L’ostéoporose touche 22 millions de femmes  de plus de 50 ans en Europe, soit 22% de la population. Ces chiffres pourraient doubler d’ici cinquante ans du à l’allongement de la durée de la vie. Comment prévenir ce véritable fléau ? Quels sont les traitements ? Réponses.

 

 

Qu’est-ce que l’ostéoporose ?

L’ostéoporose, signifie os poreux. Il s’agit d’une maladie chronique du squelette caractérisée par une diminution de la résistance de l’os qui se détériore et devient fragile. D’où la  survenue de fractures lors de petits traumatismes comme une chute de sa taille.

L’os est un tissu vivant. Il se renouvelle en permanence suite à des phases équilibrées de destruction de l’os ancien (résorption) et  de formation d’os nouveau. L’ostéoporose survient lorsque les phases de destruction  l’emportent sur les phases de formation. Ce phénomène est principalement observé chez  les femmes après la ménopause du fait  de la carence en œstrogènes (hormones sexuelles féminines).

L’ostéoporose est une maladie, fréquente, sérieuse  et coûteuse mais n’est pas suffisamment reconnue et traitée par les médecins.

L’ostéoporose est une maladie à part entière. Elle ne fait pas partie, comme on l’entend trop souvent, d’un processus naturel du au vieillissement. Et n’est donc ni normale, ni banale, ni acceptable. Il n’y a aucune fatalité à souffrir de cette maladie.

Le risque de fractures dues à l’ostéoporose

Les fractures dues à l’ostéoporose touchent 1 femme sur 3 après 50 ans ; c’est ainsi que 40% des femmes ménopausées auront un jour une fracture ostéoporotique ; et 1 homme sur 5. En 2010, en France, le nombre de fractures s’élevaient à 393 000 [1], dont 90 000 du col du fémur, 56 000 de fractures vertébrales, 56 000 de fractures du poignet et 191 000 d’autres (côtes, bassin, fémur, tibia, clavicule, omoplate, sternum, humérus). Notons que 68% de ces fractures survenaient chez la femme.

Environ 50 % [3] des personnes victimes d’une fracture de hanche perdent  leur autonomie, ce qui les amène, bien souvent à devoir quitter leur domicile pour vivre en institution. En effet, 30 % d’entre eux deviennent totalement de dépendants, 40 % sont dans l’impossibilité de marcher sans aide et 80 % sont incapables de réaliser une activité de la vie courante sans aide [4]. Il a été, également, remarqué une aggravation de l’état général et une augmentation de la mortalité dans les cinq à dix ans.

Un manque de reconnaissance des médecins

Le rapport du Système national d’information inter-régimes de l’assurance maladie (Sniiram) de 2016 est éloquent. , en France, entre 2011 et  2013, le nombre de personnes  hospitalisées, pour une fracture due à l’ostéoporose a augmenté, de 150 500 à 165 200 (soit près de 10%) et que suite à cette fracture, pendant l’année qui a suivi le retour au domicile, seuls 10 % des patients ont fait une ostéodensitométrie ; afin de mesurer leur densité minérale osseuse ; et que seuls 15 % d’entre eux ont reçu un traitement de l’ostéoporose. Ces chiffres alarmants montrent parfaitement qu’il y a une insuffisance de prise en charge des patients et une inertie thérapeutique.

Comment diagnostiquer l’ostéoporose ?

L’ostéodensitométrie permet de diagnostiquer l’ostéoporose. simple et indolore, cet examen radiologique est indispensable pour dépister et prendre en charge la maladie. Hélas, on remarque chaque  année une baisse d’environ 6 % des ostéodensitométries : 571 500 ont été réalisées en 2013, contre 683 000 en 2011.

Il est également possible d’effectuer un test en ligne pour connaitre son risque d’ostéoporose : http://www.grio.org/espace-gp/test-risque-osteoporose.php.

 

Comment  renforcer ses os ?

 

  • L’activité physique est excellent pour renforcer les os et préserver son capital ossues.
  • L’alimentation joue un grand rôle pour renforcer les os et préserver son capital osseux. Le régime méditerranéen et le régime crétois sont les plus recommandés.

L’EPA renforce les os

Deux études ont montré l’importance de l’EPA (acide eicosapentaénoïque), un acide gras de la famille des omégas 3 pour prévenir et lutter contre l’ostéoporose. Dans une étude [5] on a supplémenté 40 femmes souffrant d’ostéoporose durant 16 semaines soit de 4 g d’huile de poisson, soit de 4 g d’huile de bourrache ou de 4 g d’huile d’olive ou bien alors de 4 g d’huile de bourrache associé à 4 g d’huile de poisson. Les seuls résultats observés bénéfiques sur les os ont été dans les groupes qui de femmes qui avaient prises des huiles de poisson.

