conjonctivite-santecoolLa conjonctivite allergique est en plein boum! Mais de quoi s’agit-il? Quels sont les symptômes? Quels sont les traitements? Réponses.

Qu’est-ce que la conjonctivite ?

Il s’agit d’une membrane muqueuse transparente qui tapisse l’intérieur des paupières et les unit au globe oculaire sur lequel elle se poursuit jusqu’à la cornée. C’est à la fois un tissu de revêtement exerçant un rôle de protection mécanique ainsi qu’une véritable barrière défensive, hérissée de cellules immunitaires prêtes à capter, puis détruire l’agresseur.

À l’état normal, la conjonctive est pratiquement invisible : elle est de couleur rosée sous les paupières (vous pouvez l’observer en retournant la paupière supérieure, comme vous le faites par exemple lorsque vous avez une poussière dans l’œil) et elle est transparente sur le globe oculaire. Richement vascularisée, elle réagit vivement en cas d’agression et l’œil peut devenir rouge très rapidement.

Y a-t-il un lien entre la conjonctivite allergique et la rhinite allergique ?

Oui ! Les conjonctivites allergiques sont le plus souvent associées à une rhinite allergique : 65 % des patients ayant une rhinite allergique ont des manifestations conjonctivales1. Concernant la rhinite allergique, la prévalence moyenne chez les adultes serait de 23 %, d’après les résultats d’une étude conduite dans six pays d’Europe de l’Ouest 2. Sur la base de ces données, la prévalence des conjonctivites allergiques serait de l’ordre de 15 %, ce qui représente à l’échelle de la population française une population d’environ 9 millions de personnes. La conjonctivite allergique saisonnière est de loin la forme la plus fréquente.

Comment se manifeste-t-elle ?

Elle survient lorsque l’allergène rentre en contact avec la surface oculaire (la conjonctive) chez un sujet sensibilisé.

La symptomatologie apparaît de façon périodique et limitée dans le temps, lors de l’exposition à un ou aux allergènes responsables. Elle peut apparaître à n’importe quel âge.

Un contact avec une petite quantité d’allergène déclenche une réaction immédiate cédant en 1 heure environ. Lorsque le contact a lieu avec une grande quantité d’allergènes, les symptômes sont accentués. Il s’agit alors d’une véritable explosion allergique.

En cas de réexposition, la symptomatologie peut durer plusieurs semaines, en fonction de la présence de l’allergène dans l’environnement (par exemple, la période pollinique des graminées aux alentours de mars – avril selon les régions).

Les allergènes impliqués dépendent de la saison et de la zone géographique. Il peut s’agir de pollens d’arbres, de graminées, d’herbacés, ou encore de moisissures.

La conjonctivite allergique saisonnière s’étale généralement sur une période allant de début mars à fin juillet, selon la région et selon les allergènes en présence.

Quels sont ses symptômes ?

– larmoiements,

– picotements et démangeaisons des deux yeux,

– paupières souvent rouges (œil rouge),

– paupières gonflées, cils parfois collés le matin

L’allergie oculaire lorsqu’elle devient chronique peut nécessiter des traitements locaux répétés voire continus. Ceux-ci, à la longue, peuvent être toxiques pour la surface oculaire ou irritante du fait de la présence d’un conservateur.

En cas d’allergie, il est donc vivement conseillé d’utiliser un traitement sans conservateur qui peut être un facteur d’aggravation.

En effet, il existe de nombreuses données provenant d’études8 expérimentales et cliniques montrant que l’utilisation à long terme des médicaments à visée locale contenant un conservateur, peut induire des changements de la surface oculaire, pouvant provoquer par exemple : un inconfort oculaire, l’instabilité du film lacrymal (ou sècheresse oculaire), une inflammation de la conjonctive, ou encore, une altération de surface oculaire.

Sur la base de tous ces résultats expérimentaux et cliniques, il serait souhaitable, dans la mesure du possible, d’utiliser des solutions sans conservateur, en particulier chez les personnes les plus exposées à des traitements prolongés. Il en est de même chez les personnes qui souffrent de maladies préexistantes ou concomitantes de la surface oculaire (glaucome, sècheresse oculaire, etc).

D’ailleurs, les solutions sans conservateur doivent impérativement être privilégiées chez les porteurs de lentilles pour éviter une absorption de l’excipient.

 S.M.

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