Site icon Santecool

Et si le soleil pouvait guérir les allergies ?

D’après une étude réalisée par le CSA en 2011, pour le Comité Français d’Observation des Allergies (CFOA), un Français sur quatre, soit 16 millions de personnes, souffrirait d’allergies respiratoires. Le nombre de patients allergiques ne cesse de croître et cette augmentation a été récemment associée à un déficit en vitamine D*. La recrudescence des allergies pourrait être donc liée à un déficit en ultraviolets (UVB).

L’IFSS (Institut Français Soleil & Santé) estime que les carences en vitamine D sont liées à celles des UVB, ceux là même qui génèrent la production de vitamine D dans la peau à hauteur de 80 %.

La corrélation entre allergies, vitamine D et UVB

Le Congrès scientifique de l’American College of Allergy, Asthma & Immunology (2011) a mis en évidence les effets bénéfiques du soleil et de la vitamine D sur les allergies. Le déficit en vitamine D, lui-même lié à une exposition insuffisante aux UVB, augmenterait les allergies respiratoires (rhinite, asthme), cutanées et alimentaires.

Les vertus antiallergiques de la vitamine D

L’IFSS s’appuie sur deux études récentes pour démontrer le lien entre latitude géographique (niveau d’ensoleillement) et allergies. La première révèle que le nord des États-Unis enregistre 13 % de consultations d’urgences allergiques de plus que le sud du pays**. La seconde précise que le taux de personnes asthmatiques augmenterait de 2 % à chaque fois que l’on progresse de 10 degrés de latitude vers le nord***. En effet, environ 5 % de la population de Miami souffrirait d’asthme contre 11 % à Detroit, ville située plus au nord. « La vitamine D semble agir comme un régulateur du système immunitaire. De nombreuses études expérimentales sont en faveur d‘une inhibition de l’immunité acquise et d’une stimulation de l’immunité innée par la vitamine D », précise le Professeur Jean-Claude Souberbielle, biologiste et consultant pour l’Institut Français Soleil & Santé.

Une récente étude américaine a démontré qu’une trop faible exposition aux UVB et qu’un déficit en vitamine D favoriseraient le développement d’allergies alimentaires. Elle a ainsi révélé que les jeunes enfants nés en automne ou en hiver ont 53 % de risque supplémentaire de présenter une allergie alimentaire que les enfants nés au printemps ou en été (Vassallo MF. 2010).

Les propriétés antiallergiques de la vitamine D ont été démontrées et expliqueraient le rôle protecteur de l’exposition aux UVB sur les allergies.

* Jones AP. 2012, Arshi S. 2012

** Rudders SA 2010

***Krstic G. – 2011

A LIRE :

L’exposition à la lumière du soleil réduit les risques de cancer de l’oesophage

Sclérose en plaque : le soleil plus efficace que la vitamine D

Les dangers d’une mauvaise protection solaire à la montagne pour les parents et les enfants

SOUS LE SOLEIL… PAS EXACTEMENT

Quitter la version mobile