Et si vous profitiez du week-end des 17 et 18 octobre 2026 pour découvrir le Muséum national d’Histoire naturelle comme vous ne l’avez jamais vu ? Pour ses 400 ans, l’institution parisienne organise deux journées exceptionnelles au Jardin des Plantes. Au programme : spectacles de danse, musique créée à partir de minéraux, ateliers pour les enfants, visites insolites et une nocturne avec 30 danseurs. Un événement qui accompagne l’exposition « Artistes au Muséum », réunissant plus de 300 œuvres. Voici ce qui vous attend, les horaires et les tarifs.
Des pierres qui deviennent des instruments de musique. Des oiseaux dont vous allez reproduire le chant avec un circuit électronique. Des comédiens qui vous entraînent dans une visite complètement inattendue. Et 30 danseurs qui transforment leurs mouvements en fascinantes figures géométriques.
Non, vous n’êtes pas dans un spectacle de science-fiction. Vous êtes au Jardin des Plantes, à Paris, où le Muséum national d’Histoire naturelle célèbre ses 400 ans en faisant dialoguer artistes, scientifiques et visiteurs.
Les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2026, la Grande Galerie de l’Évolution accueille un week-end festif autour de l’exposition Artistes au Muséum. Deux journées pour créer, écouter, expérimenter, dessiner et découvrir les collections sous un autre angle.
Samedi 17 octobre : une nocturne spectaculaire avec 30 danseurs
C’est l’un des grands rendez-vous de ce week-end. Samedi soir, la Grande Galerie de l’Évolution se transforme en scène pour accueillir un extrait de Murmuration Level 2, le spectacle du chorégraphe Sadeck Berrabah.
Trente danseurs évolueront au milieu des collections pendant 30 minutes. Leurs bras et leurs corps synchronisés dessineront d’impressionnantes figures géométriques, dans un jeu de perspectives et de lumières.
Le titre du spectacle fait référence aux murmurations, ces nuées d’étourneaux qui se déplacent ensemble en formant d’immenses vagues mouvantes dans le ciel. Chaque oiseau ajuste sa trajectoire au mouvement de ses voisins, donnant l’impression d’un seul organisme. Sadeck Berrabah retrouve cette idée de coordination dans sa chorégraphie.
Pourquoi ce spectacle au Muséum ? Parce qu’il illustre précisément le thème de l’exposition : la manière dont l’observation de la nature nourrit les créations humaines. Après la représentation, vous pourrez parcourir les collections de la Grande Galerie de l’Évolution et l’exposition Artistes au Muséum.
Samedi 17 octobre : portes à 18 h 45, spectacle à 19 h 30, durée 30 minutes. La page officielle annonce une fin de nocturne à 22 h 30 ; le programme imprimé précise que les expositions sont accessibles jusqu’à 22 h. À partir de 6 ans. Billet spécifique : 16 € en plein tarif ou 13 € en tarif réduit, comprenant le spectacle et les visites. Informations et réservation de la nocturne.
Des minéraux qui se transforment en musique
Imaginez des roches vieilles de millions d’années qui participent à une création musicale électronique. C’est le principe d’Ode minérale, performance interactive du studio Can Touch This avec l’artiste OMMA.
Grâce à des technologies interactives, les minéraux des collections du Muséum deviennent le point de départ d’improvisations sonores. Une idée surprenante pour parler de ces témoins de l’histoire terrestre : leur composition et leur structure renseignent les géologues sur les conditions dans lesquelles ils se sont formés. Ici, le public découvre les minéraux par un langage inattendu, celui de la musique.
Samedi et dimanche à 15 h, durée 30 minutes. En accès libre pour les visiteurs munis d’un billet d’entrée.
Avec vos enfants : dessiner les animaux, modeler et fabriquer des chants d’oiseaux
Le week-end a été imaginé pour les familles. Vos enfants pourront observer des spécimens, créer leurs propres œuvres et comprendre pourquoi l’art occupe une place si importante dans les sciences naturelles.
