Reconstruction mammaire pendant la mastectomie, radiothérapie adaptative, biopsie liquide, médecine de précision, prise en charge du lymphœdème… À l’occasion d’Octobre Rose 2026, de nouvelles approches permettent de traiter le cancer du sein de manière toujours plus personnalisée. Objectif : combattre la tumeur, mais aussi préserver les tissus sains, limiter les séquelles et mieux accompagner les femmes pendant et après la maladie.
Avec plus de 60 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez la femme. Environ une femme sur huit sera concernée au cours de sa vie.
Mais derrière ces chiffres, la prise en charge change profondément.
Aujourd’hui, traiter un cancer du sein ne consiste plus seulement à retirer ou détruire une tumeur. Il faut aussi penser à la reconstruction, à la douleur, aux effets secondaires, aux séquelles physiques et psychologiques, à l’image de soi, à l’activité physique ou encore au retour au travail.
À l’occasion d’Octobre Rose 2026, Cognacq-Jay Santé met ainsi en lumière quatre expertises complémentaires : la chirurgie et la reconstruction mammaire à la Clinique Saint Jean de Dieu, la radiothérapie adaptative à l’Hôpital Forcilles, la médecine de précision à l’Hôpital Franco-Britannique et la prise en charge des séquelles à l’Hôpital Cognacq-Jay.
Et les chiffres donnent la mesure de cette activité : près de 800 femmes sont opérées chaque année d’un cancer du sein à la Clinique Saint Jean de Dieu et à l’Hôpital Franco-Britannique, environ 4 700 séances de chimiothérapie sont réalisées chaque année dans les établissements concernés et près de 800 patients sont pris en charge chaque année en radiothérapie à l’Hôpital Forcilles.
Cancer du sein : peut-on faire une mastectomie et une reconstruction mammaire en même temps ?
Oui, dans certaines situations.
La mastectomie consiste à retirer la totalité du sein lorsqu’elle est nécessaire pour traiter le cancer.
Mais la reconstruction mammaire ne doit pas forcément attendre plusieurs mois ou plusieurs années.
Lorsque la situation médicale le permet, la mastectomie et la reconstruction peuvent aujourd’hui être réalisées au cours de la même intervention.
À Paris, la Clinique Saint Jean de Dieu opère plus de 700 patientes atteintes d’un cancer du sein chaque année. Elle réunit dans un même établissement chirurgiens du sein, chirurgiens plasticiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues, anatomopathologistes et spécialiste en oncogénétique.
Selon le classement Le Point 2025 communiqué par Cognacq-Jay Santé, la Clinique Saint Jean de Dieu est le premier établissement privé d’Île-de-France pour la prise en charge du cancer du sein.
Lorsqu’une reconstruction mammaire immédiate est possible, deux chirurgiens spécialisés travaillent ensemble : l’un réalise l’ablation du sein, l’autre la reconstruction.
Plusieurs techniques peuvent être proposées.
La reconstruction par prothèse utilise un implant mammaire.
Le lipomodelage, aussi appelé lipofilling, consiste à prélever de la graisse sur une autre partie du corps avant de la réinjecter au niveau du sein.
La reconstruction par lambeau utilise quant à elle les propres tissus de la patiente.
Le choix dépend du dossier médical, de la morphologie, des traitements prévus et évidemment des souhaits de chaque femme.
La clinique développe également des techniques destinées à alléger certains parcours chirurgicaux : chirurgie mini-invasive, tumorectomie sous anesthésie locale avec sédation dans certaines indications, mais aussi techniques de repérage de la tumeur et du ganglion sentinelle.
Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique susceptible d’être atteint par des cellules cancéreuses. Son analyse peut aider les médecins à évaluer si la maladie s’est propagée au système lymphatique.
Radiothérapie adaptative : quand le traitement s’ajuste à la patiente
La radiothérapie utilise des rayonnements pour détruire les cellules cancéreuses.
Son défi est simple à résumer mais complexe à réaliser : délivrer la dose nécessaire sur la zone à traiter tout en exposant le moins possible les tissus sains voisins.
C’est précisément l’intérêt de la radiothérapie adaptative.
Depuis 2025, l’Hôpital Forcilles, en Seine-et-Marne, utilise cette technologie afin d’adapter le traitement aux caractéristiques anatomiques de la patiente.
Pourquoi faut-il parfois adapter une radiothérapie ?
Parce que le corps n’est jamais totalement identique d’un jour à l’autre. La position ou le volume de certains tissus et organes peuvent légèrement évoluer au cours des semaines de traitement.
