Article mis à jour le 27 août 2026.
La France compte déjà environ 37 000 centenaires et pourrait en abriter 160 000 en 2070. Mais vivre plus longtemps ne signifie pas seulement ajouter des années au calendrier. Comment rester autonome, préserver son cerveau, ses muscles, ses relations, ses projets et sa liberté d’être soi ? Et notre société est-elle vraiment prête à financer et accompagner cette vie qui s’allonge ?
Le vieillissement commence souvent bien avant nos premières rides. Il commence dans notre rapport à nous-même et dans le regard que nous portons sur ceux que nous aimons.
On ne se voit pas vieillir. Et l’on ne voit pas toujours vieillir ses proches. Jusqu’au jour où nos parents semblent plus fatigués, tombent plus souvent malades ou ont besoin de nous pour accomplir des gestes autrefois anodins.
La peur de leur fragilité nous renvoie alors à notre propre finitude. Fini, d’une certaine manière, le temps de l’enfance. Notre place d’adulte s’ancre et, avec elle, une part d’insouciance disparaît.
Mais la peur de la dépendance peut aussi nous empêcher — et parfois empêcher nos parents — de vivre pleinement le temps présent. Car personne ne peut prédire exactement la durée de sa vie ni la manière dont il vieillira.
Vivre jusqu’à 100 ans n’est plus un scénario réservé à quelques familles exceptionnellement robustes. En 2026, la France compte environ 37 000 centenaires. Selon les dernières projections de l’Insee, elle pourrait en compter 160 000 en 2070, soit quatre fois plus.
Bonne nouvelle ? Certainement. Mais à une condition : ne pas confondre durée de vie et qualité de vie.
Quatre fois plus de centenaires en 2070 : la France change d’âge
La transformation annoncée dépasse largement le seul nombre de personnes qui souffleront leurs cent bougies. Entre 2026 et 2070, la France pourrait gagner 5,8 millions d’habitants âgés de 65 ans ou plus. Les plus de 80 ans seraient près de 9 millions, contre 4,3 millions aujourd’hui.
En 2070, près d’un Français sur trois aurait au moins 65 ans, contre 22 % en 2026. Dans le même temps, les moins de 45 ans deviendraient moins nombreux. La pyramide des âges que nous avons toujours connue changerait donc radicalement de forme.
Cela ne signifie pas que nous deviendrons tous centenaires. Les projections démographiques ne prédisent pas la durée de vie de chaque individu. Elles dessinent une évolution collective à partir d’hypothèses sur la mortalité, les naissances et les migrations.
Mais la tendance, elle, ne fait guère de doute : nous allons devoir organiser une société dans laquelle plusieurs générations âgées vivront simultanément.
Vivre jusqu’à 100 ans, oui… mais combien d’années en bonne santé ?
C’est la question qui préoccupe le plus. En 2024, une femme âgée de 65 ans pouvait espérer vivre encore 23,6 ans en moyenne et un homme 19,9 ans. Mais l’espérance de vie sans incapacité était nettement plus courte : 11,8 ans pour les femmes et 10,5 ans pour les hommes, selon la Drees.
L’espérance de vie sans incapacité ne correspond pas au nombre d’années vécues sans aucune maladie. Elle mesure le temps pendant lequel une personne peut espérer ne pas être limitée, par un problème de santé, dans les gestes et les activités de la vie quotidienne.
On peut donc souffrir d’une maladie chronique tout en restant autonome. À l’inverse, vivre longtemps ne garantit pas de pouvoir continuer à se déplacer, cuisiner, sortir ou gérer seul ses affaires jusqu’au dernier jour.
La situation progresse malgré tout. Depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans a augmenté d’un an et neuf mois pour les femmes comme pour les hommes. Mais l’essentiel de cette amélioration a eu lieu avant 2019. Depuis, la progression ralentit fortement.
Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de vivre plus longtemps en bonne santé, mais de gagner des années pendant lesquelles on peut encore choisir sa vie.
