Le vote final du Monument préféré des Français 2026 est ouvert jusqu’au 24 juillet. Découvrez les 14 monuments finalistes et comment voter.
Le Monument préféré des Français 2026 entre dans sa phase finale. Les 14 monuments finalistes sont désormais connus et les Français peuvent voter pour élire leur monument préféré jusqu’au 24 juillet 2026 à 23 h 59. Château, cathédrale, gare monumentale, phare, basilique, observatoire, piscine Art déco, thermes antiques ou ancien sous-marin : cette édition 2026 célèbre toute la richesse du patrimoine culturel, historique et architectural français. Présentée par Stéphane Bern, l’émission révélera le classement final et le grand lauréat lors d’un prime événement diffusé à la rentrée.
Après une première phase régionale lancée au printemps, qui avait permis aux Français de départager 28 monuments en lice, la compétition se resserre autour de 14 sites finalistes. Chacun représente une région ou un territoire, avec un objectif : décrocher le titre très convoité de Monument préféré des Français 2026.
Monument préféré des Français 2026 : le vote final est lancé
Chaque année, le Monument préféré des Français transforme le patrimoine en grand rendez-vous populaire. Le principe est simple : des monuments représentant les régions françaises sont soumis au vote du public, puis un classement national permet de désigner le site préféré des Français.
Pour cette édition 2026, 14 monuments sont finalistes. Ils représentent des territoires très différents et racontent chacun une part de l’histoire de France : monarchie, Moyen Âge, patrimoine religieux, mémoire industrielle, architecture militaire, sciences, navigation, antiquité romaine, Art déco ou patrimoine ultramarin.
Les Français peuvent voter :
- en ligne sur france.tv ;
- par téléphone au 32 45.
Le vote par téléphone est surtaxé : 0,80 €/minute + prix de l’appel.
Le vote est ouvert jusqu’au 24 juillet 2026 à 23 h 59. Le monument qui obtiendra le plus de voix sera sacré Monument préféré des Français 2026 lors de l’émission spéciale prévue à la rentrée.
Les 14 finalistes du Monument préféré des Français 2026
Voici les 14 monuments encore en lice pour décrocher le titre de Monument préféré des Français 2026.
| Région ou territoire | Monument finaliste | Ville / département |
|---|---|---|
| Auvergne-Rhône-Alpes | Château de Grignan | Grignan, Drôme |
| Bourgogne-Franche-Comté | Palais des Ducs et des États de Bourgogne | Dijon, Côte-d’Or |
| Bretagne | Domaine de Suscinio | Sarzeau, Morbihan |
| Centre-Val de Loire | Cathédrale Notre-Dame de Chartres | Chartres, Eure-et-Loir |
| Corse | Église Saint-Michel de Murato | Murato, Haute-Corse |
| Grand Est | Gare de Metz | Metz, Moselle |
| Hauts-de-France | Piscine Art déco Roger Salengro | Bruay-la-Buissière, Pas-de-Calais |
| Île-de-France | Petit Trianon et ses jardins | Versailles, Yvelines |
| Martinique | Phare de la Caravelle | La Trinité, Martinique |
| Normandie | Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux | Lisieux, Calvados |
| Nouvelle-Aquitaine | Cassinomagus, thermes de Chassenon | Chassenon, Charente |
| Occitanie | Observatoire du Pic du Midi | La Mongie, Hautes-Pyrénées |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | Centre de la Vieille Charité | Marseille, Bouches-du-Rhône |
| Pays de la Loire | Sous-marin Espadon | Saint-Nazaire, Loire-Atlantique |
Pourquoi cette finale 2026 est particulièrement intéressante ?
Cette finale du Monument préféré des Français 2026 n’oppose pas seulement de grands monuments très connus. Elle met aussi en compétition des sites patrimoniaux très différents, ce qui rend le vote plus ouvert.
D’un côté, plusieurs finalistes bénéficient d’une immense notoriété : la Cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Petit Trianon de Versailles, la Gare de Metz, la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux ou encore l’Observatoire du Pic du Midi. Ces monuments parlent immédiatement au grand public, soit par leur importance historique, soit par leur puissance visuelle, soit par leur rayonnement touristique.