À 11 h : apprendre à dessiner comme un naturaliste
Avec l’illustratrice Ingrid Winkler, les enfants s’initient au dessin naturaliste. Pourquoi continuer à dessiner les espèces alors que la photographie existe ? Parce qu’un dessin scientifique permet de faire ressortir les détails qui comptent pour identifier une plante ou un animal : une nervure, une articulation, la forme d’un bec ou la disposition de ses membres. L’atelier passe de l’observation à la pratique. « Graine d’artistes », dès 6 ans, à 11 h.
À 11 h : fabriquer un circuit qui imite les oiseaux
Autre expérience étonnante : avec Marylou Sharrock, les enfants découvrent les chants des oiseaux du Jardin des Plantes puis fabriquent un circuit électronique capable de les reproduire. Les chants permettent notamment aux oiseaux de communiquer, de signaler leur présence ou de défendre un territoire. Une manière de comprendre le vivant en écoutant et en expérimentant. « Drôles d’oiseaux », dès 6 ans, à 11 h.
À 13 h 45 et 15 h : créer une immense fresque de la forêt tropicale
L’illustratrice Éva Offredo invite les enfants à inventer leur propre animal avant de l’intégrer à une œuvre collective. Au fil du week-end, la fresque La Forêt de Boto se peuple de nouvelles créatures. C’est aussi l’occasion de parler de biodiversité et des multiples espèces qui cohabitent dans les forêts tropicales. Dès 6 ans, à 13 h 45 et 15 h.
À 13 h 45 : découvrir le modelage animalier
Avec le sculpteur Patrice Alexandre, place à la terre et aux volumes. Inspirés par le travail de François Pompon, les participants apprennent à donner une forme à un animal, à comprendre sa silhouette et son équilibre. Dès 8 ans, à 13 h 45.
Le samedi, les plus petits pourront aussi participer à l’atelier Les papillons d’Odilon Redon, proposé dès 3 ans à 14 h 30. Attention : cet atelier est payant.
Ces ateliers nécessitent une inscription à l’accueil de la Grande Galerie de l’Évolution, dans la limite des places disponibles.
Une visite théâtralisée qui ne ressemble à aucune autre
Vous connaissez les visites où l’on suit un guide en écoutant une succession de dates ? Le collectif La Cahute propose tout autre chose avec L’Agence des visites improvisées.
Les comédiens transforment les espaces de la Grande Galerie de l’Évolution en terrain de jeu. Les arrêts et les échanges avec les visiteurs donnent naissance à des récits drôles, sensibles ou complètement fantasques. Une façon de regarder les collections scientifiques avec davantage de liberté.
Samedi et dimanche à 14 h. Durée : une heure. Inscription à l’accueil.
Des visites gourmandes et des rencontres avec les créateurs de l’exposition
Et si vous découvriez aussi les œuvres par le goût et l’odorat ? La visite Carnet de saveurs associe le parcours artistique à une dégustation de thés conçus en écho aux œuvres exposées.
Cette approche rappelle que notre perception de la nature ne dépend pas uniquement de la vue. Odeurs, goûts et sensations contribuent aussi à notre expérience du monde. Visites à 11 h et 13 h 30, réservées aux adultes, sur inscription à l’accueil.
À 10 h 30 et 14 h, vous pourrez également découvrir l’exposition lors de visites « à deux voix » avec des membres de l’équipe qui l’ont conçue.
À 11 h 30, le sculpteur Patrice Alexandre vous fera découvrir le bestiaire de François Pompon : l’exposition rassemble notamment 36 œuvres de ce maître de la sculpture animalière, célèbre pour son ours blanc aux formes lisses et épurées.
Théâtre, danse et littérature : le vivant à l’honneur
À 17 h, samedi et dimanche, la compagnie Bella Danse présente Manifeste du Vivant, une déambulation chorégraphique qui interroge notre relation à la nature et la nécessité de préserver la biodiversité. Les mouvements des danseurs traduisent ce que les scientifiques documentent : les liens entre les êtres vivants et leur environnement.
Le public pourra également découvrir Habiter en oiseau, l’installation sonore de Marylou Sharrock accessible au troisième étage, ainsi que des animations courtes pour les enfants sur les expéditions naturalistes et les secrets de la taxidermie.