Vieillir, c’est dans la tête… mais pas seulement
Dire que « vieillir, c’est dans la tête » ne signifie évidemment pas que les maladies, les douleurs ou la perte d’autonomie seraient imaginaires. Les mouvements peuvent devenir plus lents, l’ouïe et la vue diminuer, la récupération prendre davantage de temps et les réflexes être moins rapides.
Le cerveau change également. Mais vieillissement normal et maladie neurodégénérative ne doivent pas être confondus.
Avec l’âge, certaines connexions deviennent moins rapides. Retrouver un nom, apprendre à utiliser un nouvel appareil ou passer rapidement d’une tâche à une autre peut demander plus de temps. Cela ne signifie pas que l’on perd automatiquement son intelligence, sa personnalité ou sa capacité à raisonner.
L’Inserm rappelle que le cerveau conserve une certaine plasticité, c’est-à-dire sa capacité à créer et à réorganiser des connexions. La lecture, l’écriture, les jeux de logique, l’apprentissage, le cinéma, le théâtre, la musique, les conversations et la découverte de nouvelles activités continuent donc à le solliciter.
La curiosité n’empêche pas toutes les maladies du cerveau. Mais elle nourrit l’envie, l’attention, le plaisir et le sentiment d’être encore pleinement relié au monde.
Comme l’explique le docteur Olivier de Ladoucette, psychiatre et gériatre :
« On peut vivre avec ses soucis de santé sans que cela devienne le centre de sa vie. Il faut cesser d’imaginer que, bien vieillir, c’est vivre en bonne santé jusqu’à 90 ans. »
Bien vieillir ne consiste donc pas à nier ses fragilités. Il s’agit de ne pas les laisser envahir toute son identité.
Une personne vieillissante a besoin de conserver une image digne d’elle-même, de rester actrice de ses choix et de profiter de la vie autant que possible. L’âge ne doit pas faire disparaître les goûts, les désirs, l’élégance, l’humour, la sensualité, les projets ou le besoin d’être reconnu.
Comme l’écrivait John Cowper Powys dans son essai sur l’art de vieillir, l’avancée en âge peut aussi libérer de certaines « exigences, nécessités, devoirs, obligations, responsabilités, quêtes, plaisirs, rivalités, aventures, passions, ambitions, intrigues ».
Une liberté nouvelle peut alors apparaître : la liberté d’être soi.
Bouger pour préserver ses muscles, son équilibre et son autonomie
Avec l’âge, la masse et la force musculaires ont tendance à diminuer. L’équilibre peut également devenir plus fragile, ce qui augmente le risque de chute. Mais cette évolution n’interdit pas de continuer à bouger, bien au contraire.
Une activité physique régulière et adaptée contribue à préserver les muscles, les os, la mobilité, l’équilibre, la santé cardiovasculaire et l’autonomie.
Après 65 ans, les recommandations françaises préconisent, lorsque l’état de santé le permet, au moins trente minutes d’activité physique dynamique par jour, complétées par des exercices de renforcement musculaire, d’équilibre et d’assouplissement plusieurs fois par semaine.
Il ne s’agit pas forcément de rejoindre une salle de sport ou de devenir athlète. La marche quotidienne, le jardinage, la danse, les escaliers, les courses, certaines tâches ménagères ou les jeux avec les petits-enfants font bouger le corps.
Le plaisir reste essentiel. Une activité détestée est rarement poursuivie très longtemps. Mieux vaut une promenade quotidienne que l’on apprécie qu’un programme sportif ambitieux abandonné au bout de huit jours.
En cas de maladie chronique, de douleur, de problème cardiaque ou de longue période d’inactivité, l’activité doit être adaptée avec l’aide d’un médecin, d’un kinésithérapeute ou d’un professionnel de l’activité physique adaptée.
Avec l’âge, manger moins n’est pas toujours une bonne idée
Le vieillissement peut s’accompagner d’une diminution de l’appétit, du goût, de l’odorat ou de l’activité physique. Les besoins énergétiques peuvent alors baisser. Mais les besoins en protéines, vitamines et minéraux ne diminuent pas nécessairement dans les mêmes proportions.
C’est là que le piège apparaît : manger de plus petites quantités sans veiller à leur qualité peut favoriser la dénutrition de la personne âgée.