La radiothérapie adaptative permet donc d’ajuster le traitement à l’anatomie observée afin d’améliorer sa précision.
L’objectif est double : cibler au mieux la zone à traiter et limiter autant que possible l’exposition des tissus sains et certains effets secondaires.
Cette personnalisation repose aussi sur toute une équipe : oncologues radiothérapeutes, physiciens médicaux, manipulateurs spécialisés et professionnels paramédicaux.
Près de 800 patients sont pris en charge chaque année en radiothérapie à l’Hôpital Forcilles.
Biopsie liquide et médecine de précision : mieux connaître la tumeur pour mieux la traiter
Tous les cancers du sein ne se ressemblent pas.
Deux tumeurs situées dans le même organe peuvent présenter des caractéristiques biologiques et moléculaires très différentes.
C’est tout le principe de la médecine de précision : chercher les particularités d’une tumeur afin de déterminer si l’une d’elles peut être ciblée par un traitement spécifique.
À l’Hôpital Franco-Britannique, une unité de recherche clinique dédiée à la cancérologie permet notamment à certains patients d’accéder à des essais cliniques, à des molécules innovantes et à des analyses diagnostiques avancées.
Le profilage moléculaire occupe une place importante dans la prise en charge de certains cancers avancés.
Derrière cette expression très technique se cache une idée relativement simple : analyser les caractéristiques moléculaires de la tumeur pour rechercher des anomalies particulières.
Si l’une de ces anomalies peut être ciblée par un médicament, elle peut orienter les médecins vers un traitement spécifique ou vers une nouvelle option thérapeutique.
L’analyse peut être réalisée à partir d’un prélèvement de la tumeur, mais aussi, dans certaines situations, grâce à une biopsie liquide.
Et contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’une biopsie chirurgicale.
La biopsie liquide repose sur une simple prise de sang.
Les médecins peuvent rechercher dans le sang certains éléments provenant de la tumeur afin d’obtenir des informations sur ses caractéristiques moléculaires.
Cela ne signifie évidemment pas que chaque anomalie identifiée possède son traitement. Les résultats doivent toujours être interprétés par l’équipe médicale en fonction de la situation de chaque patient.
Cancer du sein héréditaire : à quoi sert l’oncogénétique ?
La médecine personnalisée concerne également la prévention.
Certains cancers peuvent être favorisés par une prédisposition génétique transmise au sein d’une famille.
C’est le domaine de l’oncogénétique.
Lorsqu’une prédisposition héréditaire au cancer est suspectée, un bilan oncogénétique peut être proposé.
S’il révèle une anomalie particulière, cela peut permettre d’adapter la surveillance de la personne concernée et, lorsque cela est pertinent, celle de certains membres de sa famille.
Lymphœdème après un cancer du sein : une séquelle qui peut être prise en charge
La fin des traitements ne signifie pas nécessairement que toutes leurs conséquences disparaissent.
Certaines femmes peuvent notamment développer un lymphœdème du membre supérieur après le traitement d’un cancer du sein.
Le lymphœdème correspond à une accumulation de lymphe dans les tissus.
Il peut provoquer un gonflement du bras, une sensation de lourdeur, une gêne ou une diminution de la mobilité.
À Paris, l’Hôpital Cognacq-Jay associe deux expertises complémentaires : le SMR oncologique et la lymphologie.
SMR signifie soins médicaux et de réadaptation. Leur objectif est d’aider les patients à retrouver leurs capacités physiques et leur autonomie après une maladie ou des traitements importants.
La lymphologie est quant à elle la discipline médicale consacrée au système lymphatique et à ses pathologies.
L’Hôpital Cognacq-Jay dispose de 47 lits de SMR oncologique et de 35 lits de lymphologie.
L’objectif : prendre en charge les conséquences du cancer et de ses traitements afin d’aider les patientes à retrouver progressivement leur autonomie et leur qualité de vie.
Douleurs après un cancer : qu’est-ce que le TENS ?
La prise en charge des douleurs fait elle aussi partie intégrante du parcours.
L’Hôpital Cognacq-Jay utilise notamment le TENS.
Cet acronyme anglais signifie Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation, ou neurostimulation électrique transcutanée en français.
Le principe consiste à poser de petites électrodes sur la peau qui délivrent de faibles impulsions électriques afin de soulager certaines douleurs chroniques.
Il s’agit donc d’une technique non médicamenteuse.
Après avoir appris à utiliser correctement l’appareil dans le cadre d’une éducation thérapeutique, certaines patientes peuvent ensuite s’en servir de façon autonome.
