Le Babypod a été mis au point pour stimuler les fœtus in utero au travers de la musique. Explications.

L’Institut Marquès de Barcelone, centre de fertilité de premier plan international, a mis au point un programme de recherche qui a abouti à la création d’un dispositif innovant, le Babypod, conçu pour stimuler les fœtus in utero au travers de la musique. Sa fonction première est de faire écouter de la musique au fœtus. Cette technique est ainsi utilisée dans le cadre des recherches menées par l’Institut Marquès, depuis des années, sur les bienfaits de la musique sur le développement embryonnaire et fœtal. Ce dispositif améliore également les taux de réussite de la PMA.

Le Babypod, comment ça marche ?

Le Babypod fonctionne comme un petit haut-parleur facile à mettre et à extraire et sans risques. Il s’introduit comme un simple tampon et se connecte au téléphone portable. Il peut s’utiliser dès la 16e semaine de grossesse à raison d’une durée d’écoute de 10-20 min par jour.

Le Babypod durant la phase d’attente lors d’une PMA

L’Institut Marquès a mené une étude avec le Babypod pour analyser l’effet des vibrations musicales par voie vaginale durant la phase d’attente « beta », entre le transfert d’embryons et le test de grossesse (de 10 à 14 jours), l’un des moments le plus anxiogène. Il permet ainsi d’impliquer plus directement les parents dans toutes les phases du processus et les aide à réduire leur stress.
Actuellement, 300 patientes, dont 36 sont françaises, ont déjà participé à cette étude. Leurs premières impressions montrent que, dans 80% des cas, l’utilisation du Babypod pendant l’attente « béta » permet de réduire considérablement l’anxiété.
Le dispositif peut être utilisé le jour du transfert d’embryons et au cours des jours suivants jusqu’au test de grossesse (environ 20 minutes le matin et le soir).
80% des patientes ont déclaré que l’utilisation de l’appareil les a apaisées et les a même fait se sentir plus optimistes : elles avaient “le sentiment de faire quelque chose d’utile pour contribuer au bon développement de la grossesse.”

Pendant la grossesse 

Grâce à la création du Babypod, la Dra Marisa López-Teijón, chercheuse et directrice à l’Institut Marquès et le Dr Álex Garcia-Faura, Directeur Scientifique de l’Institut Marquésont pu démontrer que les fœtus peuvent entendre dès la 16e semaine, quand ils ne mesurent que 11 cm, mais uniquement si le son leur parvient directement à partir du vagin.

Ainsi, lorsque les fœtus entendent la musique par voie vaginale, ils se réveillent et répondent avec des mouvements de la bouche et de la langue, comme s’ils essayaient de vocaliser.

« En insérant un haut-parleur dans le vagin de milliers de patientes, nous avons pour la première fois réussi à communiquer avec le fœtus. Le Babypod nous a permis de découvrir qu’un fœtus réagit de la même manière qu’un bébé, par le biais de la parole et du mouvement. Des milliers de femmes l’utilisent déjà pour communiquer avec leurs bébés pendant la grossesse », a déclaré lors de son discours le Directeur Scientifique de l’Institut Marquès.suprcoucou

Le Babypod est déjà commercialisé pour permettre à toutes les femmes enceintes et à leurs bébés de partager les bienfaits de la musique. Il peut être utiliser également pendant les échographies car les mouvements qu’il provoque permettent de mieux voir les structures du fœtus. « On réussit à obtenir des images impressionnantes de bébés vocalisant déjà dans le ventre de leur maman » déclare la Dra Marisa López-Teijón, chercheuse et directrice à l’Institut Marquès.

 Quelle musique stimule le plus bébé ?

Effectuée par les chercheurs de l’Institut Marquès, l’étude “Expression Faciale Fœtale”, a permis d’évaluer, avec le Babypod, les mouvements de la bouche et de la langue de 300 fœtus entre 18 et 38 semaines de gestation en réponse à 15 chansons de trois styles musicaux différents : classique (Mozart, Beethoven…), traditionnelle (chants de Noël, tambours africains…) et pop-rock (Shakira, Queen…).

Les chercheurs ont pu constater que c’est la musique classique (84%) qui a stimulé le plus les fœtus grâce à leurs mouvements de bouche), suivi de la musique traditionnelle (79%), situant la musique pop-rock en troisième position (59%). Quant aux fœtus qui ont sorti la langue (protrusion), encore une fois la musique classique a été le style qui a obtenu un pourcentage plus élevé (35%), devant la traditionnelle (20%) et le pop-rock (15%).

Pour cela, un haut-parleur vaginal développé par l’équipe de l’Institut Marquès a été utilisé : “Grâce à Babypod nous avons montré que les fœtus peuvent écouter dès la semaine 16 quand ils mesurent 11 centimètres si le son vient directement du vagin”, explique le Dr López-Teijón. “Les fœtus peuvent à peine entendre le bruit venant de l’extérieur. “

La musique relaxe la maman et le foetus

L’Institut Marquès a pu améliorer la fécondation in vitro en appliquant des vibrations musicales, dans les incubateurs de ses cliniques de reproduction assistée.

Le centre barcelonais, à la renommée internationale, mène depuis des années une recherche ultramoderne sur les effets de la musique au début de la vie. Ses études sur la musique pendant le développement embryonnaire et fœtal ont impliqué de nombreuses reconnaissances internationales pour l’Institut Marquès, comme le Ig-Nobel de Médecine dans le domaine Obstétrique, reçu en Septembre 2018 par le Dr López-Teijón à l’Université d’Harvard. Le prix Ig Nobel est un prix humouristique du prix Nobel décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent insolites mais qui amènent à réfléchir.

La principale chercheuse de l’étude, le Dr López-Teijón explique que “Grâce à nos recherches scientifiques, nous avons amélioré la fécondation in vitro en appliquant des vibrations musicales dans les incubateurs de nos cliniques de reproduction assistée”.

Pour cette raison, l’Institut Marquès a également organisé plusieurs concerts en direct de ses laboratoires. Plusieurs artistes ont pu faire écouter leurs musiques comme Antonio Orozco ou, plus récemment, Álex Ubago et Sharon Corr, qui ont joué en avril, devant des centaines d’embryons qui se développaient dans les incubateurs de l’Institut.

Prix  : 150 euros

Plus d’informations sur le Babypod : https://babypod.net/fr/