisons de nous-même. Comment reprendre confiance ? En se valorisant par différentes façons : parler d’un livre, réussir un plat, performer dans un sport, écrire. Est-ce une liste d’idées simplistes ? Non, bien au contraire. C’est plutôt le retour à son propre attachement sécure, c’est-à-dire, à un niveau d’estime de soi redevenu suffisant pour avancer. La liste n’est pas limitée. Il faut chercher le domaine qui va nous permettre de nous exprimer, de sorte à reprendre sa place dans un groupe, dans la société. Ceci en veillant bien entendu aux effets compensateurs qui peuvent troubler la relation par une fierté excessive.

4/ Changer grâce à l’écriture

La mémoire ne doit pas devenir un magasin de souvenirs. Il est possible de remanier la mémoire traumatique par l’écriture. Elle est la solution la plus apte à faire disparaître les souvenirs douloureux difficiles à évoquer avec une autre personne parce qu’il y a une discordance entre le récit que nous en faisons et le niveau de culture de celui qui l’entend. On peut aussi publier cette histoire pour la faire partager et on observe bien souvent alors que l’écriture devient une voie d’allégement de la mémoire traumatique. Écrire soigne car contrairement à la parole, le fait de poser son histoire sur papier a un pouvoir supplémentaire : donner du sens.

5/ S’accomplir par les arts

Exprimer son potentiel artistique et sa créativité vont nous permettre de renouer avec un bon développement personnel. La musique est l’un des outils qui sécurise. Le théâtre permet l’expression verbale et gestuelle, la maîtrise des émotions, dans le sens où l’on se met en scène. Nous enfilons les costumes d’un autre, facteur d’un développement empathique. Enfin, peindre est aussi une manière d’écrire et de se libérer de son histoire. De manière générale, les arts ont cette capacité de partager des émotions, d’en parler et de rompre avec la solitude. 

6/ Reprendre goût à la vie avec le concept d’attachement

Nous sommes des êtres sociaux qui avons besoin d’affection, de liens. La solitude n’est pas faite pour nous. Pour reprendre goût à la vie et au monde. A ce titre Boris Cyrulnik nous enseigne trois méthodes dépendantes pour y parvenir.

– Tout d’abord, l’action en faisant quelque chose qui va nous plaire, qui va être satisfaisant pour devenir résilient.

– L’affection avec un proche, sa famille, son conjoint.

– Enfin, la réflexion, par la lecture, l’écriture, les arts.

Cette triade propose de reprendre pied avec un monde davantage sensible et nous offre la capacité de tisser à nouveau des relations avec les autres. Donc, de soigner les blessures notamment affectives renforcées par l’isolement.

6 conseils de psychologie positive au quotidien à lire :

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