Comme l’expliquait déjà la diététicienne Virginie Balès dans la première version de cet article, de nombreuses personnes âgées sont sous-nutries, ce qui peut entraîner de graves carences et des malaises. Il faut donc continuer à manger varié, même lorsque les portions deviennent plus petites.
Une perte de poids involontaire, des vêtements devenus trop larges, une fatigue inhabituelle, une diminution de la force ou un réfrigérateur souvent vide doivent alerter. La Haute Autorité de santé rappelle même qu’une personne âgée en situation d’obésité peut être dénutrie : l’apparence physique ne suffit donc pas à exclure le risque.
Les protéines participent notamment à l’entretien des muscles. Les œufs, les poissons, les produits laitiers, les viandes, mais aussi les lentilles, les pois chiches et les haricots peuvent contribuer aux apports quotidiens, selon les goûts, les convictions et l’état de santé de chacun.
Manger reste aussi un plaisir et un acte social. Un repas partagé donne souvent davantage envie de s’alimenter qu’une assiette avalée seul devant la télévision.
Rompre la solitude pour continuer à se sentir vivant
Le lien social n’est pas un supplément de confort. Il joue un rôle réel dans la santé et le bien-être.
En 2025, l’Organisation mondiale de la santé estimait que la solitude concernait une personne sur six dans le monde. Des relations sociales solides sont associées à une meilleure santé et à une plus grande longévité.
Entretenir des liens familiaux et amicaux, nouer de nouvelles relations, rejoindre une association, pratiquer une activité collective, faire du bénévolat ou simplement conserver des rendez-vous réguliers permet de rester relié aux autres.
Comme le déclare Marie de Hennezel :
« La clé du bien vieillir est de faire confiance à la vie parce que la vie va toujours de l’avant et offre toujours quelque chose à découvrir. En ayant ce regard confiant et de curiosité, c’est une force qui permet de vivre jusqu’au bout. »
Avoir un projet compte également. Il n’a pas besoin d’être spectaculaire. Préparer un voyage, cultiver des plantes, écrire ses souvenirs, apprendre une langue, transmettre une recette, suivre la scolarité d’un petit-enfant, adopter un animal ou participer à la vie d’une association suffit parfois à redonner une direction au temps.
La personne âgée ne doit pas être réduite à ses besoins médicaux. Elle possède une histoire, une expérience et une place dans la transmission entre les générations.
Les plus jeunes l’observent, l’interrogent et découvrent à travers elle comment une existence traverse les changements, les pertes, les joies et les épreuves.
Comme le rappelait la gérontologue Françoise Forette, vieillir « n’est pas un problème, mais un privilège ».
Une carrière conçue pour quarante ans peut-elle en durer cinquante ?
L’allongement de la vie modifie également notre rapport au travail. En 2025, 61,7 % des personnes âgées de 55 à 64 ans occupaient un emploi en France, contre 83 % des 25-54 ans, selon la Dares.
Le taux d’emploi des seniors augmente, mais une carrière plus longue ne peut pas simplement consister à exercer exactement le même métier pendant davantage d’années. Les évolutions technologiques, l’intelligence artificielle, les reconversions et la pénibilité rendent indispensable la formation tout au long de la vie.
Que se passe-t-il lorsqu’un métier disparaît à 52 ans ? Comment rester employable sans être mis à l’écart en raison de son âge ? Comment préserver sa santé lorsque son travail est physique ? Et comment concilier activité professionnelle et aide quotidienne apportée à un parent ?
Ces questions ne concernent pas seulement les salariés proches de la retraite. Elles obligent les entreprises à cesser de considérer la carrière comme une ligne droite composée d’un début, d’une ascension puis d’une sortie rapide du marché du travail.
Le vieillissement de la population transforme aussi notre modèle collectif. En 2040, la France compterait 49 personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes âgées de 20 à 64 ans, contre 40 en 2026.
Ce rapport démographique n’est pas directement celui des retraités rapportés aux cotisants. Mais il montre l’ampleur du changement à venir et la nécessité d’adapter la protection sociale, l’emploi et l’organisation des entreprises.
Votre logement vous permettra-t-il de vieillir chez vous ?