De l’autre, certains sites peuvent créer la surprise grâce à leur originalité. C’est le cas du Phare de la Caravelle en Martinique, de la Piscine Art déco Roger Salengro dans les Hauts-de-France, des thermes antiques de Cassinomagus en Charente ou du Sous-marin Espadon à Saint-Nazaire. Ces lieux ont un avantage précieux : ils racontent une histoire forte, différente, facile à partager et très identifiable.
Cette diversité est idéale pour le vote populaire. Les Français ne votent pas seulement pour “le plus beau” monument. Ils peuvent voter pour un souvenir, une région, une émotion, une fierté locale, une histoire familiale, un lieu visité en vacances ou un site qu’ils aimeraient voir mieux reconnu.
Château de Grignan : le joyau de la Drôme provençale
Le Château de Grignan, finaliste pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, domine le village depuis son promontoire rocheux, entre Valence et Avignon. Ancien château fort mentionné dès le XIe siècle, il a été transformé à la Renaissance en demeure de plaisance par la famille des Adhémar.
Son histoire est aussi littéraire. La marquise de Sévigné y séjourna auprès de sa fille Françoise-Marguerite au XVIIe siècle, contribuant à faire entrer Grignan dans l’imaginaire culturel français. Démantelé pendant la Révolution puis reconstruit au début du XXe siècle, le château appartient aujourd’hui au Département de la Drôme.
Classé Monument historique et labellisé Musée de France, il séduit par son architecture, ses restaurations, ses collections et sa programmation culturelle. En 2026, il célèbre également le 400e anniversaire de la naissance de la marquise de Sévigné, un argument patrimonial supplémentaire pour mobiliser les amoureux de littérature, d’histoire et de châteaux.
Palais des Ducs et des États de Bourgogne : Dijon mise sur son histoire
À Dijon, le Palais des Ducs et des États de Bourgogne représente la Bourgogne-Franche-Comté. Ce monument raconte plusieurs siècles d’histoire politique, urbaine et artistique. Derrière sa façade classique, il conserve l’héritage des ducs de Bourgogne, de l’ancien logis ducal, du palais des États et de l’architecture royale.
Aujourd’hui, le palais abrite notamment l’hôtel de ville, l’office de tourisme, les archives municipales et le Musée des Beaux-Arts de Dijon. Ses salles historiques, ses escaliers, sa cour d’honneur, sa tour Philippe le Bon et ses collections en font l’un des ensembles patrimoniaux les plus riches de France.
Son profil est très solide pour le concours : il associe patrimoine urbain, histoire médiévale, art européen, architecture classique et attractivité touristique.
Domaine de Suscinio : la Bretagne médiévale entre terre et mer
Le Domaine de Suscinio, à Sarzeau dans le Morbihan, est l’un des grands atouts patrimoniaux de la Bretagne. Bâti sur la presqu’île de Rhuys, entre terre et mer, il fut l’une des résidences favorites des ducs de Bretagne.
Classé Monument historique, le domaine offre l’image puissante d’un château médiéval : courtines, pont-levis, chemin de ronde, logis ducal, meurtrières et mâchicoulis. Mais Suscinio n’est pas seulement un décor de carte postale. Il propose aussi une immersion dans la Bretagne médiévale, ses mythes, ses fouilles archéologiques, ses pavements anciens et ses animations.
C’est un monument très “vote populaire” : spectaculaire, familial, régionalement fédérateur et capable de séduire ceux qui aiment les châteaux, les légendes bretonnes et les grands sites historiques.
Cathédrale Notre-Dame de Chartres : un chef-d’œuvre gothique mondialement connu
La Cathédrale Notre-Dame de Chartres est l’un des monuments les plus prestigieux de cette finale. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, elle est considérée comme l’un des grands chefs-d’œuvre de l’architecture gothique française.
Après l’incendie de 1194, la cathédrale fut reconstruite rapidement et consacrée en 1260. Sa silhouette domine Chartres et la plaine de la Beauce. Son architecture gothique, ses arcs-boutants, sa nef, ses portails sculptés et ses célèbres vitraux des XIIe et XIIIe siècles attirent des visiteurs du monde entier.
Chartres a un profil de favori naturel : monument très connu, dimension spirituelle, reconnaissance internationale, patrimoine religieux majeur et image immédiatement identifiable.
Église Saint-Michel de Murato : le trésor roman de Haute-Corse
L’Église Saint-Michel de Murato, en Haute-Corse, représente la Corse. Datée du XIIe siècle, elle est remarquable par son style roman pisan et son décor bicolore, alternant pierres vertes de serpentine et calcaire blanc.
