Des guimauves à 13 €, un bouquet de fleurs, un soin offert à une femme touchée par le cancer ou un don de cheveux : Octobre Rose 2026 propose de nombreuses façons de participer. Mais combien est réellement reversé, à quelle association et pour quelle action ? De Fauchon à Bergamotte, de Guérande Cosmétiques à Molitor, voici les initiatives, les prix et les engagements annoncés pour choisir votre geste de solidarité.
Octobre Rose 2026 : une femme s’élance, une main se tend
Avant les produits roses et les opérations solidaires, il y a un rendez-vous médical que l’on hésite parfois à prendre. Un courrier posé sur une table. Un appel repoussé. La peur de l’examen ou de ce qu’il pourrait révéler.
C’est cet instant que raconte la nouvelle campagne Ruban Rose 2026, présentée le mercredi 30 septembre au Champ-de-Mars, à Paris, en présence de Franck Besnard, président de l’association, et de Karine Martin Laprade, sa directrice.
Dans le film, un corps vacille, trouve un appui, puis reprend son élan. La femme est au cœur de cette chorégraphie. À ses côtés, une autre personne devient soutien, relais, présence.
Le message accompagne ce mouvement : « Cancer du sein : se faire dépister, c’est déjà rebondir. »
Yoann Bourgeois met en mouvement la peur du dépistage
La création a été confiée à l’agence Magic Garden, avec une direction de création de Béatrix Mourner et une chorégraphie de Yoann Bourgeois.
Artiste, chorégraphe, metteur en scène et acrobate, il explore depuis de nombreuses années l’équilibre, la chute, la suspension et le rebond. Son travail donne ici une forme visible à une hésitation intime, puis à la possibilité d’avancer.
Sur le visuel, une femme apparaît à plusieurs étapes de son envol vers un escalier blanc. Un homme lui tend la main. Le soutien devient un geste immédiatement compréhensible.
« Je crois que l’art peut contribuer, peut-être pas seul, mais à transformer le monde », explique Yoann Bourgeois.
La réalisation et la photographie sont signées Roman Veiga, la production Ocurens, et la musique Alex Jaffray et Gilles Facérias, Start-Rec.
Leïla Kaddour-Boudadi prête sa voix à la campagne
Ambassadrice de Ruban Rose, Leïla Kaddour-Boudadi prête bénévolement sa voix au film 2026.
« Je crois beaucoup à la force des mots, à leur capacité à informer, à rassurer, mais aussi à déclencher une action. »
La journaliste évoque des gestes accessibles : parler du dépistage, encourager une proche à prendre rendez-vous, soutenir la recherche.
L’entourage peut aussi aider à chercher un créneau, accompagner au centre de radiologie ou être disponible après l’examen. La campagne invite ainsi à agir pour soi et à donner une impulsion à celles que l’on aime.
Laurie Cholewa devient marraine de Ruban Rose
La mobilisation accueille une nouvelle voix : Laurie Cholewa devient marraine de l’association Ruban Rose.
L’animatrice et productrice a, en effet, rendu public son diagnostic de cancer du sein en mai 2026. Son engagement s’appuie donc d’autant plus sur son histoire familiale et sur sa propre expérience.
« J’ai envie aujourd’hui de mettre ma voix au service de cette cause : rappeler aux femmes l’importance du dépistage, les encourager à prendre soin d’elles, mais aussi contribuer à mieux informer, sans dramatiser ni banaliser. »
Elle rejoint notamment Évelyne Dhéliat, Alice Detollenaere et Camille Lacourt dans les actions de sensibilisation menées tout au long de l’année.
Pour la soirée de lancement du 30 septembre, au pied de la tour Eiffel, Ruban Rose a eu une programmation musicale entièrement féminine réunissant Esther Abrami, Jeanne Cherhal, Jain et Zaz.
Produits solidaires Octobre Rose : combien est réellement reversé ?
Une boîte de douceurs, un bouquet ou un cosmétique peuvent contribuer à une collecte. Le principe du produit-partage est simple : pour chaque achat concerné, l’entreprise verse une somme à une association ou à une fondation.
Le montant peut être fixe ou correspondre à un pourcentage des ventes. Un produit plus cher ne déclenche donc pas nécessairement un don plus élevé.