Pour beaucoup de Français, bien vieillir signifie d’abord pouvoir rester chez soi. Un souhait compréhensible, mais qui se prépare souvent trop tard.
À 100 ans, environ une personne sur deux vit encore à domicile, selon l’Insee. Certaines vivent seules, d’autres en couple ou chez un proche. L’autre moitié réside en institution.
Le maintien à domicile dépend évidemment de l’état de santé, mais aussi de l’aménagement du logement : salle de bains accessible, éclairage suffisant, absence d’obstacles, chambre facile d’accès ou possibilité d’installer des équipements adaptés.
Ces transformations coûtent cher lorsqu’elles sont réalisées dans l’urgence, après une chute ou une perte brutale d’autonomie. Les anticiper permet de rester plus longtemps chez soi et de conserver davantage de liberté. Sous conditions, MaPrimeAdapt’ peut notamment financer une partie des travaux destinés à adapter un logement à l’âge ou au handicap.
Mais la question ne s’arrête pas à la largeur d’une porte ou à l’installation d’une douche. Où vivrons-nous lorsque les commerces, les médecins ou les transports seront trop éloignés ? Comment lutter contre l’isolement ? Un logement peut être techniquement adapté tout en devenant socialement invivable.
Derrière chaque personne fragile, un proche qui tient comme il peut
Plus nous vivons longtemps, plus la question des proches aidants devient centrale. En France métropolitaine, 5,3 millions de personnes âgées de 16 ans ou plus apportaient régulièrement, en 2022, une aide à la vie quotidienne à une personne vivant à domicile en raison de son âge, d’un handicap ou de son état de santé.
Ce nombre a diminué de 6 % depuis 2008, mais l’aide fournie s’est intensifiée. Les aidants accompagnent leur proche dans davantage de tâches et y consacrent plus de temps. Parmi ceux qui aident une seule personne, 13 % déclarent y passer au moins 35 heures par semaine, contre 8 % en 2008.
Ce chiffre représente presque un second emploi, mais sans horaires fixes, sans week-end garanti et souvent sans véritable reconnaissance.
Les aidants sont également plus âgés qu’autrefois : leur âge moyen atteint 55 ans et quatre mois. Beaucoup travaillent encore, ont parfois des enfants à charge et doivent simultanément accompagner un parent en perte d’autonomie. Les femmes restent majoritaires.
Penser la longévité impose donc de se demander non seulement qui prendra soin de nous, mais aussi comment protéger celles et ceux qui prennent déjà soin des autres.
Et l’argent dans tout cela ?
Une vie plus longue oblige à étaler ses ressources sur une période plus importante. Il faut financer son logement, les travaux d’adaptation, les transports, une éventuelle aide à domicile et les dépenses de santé qui ne sont pas intégralement remboursées.
Cela ne signifie pas qu’une longue vie conduit forcément à la précarité. Mais notre manière d’envisager l’épargne, la retraite, la transmission et la protection contre la perte d’autonomie doit évoluer.
La question financière est d’autant plus sensible que les inégalités ne disparaissent pas avec l’âge. Les conditions de travail, le niveau de diplôme, les revenus et l’accès aux soins influencent les chances de vivre longtemps et de rester autonome.
L’Insee a ainsi constaté que, parmi les femmes âgées de 70 à 75 ans en 1990, environ 7 % des diplômées du supérieur ont atteint 100 ans, contre 3 % des femmes sans diplôme.
La longévité n’est donc pas uniquement une affaire de patrimoine génétique ou de volonté individuelle. Elle porte également la marque des inégalités sociales accumulées tout au long de l’existence.
Longevity 2026 veut préparer la société à cette vie qui s’allonge
C’est pour ouvrir ce débat que le Club Landoy lance Longevity, présenté comme le premier forum consacré à la société de la longévité. Il se tiendra le 26 novembre 2026 au 3 Mazarium, au sein de l’Institut de France.
L’événement réunira des économistes, des démographes, des représentants d’entreprises, des partenaires sociaux, des décideurs publics, mais aussi des enfants, des adolescents, des étudiants et de jeunes actifs.