Son clocher-porche, ses colonnes, ses modillons sculptés et ses motifs symboliques en font un monument à la fois discret, élégant et très singulier. Prosper Mérimée l’avait remarquée au XIXe siècle, et l’église est classée Monument historique depuis 1840.
C’est typiquement le genre de finaliste qui peut toucher les lecteurs curieux : un monument moins médiatisé que Versailles ou Chartres, mais doté d’une personnalité architecturale très forte.
Gare de Metz : une cathédrale ferroviaire en finale
La Gare de Metz, finaliste pour le Grand Est, est l’un des monuments les plus impressionnants de cette édition. Construite entre 1904 et 1908 pendant l’annexion allemande de l’Alsace-Moselle, elle est commandée sous Guillaume II et conçue comme un édifice stratégique majeur.
Son rôle n’était pas seulement ferroviaire. Elle devait aussi permettre des déplacements militaires rapides, tout en symbolisant la puissance de l’Empire allemand. Avec son architecture néo-romane, son immense longueur, ses décors médiévaux et germaniques, ses techniques modernes pour l’époque et sa monumentalité, elle s’impose comme l’une des plus belles gares de France.
Son avantage dans le concours : elle n’est pas seulement belle, elle raconte aussi une histoire européenne, militaire, politique et urbaine.
Piscine Art déco Roger Salengro : le patrimoine populaire des Hauts-de-France
À Bruay-la-Buissière, la Piscine Art déco Roger Salengro est l’un des monuments les plus originaux de la finale. Inaugurée en 1936 sous le Front populaire, elle fut conçue pour les mineurs et leurs familles, à une époque où les loisirs et les congés payés transformaient la vie quotidienne.
Avec ses lignes géométriques, ses bassins symétriques, ses gradins, ses cabines, ses oculi et son allure de paquebot, elle incarne l’architecture Art déco appliquée au sport, à l’hygiène et à la vie sociale.
Son originalité peut faire mouche. Ce n’est pas un château, ni une église, ni une cathédrale : c’est un lieu de mémoire populaire, minière, sociale et architecturale. Un outsider très intéressant.
Petit Trianon et ses jardins : Versailles côté intime
Le Petit Trianon et ses jardins, à Versailles, représentent l’Île-de-France. Construit au XVIIIe siècle par Ange-Jacques Gabriel pour Louis XV, il fut ensuite offert par Louis XVI à Marie-Antoinette, qui en fit l’un de ses lieux favoris.
Avec le Théâtre de la Reine, le Belvédère, le Temple de l’Amour, la Grotte et le Hameau de la Reine, le Petit Trianon montre une facette plus intime de Versailles. Loin de la grandeur officielle du château, il évoque le goût de la nature, la vie privée des souverains et l’imaginaire très romanesque associé à Marie-Antoinette.
C’est un finaliste puissant : notoriété mondiale, beauté des jardins, attractivité touristique et image très forte auprès du grand public.
Phare de la Caravelle : la Martinique entre océan, légendes et patrimoine maritime
Le Phare de la Caravelle, à La Trinité, représente la Martinique. Construit entre 1860 et 1861 sous Napoléon III, il veille sur la côte Atlantique et la baie du Trésor, au bout de la presqu’île de la Caravelle.
Situé dans une réserve naturelle du Parc naturel régional de la Martinique, il culmine à plus de 160 mètres au-dessus de la mer grâce à son implantation sur un pic basaltique. Toujours en activité, automatisé depuis 1970, il reste un symbole de signalisation maritime et de patrimoine ultramarin.
Son atout est énorme en image : océan, phare, panorama, légendes de pirates, nature martiniquaise et patrimoine maritime. Dans une compétition où l’émotion visuelle compte beaucoup, il peut clairement créer la surprise.
Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux : un haut lieu de pèlerinage en Normandie
La Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, dans le Calvados, représente la Normandie. Lisieux est connue dans le monde entier grâce à Sainte Thérèse, religieuse carmélite canonisée en 1925.
Construite entre 1929 et 1937, la basilique mêle style néo-byzantin et Art déco. Elle impressionne par ses dimensions, son dôme, ses vitraux, ses mosaïques et sa capacité d’accueil. Elle fait partie des grands édifices cultuels du XXe siècle et attire chaque année de nombreux pèlerins.
