Ils promettent des cheveux plus denses grâce à quelques minutes de lumière rouge, chez soi. Avec ses nouveaux casques X400 et X600, Nooance pousse la technologie encore plus loin. Mais avant de croire à la repousse, une question change tout : pourquoi perdez-vous vos cheveux ?

Des cheveux sur la brosse, dans la douche, sur les vêtements… À l’automne, la chute peut sembler soudain s’accélérer. C’est précisément au moment où l’on cherche une solution que les casques laser contre la chute des cheveux attirent l’attention. Les nouveaux modèles de Nooance associent lasers et LED rouges, avec la promesse de freiner la chute et d’améliorer la densité. Que peut-on réellement en attendre ?

Que font les lasers et les LED sur le cuir chevelu ?

Le principe s’appelle la photobiomodulation : une lumière de faible intensité est dirigée vers le cuir chevelu pour agir sur l’activité des follicules, les petites structures qui fabriquent les cheveux. Il ne s’agit pas d’un laser qui brûle ou retire des tissus. Dans le cas des nouveaux casques Nooance, lasers et LED émettent une lumière rouge de 655 nm.

Le X400 compte 100 lasers et 300 LED ; l’Expert X600, 300 lasers et 300 LED. Le mode d’emploi annoncé est le même : 15 minutes un jour sur deux, pendant plusieurs mois. Leurs prix catalogue sont respectivement de 999 € et 1 449 €, même si des promotions peuvent modifier le prix payé au moment de l’achat.

Plus de points lumineux signifie une couverture différente du cuir chevelu. Cela ne signifie pas automatiquement trois fois plus de repousse avec le X600 : ses 300 lasers n’ont pas été comparés directement aux 100 lasers du X400 dans les éléments communiqués pour ce lancement.

Alors, les casques laser font-ils repousser les cheveux ?

Oui, il existe des résultats scientifiques encourageants, mais ils concernent avant tout l’alopécie androgénétique, une perte de densité progressive liée notamment à des facteurs génétiques. Une synthèse de recherches publiée en 2025 conclut à une amélioration de la densité capillaire avec la photobiomodulation dans ce cas précis, avec un niveau de certitude jugé modéré. Ce résultat porte sur la technologie étudiée dans différents essais, pas spécifiquement sur les deux nouveaux casques Nooance.

La marque cite pour chacun de ses modèles une étude menée sur 21 volontaires pendant six mois, à raison d’une séance de 15 minutes un jour sur deux. C’est une information à connaître, mais ces deux petits groupes ne suffisent pas, à eux seuls, à dire quels résultats une personne obtiendra, ni à établir que le modèle le plus cher est plus efficace que l’autre. Les éléments fournis ne présentent pas de comparaison directe X400 contre X600.

Autre point à garder en tête : les résultats, lorsqu’ils existent, demandent du temps et de la régularité. Un casque ne fait pas réapparaître instantanément une chevelure perdue depuis des années.

La chute d’automne est-elle une bonne raison d’en acheter un ?

Pas nécessairement. Selon Dermato-Info, le site d’information de la Société française de dermatologie, la chute des cheveux varie au fil de l’année et peut être plus marquée à l’automne. Cette chute saisonnière est généralement temporaire. Or, une preuve d’efficacité dans l’alopécie androgénétique ne démontre pas qu’un casque est utile pour une chute passagère de ce type.

La même impression de cheveux clairsemés peut aussi cacher des causes très différentes : après un accouchement, une maladie ou un stress important, mais aussi en cas de carence en fer, de problème thyroïdien ou d’alopécie progressive. Dans ces situations, le bon réflexe n’est pas de choisir d’emblée entre 400 et 600 sources lumineuses : c’est de comprendre ce qui provoque la chute.

Comment savoir si votre chute de cheveux mérite un avis médical ?

Une chute très intense ou qui persiste, une raie qui s’élargit rapidement, des zones dégarnies, une absence de repousse ou un cuir chevelu rouge, douloureux ou irrité justifient une consultation. Un médecin ou un dermatologue pourra examiner le cuir chevelu et, si besoin, rechercher une cause que la lumière rouge ne réglerait pas.

Les nouveaux casques laser et LED ne sont donc ni une invention sans fondement ni une réponse universelle. La question essentielle n’est pas seulement « est-ce que ça marche ? », mais « pour quelle chute de cheveux, et avec quel résultat réaliste ? » C’est cette réponse qu’il faut obtenir avant de s’engager dans plusieurs mois de séances.

Sources

 

 

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