Au travers d’une vingtaine de petites leçons de sagesse, inspirées de la vie des oiseaux, ce livre nous propose de suivre leur enseignement pour plus de bien-être.

 

On a souvent besoin d’un plus petit que soi

C’est le secret que nous confie ce livre, avec bienveillance et douceur. Il faut réapprendre à observer ce qui nous entoure, à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature. Et quoi de mieux pour cela que d’arrêter un moment le tempo infernal de nos vies et d’entendre ce qu’ont à nous dire les oiseaux ? Par leur mode de vie, leur façon d’être au monde, ces petits « maîtres à penser » nous enseignent un art de vivre plus respectueux de nos rythmes – plus profond aussi.

Ces 22 petites leçons de vie, courtes et simples, nous invitent à retrouver l’être naturel qui dort en nous.

Extrait Petite philosophie selon les oiseaux

“Accepter la fragilité en soi :

L’éclipse du canard

La vie des oiseaux, comme la nôtre, est traversée de toutes sortes d’événements qui sont des petites morts, et des renaissances. La mue par exemple. Perdre son plumage, pour en acquérir un plus beau, c’est un peu apprendre à se renouveler tous les ans, quitte à passer par une phase difficile pour y parvenir. (…) Il faut toujours savoir laisser mourir quelque chose en soi pour pouvoir renaître. Et ainsi fait l’oiseau, quand il troque son plumage élimé contre des plumes nouvelles, éclatantes de santé. C’est pour lui vital : il ne pourrait pas voler sans un plumage en parfait état. Ça l’est aussi pour nous : notre incapacité à muer, à nous détacher du passé, nous empêche trop souvent d’avancer.

Chez l’oiseau, l’époque de la mue est une période de fragilité. Parfois l’oiseau ne peut momentanément plus voler, c’est le cas de certains canards. On dit alors qu’ils sont en plumage d’éclipse. Une jolie expression pour désigner ce moment où l’oiseau se met un peu entre parenthèses, attendant que certaines plumes essentielles qui sont tombées repoussent. Il se sait fragile, se fait discret, n’engage rien d’important. Il prend patience. Il attend que le renouvellement s’opère, de retrouver toute sa force, toute sa beauté.

Ainsi devrions-nous faire, parfois.

Dans une société qui nous pousse à être tout le temps performants, nous ne savons plus nous mettre en éclipse, prendre le temps nécessaire, lors des périodes fragiles de nos vies, de nous ressourcer, de rassembler nos forces. (…)

Accordons-nous la mue, accordons-nous les plumages d’éclipse, dans les petits et les grands moments de nos vies, pour revenir plus fort, plus beau, et léger comme un oiseau”.

 

Petite philosophie selon les oiseaux, Philippe J. Dubois, Élise Rousseau – Éditions de La Martinière, 14,90 €