Fatigue, nutrition, activité physique, image de soi : l’après-cancer compte aussi
La chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie terminées, les difficultés ne disparaissent pas forcément du jour au lendemain.
Fatigue, douleurs, difficultés psychologiques, problèmes nutritionnels, modification de l’image du corps, besoin de reprendre une activité physique ou difficultés de retour au travail peuvent continuer à peser sur le quotidien.
C’est là qu’interviennent les soins de support.
Ils regroupent tous les accompagnements qui viennent compléter les traitements médicaux afin d’améliorer la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.
La Fondation Cognacq-Jay propose plusieurs lieux consacrés à ces accompagnements : L’Atelier Cognacq-Jay à Paris, la Maison Zen et Marne adossée à l’Hôpital Forcilles et la Villa Magallon à la Clinique Saint Jean de Dieu.
Mouvement, soutien psychologique et social, diététique, socio-esthétique, activité physique adaptée ou accompagnement au retour à l’emploi peuvent ainsi compléter le parcours médical.
Et c’est sans doute l’une des évolutions les plus importantes de la cancérologie contemporaine : traiter la maladie sans oublier la vie qui continue autour d’elle.
Cognacq-Jay Santé : du diagnostic à l’après-cancer
Reconnue d’utilité publique depuis 1916, la Fondation Cognacq-Jay agit autour de trois grandes missions : soigner, accompagner et éduquer.
Elle compte aujourd’hui 13 établissements.
Très engagée dans la lutte contre le cancer, la Fondation figure parmi les acteurs privés solidaires franciliens capables de proposer un parcours allant du diagnostic à l’après-cancer.
Un patient sur deux accueilli dans ses établissements de santé l’est d’ailleurs pour un motif lié au cancer.
Son offre de santé en Île-de-France est regroupée au sein de Cognacq-Jay Santé autour de quatre établissements : l’Hôpital Forcilles, l’Hôpital Franco-Britannique, l’Hôpital Cognacq-Jay et la Clinique Saint Jean de Dieu.
Octobre Rose 2026 : ce qui change vraiment dans le traitement du cancer du sein
Reconstruction mammaire pensée dès la chirurgie, radiothérapie adaptée plus finement à chaque patiente, analyse moléculaire de la tumeur, biopsie liquide, prévention génétique, traitement des séquelles, accompagnement psychologique et retour au travail…
Toutes ces évolutions racontent finalement la même transformation.
Le cancer du sein est de plus en plus pris en charge comme une maladie dont il faut traiter non seulement la tumeur, mais également toutes les conséquences.
La question n’est donc plus seulement :
Comment traiter le cancer ?
Elle devient aussi :
Comment le traiter le plus précisément possible tout en préservant au maximum la vie de la femme pendant et après la maladie ?
FAQ : cancer du sein et Octobre Rose 2026
Quelles sont les principales avancées contre le cancer du sein en 2026 ?
Parmi les évolutions actuelles figurent une chirurgie et une reconstruction mammaire de plus en plus personnalisées, la radiothérapie adaptative, le profilage moléculaire, certaines utilisations de la biopsie liquide et une meilleure prise en charge des séquelles et de l’après-cancer.
Peut-on reconstruire un sein en même temps qu’une mastectomie ?
Oui, lorsque la situation médicale le permet. La mastectomie et la reconstruction mammaire peuvent alors être réalisées pendant la même intervention.
Qu’est-ce que la radiothérapie adaptative ?
Il s’agit d’une radiothérapie dont le traitement peut être ajusté en fonction de l’anatomie de la patiente afin de cibler plus précisément la zone à traiter tout en limitant l’exposition des tissus sains.
Qu’est-ce qu’une biopsie liquide ?
La biopsie liquide est une analyse réalisée à partir d’une prise de sang. Elle permet dans certaines situations de rechercher des éléments provenant de la tumeur et d’identifier certaines anomalies moléculaires qui peuvent aider à orienter le traitement.
Qu’est-ce qu’un lymphœdème après un cancer du sein ?
Il s’agit d’une accumulation de lymphe dans les tissus pouvant notamment entraîner un gonflement du bras après certains traitements du cancer du sein.
Que sont les soins de support ?
Les soins de support regroupent les accompagnements qui améliorent la qualité de vie pendant et après le cancer : traitement de la douleur, activité physique adaptée, nutrition, soutien psychologique, socio-esthétique ou encore aide au retour au travail.
Sources : Institut national du cancer (INCa), Haute Autorité de santé (HAS), Fondation Cognacq-Jay, Hôpital Cognacq-Jay – lymphœdème