Pour comprendre l’engagement, regardez trois informations : la référence concernée, le montant reversé et l’organisme bénéficiaire.
| Initiative | Prix annoncé | Montant reversé | Bénéficiaire |
|---|---|---|---|
| Fauchon : 8 guimauves BISOU BISOU | 13 € | 2 € par réglette | Ligue contre le cancer, Comité de Paris |
| Bergamotte : bouquet Octobre Rose S | 27,90 € | 1 € | Fondation Gustave Roussy |
| Bergamotte : bouquet Octobre Rose M | 47,90 € | 1 € | Fondation Gustave Roussy |
| Bergamotte : bouquet Octobre Rose L | 69,90 € | 1 € | Fondation Gustave Roussy |
| Guérande Cosmétiques : Baume nourrissant 50 ml | Prix non communiqué dans l’annonce | 1 € par produit concerné | Ligue contre le cancer |
| Molitor : repas trois plats, hors boissons | 60 € par personne | 2 € | RoseUp |
| Molitor : soin d’une heure | 180 € | 2 € | RoseUp |
| Molitor : séjour Octobre Rose | À partir de 616 € pour deux | 5 € | RoseUp |
Tarifs et engagements annoncés pour les opérations Octobre Rose 2026. Les références éligibles, les disponibilités et les conditions sont à vérifier au moment de l’achat.
Fauchon : huit guimauves à 13 €, dont 2 € pour la Ligue contre le cancer
Pour Octobre Rose, Fauchon propose une édition limitée de ses guimauves BISOU BISOU : huit guimauves à la framboise, habillées d’un délicat enrobage rose.
Elles sont réalisées artisanalement dans l’atelier parisien de la Maison, à Montmartre, par Arnaud Larher, Meilleur Ouvrier de France.
La réglette coûte 13 €, dont 2 € reversés à la Ligue contre le cancer — Comité de Paris, du 1er au 31 octobre. Cela représente environ 15,4 % du prix annoncé.
L’opération prolonge le partenariat engagé depuis trois ans entre Fauchon L’Hôtel Paris et le Comité de Paris de la Ligue. Ce partenariat accompagne la prévention, la recherche et le soutien aux personnes touchées par la maladie et à leurs proches.
Bergamotte : un bouquet pour soutenir la Fondation Gustave Roussy
Chez Bergamotte, les fleurs et les plantes de la collection Octobre Rose participent à une collecte : 1 € est reversé à la Fondation Gustave Roussy pour chaque bouquet ou plante de cette collection acheté, selon l’annonce de la marque.
Les bouquets sont proposés en trois formats : 27,90 € pour le S, 47,90 € pour le M et 69,90 € pour le L.
Le reversement reste d’un euro, quel que soit le format du bouquet. Le choix de la taille dépend donc du cadeau ou de la composition souhaitée, sans modifier le montant du don annoncé.
La collection est à retrouver sur le site de Bergamotte.
Guérande Cosmétiques : un baume nourrissant associé à un don
Guérande Cosmétiques annonce un reversement de 1 € à la Ligue contre le cancer pour chaque Baume nourrissant vendu dans le format de 50 ml concerné par l’opération.
Ce soin certifié bio associe des Eaux-mères de Guérande, du beurre de karité et des huiles végétales, choisis pour hydrater, nourrir et protéger la peau.
Sa texture est décrite comme riche et fondante, avec un parfum aux notes aquatiques et florales.
L’engagement porte sur la référence annoncée : il ne doit pas être étendu automatiquement aux autres contenances de la gamme. Le prix du format de 50 ml n’est pas précisé dans les informations transmises.
Les soins sont disponibles en instituts de beauté, en spas et sur le site de Guérande Cosmétiques.
Molitor et RoseUp : réserver pour soi ou offrir un moment à une femme malade
Pendant tout le mois d’octobre, Molitor Paris s’associe à RoseUp, association qui informe et accompagne les femmes touchées par le cancer.
L’hôtel propose deux façons de participer : réserver une expérience pour soi, avec un reversement à RoseUp, ou financer une prestation destinée à une femme accompagnée par l’association.
Un repas méditerranéen, un soin ou une nuit à l’hôtel
Trois prestations sont proposées :
- Un repas trois plats aux accents méditerranéens, à 60 € par personne hors boissons, dont 2 € reversés à RoseUp.
- Un soin d’une heure à 180 €, dont 2 € reversés à RoseUp : le massage Harmonisant myBlend ou le soin visage Hydratation Intense Clarins.
- Un séjour à partir de 616 € pour deux personnes, dont 5 € reversés à RoseUp, comprenant une nuit, le petit-déjeuner, l’un des deux soins et le repas au restaurant.
Les réservations peuvent être effectuées via le site de l’hôtel, auprès du restaurant ou du spa. Les conditions sont détaillées sur la page Molitor × RoseUp.
Offrir une expérience à une bénéficiaire de RoseUp
Les trois prestations peuvent aussi être financées pour une femme accompagnée par RoseUp.
Le don s’effectue sur le portail dédié à Molitor × RoseUp. L’association se charge ensuite d’attribuer la prestation parmi ses adhérentes.
Cette formule offre un moment en dehors du quotidien de la maladie : un repas, une heure pour soi ou une nuit ailleurs. Elle permet de soutenir l’accompagnement et la qualité de vie, au-delà du seul financement de la recherche.
