Lors du passage d’Olivier Véran à l’IHU Méditerranée, le professeur Raoult a déclaré qu’il avait deux moins de morts à Marseille qu’à Paris. Pour Didier Raoult « Ce n’est pas un crime de donner de l’espoir ».

Jeudi 27 aout, il y a eu une conférence de presse avec le ministre de la santé, Olivier Véran, le professeur Didier Raoult, Martine Vassal (présidente LR de la métropole et du département des Bouches-du-Rhône) et la maire de Marseille Michèle Rubirola. Pour Didier Raoult « Ce n’est pas un crime de donner de l’espoir« . Et chiffres à l’appui, il a donné les leçons à tirer de la pandémie.

Il y a 2 fois moins de morts à Marseille qu’à Paris

Et le professeur Raoult de déclarer : « On hospitalise plus à Marseille qu’à Paris car on pense qu’il faut traiter les gens le plus tôt possible. Il y a un mortalité 2 fois plus faible à Marseille qu’à Paris et une mortalité deux fois plus faible également, parmi les cas diagnostiqués et hospitalisés « . L’IHU réalise, quotidiennement, 3000 tests PCR par jour, avec comme objectif de pouvoir en faire 5000 par jour. Didier Raoult a expliqué qu’il y a «Deux souches du virus coexistent sur le territoire. C’est la souche la moins grave qui semble circuler actuellement. Ce qui explique le faible nombre d’hospitalisations et de réanimations» et d’ajouter «les critères de gravité sont plus bas que sur la période de mars à juin». «Certains marqueurs de gravité comme les troubles de la coagulation ont disparu.»

« Ce n’est pas un crime de donner de l’espoir. Hippocrate disait qu’il faut commencer par calmer les patients et leur donner de l’espoir », Didier Raoult

Le professeur Raoult reprend les propos du professeur Toussaint et ceux du professeur Perronne de ce lundi 31 aout qui souhaitent redonner le gout de vivre aux français. Et de critiquer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement trop anxiogène à ses yeux : «Il faut juste être sérieux, se préparer, et avoir les armes pour répondre avec calme et optimisme. Car le pessimisme tue les patients» a suggéré le scientifique, ajoutant que «ce n’est pas un crime de donner de l’espoir. Hippocrate disait qu’il faut commencer par calmer les patients et leur donner de l’espoir. Quand on pense qu’il y a de l’espoir, il faut le faire».

Néanmoins, le professeur est resté prudent : «Ne me demandez pas de prédire ce que cette maladie va devenir, c’est impossible!» concluait-il, prévenant qu’«on ne sait jamais comment ces maladies nouvelles vont évoluer».

Et en même temps, la chloroquine est définitivement enterrée?

Pendant ce temps, une méta analyse parue dans parues ce 27 août dans la revue Clinical Microbiology and Infection a montré, que l’hydroxycholoroquine mise en avant par le professeur Raoult n’aurait aucun effet sur la mortalité de patients Covid-19 hospitalisés, d’après une méta-analyse saluée pour sa rigueur. Pire, elle serait même néfaste dans certains cas en raison de ses effets secondaires délétères. «L’hydroxychloroquine seule est inutile et entraîne une surmortalité lorsqu’elle est combinée à l’azithromycine», résume Matthieu Mulot,un des auteurs de l’étude. Ce dernier se félicite de ne pas avoir mené «une enquête à charge ou aux idées préconçues», mais d’avoir «analysé objectivement si ce traitement permettait de réduire ou non la mortalité, à l’aide des protocoles et des méthodes standards de méta-analyse».

 

Sophie Madoun