L’industrie pharmaceutique est la 1ère source de corruption dans le monde. C’est ce que déclare l’infectiologue Christian Perronne dans son dernier ouvrage sur la crise sanitaire du coronavirus : Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? État des lieux.

Qui est Christian Perronne? Le professeur Christian Perronne est un éminent infectiologue, chef du service d’infectiologie de l’hôpital de Garches, a présidé durant quinze ans la Commission spécialisée Maladies transmissibles (CSMT), devenu par la suite le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP). Le docteur Perronne a, également, été le professeur de Jérôme Salomon, le Directeur général de la santé en France. Responsable d’une commission vaccins au sein de l’OMS, il a aussi conseillé sur les maladies infectieuses, durant de nombreuses années les politiques français dans la compréhension et la lutte des dites maladies. Enfin, il fait des recherches sur la maladie de Lyme avec des conclusions controversées par ses paires. Il pense, en effet, que la maladie de Lyme pourrait être une maladie chronique alors qu’aucune preuve scientifiquement n’a été établit. C’est ainsi que le Professeur Perronne a déclaré au Figaro en 2016 que ‘Comme dans la syphilis, les symptômes explosent au début du traitement pour régresser ensuite. Pour Lyme, cela peut commencer jusqu’à trois semaines après le début du traitement et faire le yo-yo pendant des mois avant la guérison. »

Fervent défenseur de l’hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints de la Covid-19, il estime, furieux et chiffres à l’appui qu’il n’y aurait jamais du y avoir 30 000 morts en France. D’après  l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) de Stockholm, l’hexagone a été la championne du monde du nombre de décès du coronavirus  avec : 18,4 % contre 3,8 % au Portugal et 5 % aux États-Unis, et ce d’autant plus que ce taux incroyable de morts a été d’autant plus important que seuls les cas graves avaient été testés. Mais pourquoi ce triste record? Parce que d’après lui, l’industrie pharmaceutique est la 1ère source de corruption dans le monde. Seules les études du Professeur Didier Raoult; études plus que contestables d’après le corps scientifiques; ont pu montré les effets probants de l’hydroxychloroquine.

Si on avait traité les patients à l’hydroxychloroquine il n’y aurait pas eu autant de morts

Pour le Professeur Perronne la faute vient de la très mauvaise gestion de la pandémie par le gouvernement. Il n’y avait ni masque, ni test, ni traitement. Enfin, si. L’hydroxychloroquine. Mais pour Christian Perronne ce médicament n’a pas été donné car la plupart de ses confères ont des conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique. Lors d’une interview télévisée pour la promotion de son dernier livre*, Christian Perronne a accusé dans l’émission de Jean-Marc Morandini sur CNews les médecins du CHU de Nantes d’avoir « laissé crever (son) beau-frère » en refusant de lui prescrire ce traitement. « Il y a une véritable corruption qui a plongé des dizaines de milliers de Français dans la mort« , a-t-il encore déclaré, en martelant que des opposants à l’hydroxychloroquine sont « achetés par l’industrie pharmaceutique« . « L’ensemble des patients pris en charge pour Covid-19 au sein de l’établissement a été traité de manière collégiale (…), en prescrivant les traitements validés scientifiquement et adaptés à chaque situation individuelle« , a de leu côté précisé jeudi 25 juin à l’AFP le CHU de Nantes, en ne souhaitant « pas rentrer dans cette polémique infondée ».

En avril dernier, il avait lancé une pétition avec l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy pour que l’hydroxychloroquine soit prescrite aux patients atteints de la Covid-19. Mais comment avoir gain de cause, lorsque l’on souhaite faire prescrire un traitement à l’échelle nationale quand le-dit traitement n’a pas fait ses preuves, malgré moult études internationales et que les effets secondaires seraient importants?

L’industrie pharmaceutique est la 1ère source de corruption dans le monde

Et le Professeur Perronne de déclarer que les membres du Conseil Scientifiques et du Haut Conseil de la Santé publique sont achetés par l’industrie pharmaceutique et « ont touché des dizaines de milliers d’euros depuis des années ».

«L’industrie pharmaceutique s’est beaucoup concentrée ces dernières années. Il n’y a plus que quatre ou cinq très gros groupes qui dominent le monde. Le niveau de corruption a monté de façon fantastique. […] Un rapporteur de l’ONU m’avait confié, voilà quelques années, que l’industrie pharmaceutique est la première source de corruption dans le monde, devant l’industrie du bâtiment», a-t-il expliqué à l’Obs.“Tout est contrôlé depuis Chicago, New York ou San Francisco”  continue-t-il.

Et de Christian Perronne d’asséner : « c’est énorme et c’est très grave ». Et pour remédier à ce problème, une seule solution : « Foutre en l’air tout ce système de décision en matière médicale, avec tous ces journaux médicaux qui sont totalement corrompus, y compris les plus grands », dont entre autres The Lancet car toutes ces études seraient, d’après lui payées par les laboratoires.

Un manquement déontologique?

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a saisit, jeudi 25 juin, le Conseil départemental de l’Ordre des Hauts-de-Seine, dont dépend Christian Perronne. Pourrait s’en suivre des poursuites disciplinaires.

De plus, l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) a saisi ses instances de déontologie. L’avis sera rendu d’ici la fin du mois de juillet. A suivre…

*Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ?, Christian Perronne – Albin Michel, 16,90 euros