Réduction d’impôt : combien coûte le don après l’avantage fiscal ?
L’opération annonce une réduction d’impôt de 66 % pour les dons éligibles, avec délivrance d’un reçu fiscal.
Si cet avantage s’applique intégralement, les montants sont les suivants :
| Montant du don | Réduction de 66 % | Coût après réduction |
|---|---|---|
| 60 € | 39,60 € | 20,40 € |
| 180 € | 118,80 € | 61,20 € |
| 616 € | 406,56 € | 209,44 € |
Le montant total est versé au départ. La réduction intervient ensuite et concerne le don pour une bénéficiaire, pas une prestation réservée pour soi.
Le régime général à 66 % s’applique dans la limite de 20 % du revenu imposable, avec des possibilités de report en cas de dépassement du plafond. Le bénéfice effectif dépend notamment du montant d’impôt dû : une réduction d’impôt n’est pas un remboursement automatique. www.service-public.gouv.fr
Don de cheveux : Tous de mèche rassemble 42 entreprises
Participer à la mobilisation peut aussi passer par un don de cheveux.
Né en Bretagne à l’initiative de l’entreprise agroalimentaire Olga en 2020, le collectif Tous de mèche annonce sa sixième édition en 2026. Il rassemble désormais 42 entreprises implantées dans plusieurs régions françaises.
Pendant octobre, les entreprises participantes accueillent des coiffeurs bénévoles pour permettre aux salariés de donner leurs cheveux.
Que deviennent les cheveux collectés ?
Selon les informations transmises par les organisateurs, une partie des cheveux est destinée à la confection de perruques naturelles pour les personnes atteintes d’un cancer.
Une autre partie est confiée à Capillum, entreprise spécialisée dans le recyclage des cheveux. Elle les transforme notamment en paillage naturel, avec un mélange de laine.
La collecte possède donc plusieurs destinations. Tous les cheveux récupérés ne sont pas nécessairement utilisés pour fabriquer des perruques.
Les résultats annoncés pour 2025
Les organisateurs communiquent les chiffres suivants :
- 575 mètres de cheveux collectés ;
- 365 kilos de cheveux ;
- 38 entreprises mobilisées ;
- 1 061 collaborateurs coiffés.
La longueur et le poids constituent deux mesures différentes. Ils ne doivent pas être additionnés ni interprétés comme une quantité exclusivement destinée aux perruques.
Le collectif indique également avoir reçu le Prix Coup de cœur du public de Positive Company, qui distingue cette démarche de responsabilité sociale et environnementale et sa possibilité d’être reproduite par d’autres entreprises.
Pour participer, renseignez-vous auprès de votre entreprise ou des organisateurs sur les dates, les modalités et les longueurs acceptées. Les critères varient selon la destination des cheveux.
FC Nantes : huit rubans roses remplacent les huit étoiles du maillot

Le maillot associe une base rose pastel à des détails bordeaux sur le col et les poignets. Un motif composé de rubans déstructurés, dans plusieurs nuances de rose, parcourt le tissu.
Le détail le plus symbolique se trouve à l’arrière du col : huit rubans roses brodés remplacent les huit étoiles représentant les titres de champion de France du club. Une manière d’associer son histoire sportive à la cause.
Un autre ruban apparaît sur le devant, entre le blason du FC Nantes, côté cœur, et le logo Macron Hero. La tenue est complétée par un short bordeaux et des chaussettes roses ornées d’une large bande bordeaux.
La moitié des bénéfices pour des actions locales
Le FC Nantes annonce que 50 % des bénéfices de la vente des maillots seront reversés aux associations Madame S et Ma Parenthèse, ainsi qu’au Fonds de dotation du FC Nantes, dans le cadre du programme Football Cœur de Nantes.
Les associations accompagnent les personnes touchées par le cancer du sein et participent à la sensibilisation. Le programme du club soutient le secteur de la santé sur le territoire.
Le reversement porte sur les bénéfices, et non sur la moitié du prix payé par l’acheteur. L’annonce ne précise pas la répartition entre les trois bénéficiaires ni le montant donné pour chaque maillot.
Trois rencontres annoncées à La Beaujoire
Selon le calendrier communiqué, les équipes premières féminine et masculine porteront cette tenue au stade de La Beaujoire :
- Le 3 octobre 2026 : les Nantaises face à Montpellier.
- Le 10 octobre 2026 : l’équipe masculine face à Reims.
- Le 17 octobre 2026 : l’équipe masculine face à Dunkerque.
Le maillot est à retrouver sur la boutique officielle du FC Nantes. Son prix n’est pas précisé dans les informations transmises.
Soutenir la recherche et accompagner les femmes : deux besoins complémentaires
Les initiatives d’Octobre Rose n’ont pas toutes la même destination. Certaines contribuent au financement de la recherche ; d’autres soutiennent l’information, l’accompagnement ou des moments de bien-être.