Son profil est très mobilisateur : patrimoine religieux, figure spirituelle mondiale, architecture monumentale et fort attachement populaire.
Cassinomagus, thermes de Chassenon : la Gaule romaine en Nouvelle-Aquitaine
Les thermes de Cassinomagus, à Chassenon en Charente, représentent la Nouvelle-Aquitaine. Ce site gallo-romain est l’un des grands trésors archéologiques de la finale.
Datés du IIe siècle, les thermes s’inscrivent dans un vaste ensemble antique situé sur l’un des axes de communication de la Gaule, la via Agrippa. Le parc archéologique permet de découvrir des vestiges de thermes, d’aqueduc, de sanctuaire et d’édifices antiques.
Cassinomagus a l’avantage d’apporter une dimension très différente au concours : celle de l’Antiquité, de la vie quotidienne gallo-romaine, de l’archéologie et de l’immersion historique. C’est un monument moins attendu, mais très riche en récit.
Observatoire du Pic du Midi : science, ciel étoilé et Pyrénées
L’Observatoire du Pic du Midi, à La Mongie dans les Hautes-Pyrénées, représente l’Occitanie. Depuis 1873, ce site de haute montagne est associé à la science, à la météorologie, à l’astronomie et à l’observation du ciel.
Perché à 2 877 mètres d’altitude, il bénéficie d’une qualité d’observation exceptionnelle. Le Pic du Midi est aussi un site naturel national et une Réserve internationale de ciel étoilé. Ouvert au grand public depuis 2000, il propose une expérience qui mêle patrimoine scientifique, panorama pyrénéen, astronomie et tourisme d’altitude.
C’est l’un des monuments les plus spectaculaires de cette finale. Il a tout pour plaire à un large public : science, nature, montagne, ciel étoilé et sensation d’aventure.
Centre de la Vieille Charité : Marseille, le Panier et le baroque
Le Centre de la Vieille Charité, à Marseille, représente la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Situé au cœur du quartier du Panier, ce monument fut édifié au XVIIe siècle par Pierre Puget pour répondre aux politiques d’enfermement des pauvres et des mendiants.
Au fil du temps, il a connu de nombreuses fonctions : hospice, asile, caserne, logement social, puis centre culturel et scientifique. Son architecture en pierre rose et blanche, ses galeries, sa cour intérieure et sa chapelle au dôme ovale en font l’un des plus beaux ensembles patrimoniaux de Marseille.
C’est un finaliste fort, car il associe histoire sociale, architecture baroque, mémoire urbaine et identité marseillaise.
Sous-marin Espadon : Saint-Nazaire mise sur un monument hors norme
Le Sous-marin Espadon, à Saint-Nazaire, représente les Pays de la Loire. C’est sans doute l’un des finalistes les plus atypiques du concours.
Mis en service en 1960, il a participé à des missions militaires pendant la Guerre froide et a notamment navigué sous les glaces de l’Arctique lors de la mission “croisière nordique” en 1964. Après 25 ans de carrière, il est sauvé du démantèlement et devient un musée flottant.
Aujourd’hui restauré, l’Espadon est présenté à flot et se visite dans un parcours immersif. Bruits de sonar, récits d’anciens sous-mariniers, vie à bord, mission polaire : le site a un fort potentiel émotionnel et pédagogique. En 2026, il bénéficie aussi d’un double anniversaire : les 400 ans de la Marine nationale et les 40 ans de son acquisition par Saint-Nazaire.
Quels monuments peuvent créer la surprise en 2026 ?
Impossible de connaître le résultat avant l’annonce officielle, mais certains profils semblent particulièrement efficaces pour un vote populaire.
La Cathédrale de Chartres et le Petit Trianon partent avec une notoriété très forte. Ce sont des monuments déjà très identifiés, puissants dans l’imaginaire collectif et capables de mobiliser bien au-delà de leur région.
Le Pic du Midi peut séduire grâce à son côté spectaculaire : montagne, ciel étoilé, astronomie, panorama, aventure scientifique. Il parle à la fois aux familles, aux amoureux de nature et aux passionnés de sciences.
La Gare de Metz a aussi de sérieux arguments : elle est monumentale, très connue localement, souvent citée parmi les plus belles gares de France et porte une histoire franco-allemande forte.