Dans une autre étude [6], les chercheurs ont supplémenté, pendant 18 mois, des femmes âgées ayant une grande fragilité osseuse d’huile de poisson, d’huile de bourrache et de calcium, tandis qu’un second groupe de femmes prenait un placebo. Dans le groupe qui avait pris l’huile de poisson, la densité osseuse du fémur s’est accrue de 1,3% en moyenne, alors qu’elle a chuté de 2,1% dans le groupe qui avait reçu le placebo. La densité osseuse des vertèbres a également baissé de 3,2% dans le groupe de femmes ayant pris un placebo, mais est restée consistante dans le groupe qui recevait un supplément.

La vitamine K2 la vitamine des os

Au Japon où la vitamine K2 est bien plus présente dans l’alimentation qu’en occident, il a été observé que la consommation de natto (une préparation faite à partir de soja fermenté) augmentait la densité osseuse. Mais pour avoir un effet significatif la supplémentation doit être d’au moins 45 000 mg/j [7],

L’homéopathie

Prendre les 3 calcaires : Calacarea Phosphorica 5 CH, Calacarea Carbonica 5 CH,  Calacarea Fluorica 5 CH 2 granules 3 fois par jour avec du Slicea 5 CH 2 granules 3 fois par jour.

 

Herboristerie

Vitamine C : elle permet au calcium de se fixer sur les os. faire une cure d’un mois à chaque changement de saison et en cas de rhume ou d’états grippaux.

Vitamine D : C’est LA vitamine indispensable pour fixer le calcium. Si le soleil brille s’exposer une dizaine de minutes par jour sinon prendre 2 gélules 2 fois par jour d’huile de foie de morue.

Vitamine K1 : manger des légumes verts haricots, choux, brocolis,…

Vitamine K2 : une supplémentation de 45 000 mg/jour.

Des probiotiques et des prébiotiques : pour réguler sa flore intestinale les prébiotiques et les probiotiques associés attirent les bonnes bactéries intestinales. Prendre 1 comprimé ou 1 sachet par jour dans un grand verre d’eau.

L’Harpagophyton, appelée également « Griffe du Diable », possède des actifs reconnus (iridoïdes) pour leur puissante action anti-inflammatoire. A prendre quotidiennement en gélule, en infusion ou en décoction.

Le magnésium : il permet d’accroitre la densité minérale osseuse. Prendre de préférence du magnésium marin qui est mieux assimilé par l’organisme 2 comprimés 2 fois par jour.

La silice organique : la silice entre dans la composition du cartilage et des os. La silice organique peut également être trouvée dans de la poudre d’ortie.

Prendre 20 ml 2 fois par jour en alternance d’un mois sur l’autre avec de la poudre de prêle : 1 cuillère à café 2 fois par jour ou 2 gélules de poudre 3 fois par jour.

La Quercétine : ce polyphénol possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires extraordinaire. Et comme l’ostéoporose est tant du à l’inflammation qu’au stress oxydatif, elle est fort intéressante.

 

A lire :

Ma Bible de l’homéopathie, Albert-Claude Quemoun – Leduc S. Editions

 

ABC de l’herboristerie familiale, Thierry Folliard – Editions Grancher

 

 

Informations sur ostéoporose :

Allo ostéoporose:

0 810 43 03 43

Un site recommandé par l’Association Française de lutte antirhumatismale (AFLAR) : www.tout-sur- osteoporose.fr 

2014.

Une application : « Le Voleur d’os »

 

Sources :

  1. Curran D et al. Epidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France. Rev Rhum 2010;77:579-85. Disponible sur https://www.researchgate.net/publication/245786671_Epidemiologie_desfractures_liees_a_l’osteoporose_en_France_revue_de_la_litterature
  2. Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a com-pendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http://www.aflar.org/ les-fractures-osteoporotiques
  3. Rousière M. De l’importance de prendre en charge l’ostéoporose. Presse Med 2011;40:900-9.
  4. Thomas T et al. Evaluation de la prise en charge avant et après hospitalisation pour fracture de fragilité en France à partir des données de la base SNIIRAM. Rev Rhum 2015;82S:A125(0116) (abstract).
  5. Terano T : Effect of omega-3 polyunsaturated fatty acid ingestion on bone metabolism and osteoporosis. World Rev Nutr Diet 2001, 88 : 141-147.
  6. Kruger MC : Calcium, gamma-linolenic acid and eicosapentaenoic acid supplementation in senile osteoporosis. Aging (Milan) 1998, 10 : 385-394
  7. Beulens J.W.J., Booth S.L. et coll. The role of menaquinones (vitamin K2) in human health. Bristish journal of nutrition 2013;110:1357-1368

 

 

Sophie Madoun