« Aujourd’hui, le sujet de la longévité ne concerne pas seulement les seniors ou les retraités. Nous vivons un véritable bouleversement démographique qui impose une refonte en profondeur de notre modèle de protection sociale, de nos entreprises, de nos modes de vie et une redéfinition des trajectoires de chacun, de l’équilibre entre générations, et de notre manière de faire société », explique Sibylle Le Maire, fondatrice du Club Landoy et directrice exécutive chez Bayard.
Concrètement, vivre plus longtemps ne constitue donc pas seulement une question médicale. Cela modifie nos carrières, la répartition des richesses, les relations entre les générations et la manière dont nous prenons soin les uns des autres.
Le programme prévoit des débats, des ateliers pédagogiques consacrés aux différentes étapes de la vie, un atelier ViveS Média sur les enjeux propres aux femmes, des rencontres destinées à la jeunesse, un Village des Solutions autour de l’aidance et la présentation d’une étude consacrée à la manière dont les Français perçoivent le système de santé face aux défis de la longévité.
Les participants pourront également découvrir la « Tour de Paye », une animation immersive en briques LEGO destinée à décrypter une fiche de paie et le fonctionnement de notre modèle social, ainsi que la « Roue de l’Infortune », consacrée au système de santé.
Des Longevity Awards distingueront des initiatives liées à l’allongement de la vie et de nouvelles entreprises signeront la Charte 50+.
Imaginé au sein du groupe Bayard, le Club Landoy indique que cette charte réunit déjà plus de 430 entreprises représentant environ quatre millions de salariés. L’événement est organisé en partenariat avec AXA, AG2R La Mondiale, la Caisse des Dépôts, l’OCIRP, Sanofi et Servier.
Les clés pour bien vieillir sans cesser d’être soi
Il n’existe aucune recette garantissant d’atteindre 100 ans. Mais certaines habitudes peuvent aider à préserver plus longtemps la santé, l’autonomie et le plaisir de vivre :
- créer et renouveler ses projets de vie ;
- entretenir ses relations familiales et amicales ;
- maintenir une activité sociale ;
- rompre l’isolement et demander de l’aide lorsqu’elle devient nécessaire ;
- rester curieux, lire, apprendre, découvrir et transmettre ;
- conserver une activité physique adaptée à ses capacités ;
- manger suffisamment et surveiller toute perte de poids involontaire ;
- préserver son sommeil, son audition, sa vue et sa santé bucco-dentaire ;
- continuer à cultiver son apparence, ses goûts et son identité ;
- conserver son pouvoir de décision aussi longtemps que possible ;
- anticiper l’adaptation de son habitation ;
- actualiser ses compétences professionnelles tout au long de sa carrière ;
- parler en famille de l’aidance, du logement, des ressources et des volontés de chacun ;
- vivre le présent sans faire de l’âge le centre permanent de son existence.
Préparer une vie plus longue ne consiste pas à vivre dès 40 ans comme si l’on en avait 90. Il s’agit d’éviter que toutes les décisions soient prises dans l’urgence.
La longévité ne devrait pas être uniquement une course au nombre d’années. Le véritable progrès sera de pouvoir les vivre dignement, entouré, libre de ses choix et sans faire peser tout le poids de cette vie supplémentaire sur la génération suivante.
Alors, si l’on vivait jusqu’à 100 ans ?
Longevity 2026 : les informations pratiques
Date : 26 novembre 2026
Lieu : 3 Mazarium, Institut de France
Inscription : réserver une place pour Longevity 2026
Sources
- Projections de population à l’horizon 2070 – Insee, juin 2026
- Espérance de vie sans incapacité – Drees, janvier 2026
- Plasticité cérébrale et vieillissement – Inserm
- Recommandations d’activité physique après 65 ans – Manger Bouger
- Diagnostic de la dénutrition après 70 ans – Haute Autorité de santé
- Lien social, santé et longévité – Organisation mondiale de la santé
- Les seniors sur le marché du travail en 2025 – Dares
- Les proches aidants en France – Drees, juin 2026
- Les centenaires en France – Insee
- MaPrimeAdapt’ – Service-Public.fr
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Sophie Madoun