Mais les outsiders sont peut-être les plus intéressants. Le Phare de la Caravelle coche toutes les cases du monument visuel et émotionnel : mer, Martinique, patrimoine maritime, paysage spectaculaire. La Piscine Art déco Roger Salengro peut toucher par son histoire populaire et sociale. Le Sous-marin Espadon, lui, bénéficie d’un effet de surprise évident : rare, immersif, familial et très différent des monuments classiques.
Le Monument préféré des Français 2026 : un concours qui valorise toutes les formes de patrimoine
Le Monument préféré des Français 2026 rappelle que le patrimoine ne se limite pas aux châteaux, aux cathédrales ou aux palais. Il peut être religieux, militaire, industriel, maritime, scientifique, archéologique, social, urbain ou naturel.
Cette édition 2026 met justement en avant cette pluralité. Elle permet de parler de la France des ducs de Bourgogne, de la Bretagne médiévale, de l’art gothique, de la Corse romane, de la Moselle annexée, du Front populaire, de Versailles, de la Martinique maritime, de la Normandie spirituelle, de la Gaule romaine, des Pyrénées astronomiques, de Marseille baroque et de Saint-Nazaire naval.
C’est cette diversité qui fait la force de l’émission : chacun peut y trouver une porte d’entrée. Les passionnés d’histoire, les familles, les voyageurs, les enseignants, les curieux, les amoureux de patrimoine et les habitants fiers de leur région peuvent tous se sentir concernés.
Monument préféré des Français 2026 et Journées européennes du patrimoine
L’édition 2026 du concours s’inscrit aussi dans le contexte des 43es Journées européennes du patrimoine, qui auront lieu les 19 et 20 septembre 2026. Cette année, les thèmes retenus sont le patrimoine de la photographie et le patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer.
Le lien est évident : voter pour son monument préféré, c’est aussi rappeler l’importance de préserver, restaurer, transmettre et faire connaître les sites patrimoniaux. Certains monuments sont mondialement célèbres ; d’autres ont besoin d’un coup de projecteur pour attirer de nouveaux visiteurs, obtenir davantage de reconnaissance ou renforcer leur rôle dans la vie culturelle locale.
À l’heure où le tourisme culturel attire de nombreux visiteurs en France, le concours joue aussi un rôle de vitrine. Il peut donner envie de préparer un week-end, de découvrir une région, de visiter un site méconnu ou de regarder autrement un monument que l’on croyait déjà connaître.
Comment bien choisir son monument préféré ?
Pour voter, chacun peut suivre son instinct. Mais cette édition 2026 permet aussi de réfléchir à plusieurs critères.
On peut choisir le monument le plus spectaculaire, comme le Pic du Midi, Chartres ou le Phare de la Caravelle. On peut préférer un monument emblématique d’une grande page de l’histoire, comme le Palais des Ducs de Bourgogne, la Gare de Metz ou le Petit Trianon. On peut défendre un patrimoine plus populaire, comme la Piscine Art déco Roger Salengro. On peut aussi soutenir un lieu rare, comme le Sous-marin Espadon ou les thermes de Cassinomagus.
Le plus intéressant, finalement, est peut-être là : le Monument préféré des Français ne récompense pas seulement la beauté d’un bâtiment. Il récompense l’attachement collectif à un lieu, à une mémoire et à une histoire.
À retenir sur le Monument préféré des Français 2026
Le vote final du Monument préféré des Français 2026 est ouvert jusqu’au 24 juillet 2026 à 23 h 59. Les Français peuvent voter sur france.tv ou par téléphone au 32 45.
Les 14 finalistes sont : le Château de Grignan, le Palais des Ducs et des États de Bourgogne, le Domaine de Suscinio, la Cathédrale Notre-Dame de Chartres, l’Église Saint-Michel de Murato, la Gare de Metz, la Piscine Art déco Roger Salengro, le Petit Trianon et ses jardins, le Phare de la Caravelle, la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, Cassinomagus et les thermes de Chassenon, l’Observatoire du Pic du Midi, le Centre de la Vieille Charité et le Sous-marin Espadon.
Le classement complet et le monument lauréat seront révélés à la rentrée lors d’un prime événement présenté par Stéphane Bern. D’ici là, la compétition est ouverte. Et cette année, entre grands favoris patrimoniaux et outsiders très visuels, la finale pourrait réserver de belles surprises.
Sophie Madoun