Samedi 17 octobre à 14 h 30, l’écrivaine Ryoko Sekiguchi présentera L’Herbier de mots, une rencontre poétique inspirée des collections botaniques. Dimanche 18 octobre à 14 h 30, une lecture dessinée du conte de Dany Laferrière, L’Étrange Petit Canard et le non moins mystérieux Petit Garçon, réunira l’illustratrice Béatrice Menuel et la comédienne Sandrine Baumajs.
Pourquoi l’exposition « Artistes au Muséum » mérite aussi votre visite ?
Le week-end accompagne une exposition exceptionnelle consacrée aux liens entre les arts et les sciences naturelles. Sur 880 m², plus de 300 œuvres racontent quatre siècles de rencontres entre peintres, sculpteurs, photographes, dessinateurs et chercheurs.
Le Douanier Rousseau a trouvé son inspiration africaine à Paris
En 1895, Louis Quantin et Jules Terrier réalisent une scène naturalisée montrant une lionne attaquant un oryx. Elle inspirera le Douanier Rousseau pour son tableau Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope. Le plus étonnant ? Le peintre, qui n’a pratiquement jamais quitté Paris, a trouvé une partie de son inspiration exotique dans les collections du Muséum.
Delacroix venait étudier les lions de la Ménagerie
Eugène Delacroix et le sculpteur Antoine-Louis Barye fréquentaient le Jardin des Plantes pour mieux comprendre la morphologie des félins. Lorsque des lions mouraient à la Ménagerie, ils pouvaient examiner leur anatomie. L’observation des muscles et des os leur permettait de représenter avec davantage de justesse les corps et les mouvements des animaux.
Gustave Moreau observait les coraux pour peindre la mythologie
Dans Galatée, peint en 1880, le personnage mythologique évolue dans un décor sous-marin. Pour le concevoir, Gustave Moreau avait étudié des organismes marins et des coraux du Muséum. Même dans ses compositions imaginaires, l’artiste s’appuyait sur une observation minutieuse de la nature.
Des trésors vieux de quatre siècles
Le Muséum conserve également environ 7 000 vélins, ces peintures d’une extrême précision réalisées sur un parchemin fin pour représenter plantes et animaux. L’histoire de cette collection commence au XVIIe siècle. Certains originaux sont présentés par rotation, afin de les préserver, aux côtés de trois nouveaux vélins créés pour l’exposition.
Vous retrouverez aussi des œuvres ou des regards de François Pompon, Salvador Dalí, Sarah Moon, Robert Doisneau et Alberto Giacometti. Autant de façons de raconter une même histoire : celle du vivant, observé, étudié et réinventé par les artistes.
Week-end des 17 et 18 octobre au Muséum : horaires, tarifs et réservations
- Dates : samedi 17 et dimanche 18 octobre 2026.
- Lieu : Grande Galerie de l’Évolution, Jardin des Plantes, 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5e.
- Horaires : de 10 h à 18 h. Nocturne exceptionnelle le samedi soir.
- Tarif Grande Galerie seule : 13 € plein tarif, 10 € tarif réduit ; gratuité pour les moins de 26 ans selon conditions.
- Tarif Grande Galerie + exposition Artistes au Muséum : 16 € plein tarif, 13 € tarif réduit, forfait Tribu à 52 € pour deux adultes et deux jeunes de 3 à 25 ans.
- Animations : gratuites pour les détenteurs d’un billet d’entrée, sauf exception signalée. Plusieurs ateliers et visites sont accessibles sur inscription à l’accueil.
- Nocturne Murmuration Level 2 : samedi 17 octobre à 19 h 30, avec son propre billet à 16 € ou 13 €, incluant l’accès aux collections et à l’exposition.
- Métro : Gare d’Austerlitz (ligne 5), Censier-Daubenton (ligne 7), Jussieu (ligne 10).
Consultez le programme officiel des 17 et 18 octobre et la billetterie de la nocturne avant de vous déplacer.
L’exposition Artistes au Muséum se poursuit jusqu’au 7 mars 2027.
Avec ses spectacles, ses découvertes scientifiques et ses ateliers, ce week-end nous rappelle une chose : la nature a toujours été une formidable source d’inspiration. Et pour la découvrir autrement, vous n’aurez même pas besoin de quitter Paris.
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Sophie Madoun