Décrypter les étiquettes des cosmétiques est loin d’être une sinécure. Pour y voir plus clair et éviter les produits toxiques, lisez ce qui suit!

Voici tout ce que vous devez savoir pour décrypter les étiquettes des cosmétiques :

1- On maîtrise les subtilités de la Nomenclature Internationale des Ingrédients Cosmétiques – INCI – (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) qui est obligatoire en Europe depuis 1999.

Il s’agit d’une nomenclature scientifique, standardisée et internationale, qui garantit une dénomination unique, quel que soit le pays où est commercialisé le produit fini.

Point important : Les noms latins, désignent les produits naturels. Les noms anglais désignent les substances de synthèse.

 

2-  Les ingrédients cosmétiques sont toujours listés par ordre décroissant

Plus on descend dans la liste, moins l’ingrédient est dosé. Dans la plupart des cas, le premier ingrédient listé est souvent Aqua, c’est-à-dire de l’eau, qui représente en général 80% à 95% du produit fini.

En fin de liste, on trouve les additifs : conservateurs, colorants, parfum et arômes (pour info: les colorants sont de synthèse et les pigments sont naturels).

En dessous de 1% de présence dans le produit, le fabricant peut les placer dans l’ordre qu’il veut.

Depuis 2013 dans l’Union européenne, le terme « nano » doit être indiqué entre crochets, après le nom de l’ingrédient, afin de signifier la présence de nanoparticules (ex : Titanium dioxyde [nano] pour le dioxyde de titane).

 

3 – On apprend à identifier les différents ingrédients

Les huiles végétales sont notées de la manière suivante :

–          Le nom botanique de la plante en latin (ex : Butyrospermum parkii butter pour beurre de karité).

–          La partie de la plante utilisée en anglais (flower pour fleur, leaf pour feuille, seed pour graine, etc.)

–          Et enfin toujours en anglais s’il s’agit d’une huile (oil) ou d’un extrait (extract).

Les différents ingrédients :

  1. Les hydrolats et eaux florales apparaissent sous le terme générique « water » (ex : l’hydrolat de lavande issu de la distillation des fleurs à la vapeur d’eau est « Lavandula angusti folia flower water »).
  2. Les ingrédients biologiques sont des produits non transformés, issus de l’agriculture biologique.

Seules les transformations physiques sont autorisées, c’est à dire l’extraction, la filtration, la purification, le mélange, la pression à froid, etc.

Les ingrédients sont d’origine végétale et/ou animale. Le seul cas où on trouve des ingrédients de synthèse dans les produits biologiques est celui des conservateurs acceptés par le cahier des charges bio, comme l’acide benzoïque, l’acide ascorbique, ou encore le magnésium hydroxyde.

4- Les composants d’origine naturelle résultent de la biotechnologie et/ou de la transformation selon des procédés chimiques autorisés tels que l’hydratation ou encore la fermentation.

Ces ingrédients peuvent être issus du milieu végétal, animal ou minéral (ex : acides gras ou huiles végétales hydrogénées).

 

5- Les ingrédients de synthèse ne sont absolument pas d’origine naturelle, mais peuvent en être une reproduction.

Décrypter les étiquettes des cosmétiques

Et dans la liste noire des ingrédients : qu’est-ce qu’on trouve ?

Puisqu’on a appris que les ingrédients sont classés par ordre de présence décroissante, il est essentiel de traquer les produits à bannir qui pourraient se trouver parmi les 3 premiers ingrédients.

Avant tout, on fait la chasse aux parabens : Les plus dangereux de ces conservateurs de synthèse sont désormais interdits. D’autres ont été reconnus non nocifs par les experts mais il demeure le butylparaben, et le proprylparaben (ainsi que les mêmes noms accolés avec les mots sodium ou Potassium à l’instar de Sodium Propylbaraben, Potassium Butylparaben …) et aussi E214 jusqu’à E219, qui sont suspectés de faire partie des perturbateurs endocriniens.

Ils doivent être proscrits pour les femmes enceintes, les enfants et les ados.

Potentiellement irritants, on évite complètement les PEG ou PPG ainsi que les sulfates : ces émulsifiants et/ou tensio-actifs, dont l’oxyde d’éthylène qui est la substance de base nécessaire à leur fabrication  est un gaz hautement toxique.

Prudence également avec :

– Les huiles minérales (comme la paraffine et la vaseline) qui ont tendance à boucher les pores de la peau et à provoquer des boutons.

– L’alcool (lorsqu’il arrive dans les premiers ingrédients de la liste INCI) qui dessèche la peau.

– Les silicones, utilisés pour obtenir une texture agréable, sont mauvais pour l’environnement. (Ils sont assez faciles à reconnaître, leur nom se termine généralement en -CONE ou en -XANE) Issus de la transformation chimique du quartz, ils ne se décomposent pas dans la nature. Comme les huiles minérales, ils sont occlusifs pour la peau et les cheveux.

– Le triclosan : un agent antibactérien de synthèse, qui agirait sur nos hormones. Il a un effet dévastateur sur les milieux aquatiques.

 

Décrypter les étiquettes des cosmétiques, merci à Greenweez !