Depuis 1994, Ruban Rose agit autour de trois missions : sensibiliser au dépistage précoce, soutenir la recherche médicale et améliorer la qualité de vie des personnes touchées par la maladie.
L’association indique avoir consacré près de 13,5 millions d’euros au financement de la recherche, grâce à ses partenaires et donateurs.
Franck Besnard, son président, souligne :
« Notre responsabilité est de fédérer les énergies, chercheurs, médecins, entreprises, institutions et citoyens, pour transformer cette mobilisation collective en progrès concrets pour les femmes. »
Collectivités, entreprises, professionnels de santé, médias et citoyens peuvent relayer la campagne, soutenir une collecte ou participer à une action. Les informations et le kit de communication sont à retrouver sur le site de Ruban Rose.
Octobre Rose rappelle aussi l’importance du suivi médical
La campagne Ruban Rose rappelle qu’une femme sur huit sera touchée par un cancer du sein au cours de sa vie, en citant la Ligue contre le cancer. Ce chiffre correspond à un risque sur l’ensemble d’une vie, pas à la proportion de femmes malades aujourd’hui.
Elle reprend également le message selon lequel, détecté tôt, le cancer du sein guérit dans neuf cas sur dix. Il s’agit d’un repère collectif : l’évolution individuelle dépend notamment du type de tumeur, de son stade et de la situation de la personne.
L’Institut national du cancer rappelle que la détection précoce augmente les chances de guérison et permet généralement des traitements moins lourds, avec moins de séquelles : jefaismondepistage.cancer.fr
De 50 à 74 ans : une mammographie tous les deux ans
En France, le dépistage organisé du cancer du sein est proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans sans symptômes ni situation nécessitant une surveillance particulière.
Il associe une mammographie à un examen clinique des seins. Lorsque les premiers examens ne montrent pas d’anomalie, les clichés bénéficient d’une seconde lecture par un autre radiologue.
La mammographie réalisée dans ce programme est prise en charge à 100 %, sans avance de frais. Les éventuels examens complémentaires sont remboursés selon les conditions habituelles.
Avant 50 ans ou en cas de symptômes : un suivi adapté
Un examen clinique des seins par un professionnel de santé est recommandé chaque année dès 25 ans. Cela ne signifie pas qu’une mammographie annuelle est recommandée à toutes les femmes de cet âge.
Des antécédents personnels ou familiaux, ou une prédisposition génétique, peuvent conduire à proposer une surveillance adaptée.
Une boule dans le sein ou sous l’aisselle, une modification inhabituelle de la peau, du mamelon ou de la forme du sein mérite une consultation, sans attendre la prochaine invitation au dépistage.
Quel geste choisir pour participer à Octobre Rose 2026 ?
Un achat solidaire peut accompagner un cadeau ou un besoin déjà prévu. Un don direct permet de soutenir l’organisme de son choix. Une expérience offerte apporte une parenthèse à une femme accompagnée. Un don de cheveux participe à une collecte dont il faut connaître les critères et la destination.
Pour choisir, regardez ce que votre geste rend possible : combien est donné, à qui et pour quelle action. Ces précisions permettent de participer en sachant exactement quel engagement vous soutenez.
À lire : face au cancer, retrouver une marge de manœuvre
Le mot « cancer » suffit parfois à faire oublier tous les autres. Les progrès, les possibilités de traitement, les moyens de prévention. Dans Les gestes qui changent tout !, le professeur David Khayat propose de regarder ce qui évolue : intelligence artificielle, diagnostic, alimentation, traitements personnalisés… et place ces avancées à côté d’une question très quotidienne : que pouvons-nous faire pour notre santé ?
L’intérêt de cette approche tient au rapprochement entre deux univers que l’on sépare souvent : la médecine de pointe et nos habitudes ordinaires. D’un côté, la recherche transforme la prise en charge. De l’autre, la prévention donne des possibilités d’action, sans attendre une découverte spectaculaire.
Le titre promet beaucoup. « Tout changer » ? La formule mérite d’être accueillie avec discernement : réduire un risque ne signifie pas maîtriser son destin, et tomber malade ne constitue jamais la preuve que l’on aurait mal vécu. C’est avec cette distinction en tête que ce guide consacré aux cancers dans leur ensemble peut trouver sa place pendant Octobre Rose.
À découvrir pour comprendre la nouvelle donne de la cancérologie et nourrir ses questions sur la prévention, au-delà des slogans et des conseils qui circulent partout.
Les gestes qui changent tout ! — Cancer, I.A., alimentation, la nouvelle donne, David Khayat, éditions Fayard, paru le 16 septembre 2026, 21,90 €. Éditions Fayard
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Sophie Madoun





