La grippe recule en France chez les adultes mais progresse chez les enfants début 2026. Ce que montrent les derniers chiffres.

La grippe saisonnière recule chez les adultes en France, mais progresse à nouveau chez les enfants, en particulier les moins de 15 ans.
Selon le dernier bulletin de surveillance publié début janvier 2026 par Santé publique France, cette évolution contrastée s’explique par la reprise scolaire et une circulation toujours active du virus grippal chez les plus jeunes.

La grippe recule en France chez les adultes mais progresse chez les enfants

En ce début d’année 2026, l’épidémie de grippe hivernale en France présente un visage à deux vitesses.

Chez les adultes, les indicateurs sont orientés à la baisse. Les consultations pour syndrome grippal, les passages aux urgences pour grippe et les hospitalisations liées à la grippe diminuent progressivement. Dans la population adulte, le pic épidémique de la grippe semble avoir été franchi, avec une pression moindre sur le système de soins.

Chez les enfants, la dynamique est différente. Les consultations pour grippe chez l’enfant repartent à la hausse, surtout chez les moins de 15 ans, avec une augmentation plus marquée chez les moins de 5 ans. Cette reprise concerne d’abord la médecine de ville, mais commence également à se traduire par davantage de passages hospitaliers pédiatriques.

Alors que la grippe recule chez les adultes, elle trouve un nouveau terrain de circulation chez les enfants, notamment à l’école et dans les lieux de vie collective.

Pourquoi la grippe touche davantage les enfants en ce moment ?

La reprise scolaire de janvier joue un rôle central. Le retour en collectivité favorise la transmission des virus respiratoires hivernaux (nez bouché, nez qui coule dus à la rhinopharyngite), en particulier dans les écoles maternelles et primaires, les collèges et les structures d’accueil de la petite enfance, où les contacts sont fréquents et prolongés.

Les enfants, surtout les plus jeunes, n’ont pas encore acquis une immunité complète face aux différentes souches grippales. Leur exposition répétée entraîne plus souvent fièvre, toux, fatigue et symptômes grippaux, ce qui explique un recours plus fréquent aux soins.

Même si le taux de positivité de la grippe diminue chez les adultes, la circulation de la grippe en France reste bien présente. Les virus grippaux de type A, dominants cette saison, sont connus pour provoquer des formes parfois plus marquées chez l’enfant.

Ce que montrent les indicateurs de santé en France

Les données issues des réseaux nationaux de surveillance sanitaire confirment clairement cette dissociation entre adultes et enfants. Dans son bulletin hebdomadaire consacré aux infections respiratoires aiguës, Santé publique France observe un ralentissement de l’épidémie de grippe chez les adultes, tandis que les indicateurs repartent à la hausse chez les enfants après la reprise scolaire de janvier.

Les passages aux urgences pour grippe chez les adultes diminuent.
Les hospitalisations pour syndrome grippal se stabilisent ou reculent dans la population adulte.
Les consultations pour grippe saisonnière chez les enfants augmentent.
Les hospitalisations chez les moins de 15 ans repartent à la hausse, mais restent à un niveau modéré.

Selon Santé publique France, l’intensité globale de l’épidémie de grippe reste modérée, mais la dynamique observée chez les enfants justifie une vigilance renforcée.

Faut-il s’inquiéter pour les enfants ?

Il faut être clair. La situation n’est pas alarmante.
Ce rebond s’inscrit dans un schéma épidémiologique classique de diffusion de la grippe saisonnière, une infection virale contagieuse provoquée par le virus de la grippe, aussi appelé influenza, qui circule davantage après les périodes de retour en collectivité.

Dans la grande majorité des cas, les cas de grippe chez l’enfant restent bénins. Les symptômes de la grippe, comme la fièvre, la fatigue, la toux, les éternuements ou les courbatures, relèvent le plus souvent d’une infection virale grippale sans gravité, prise en charge en médecine de ville, et évoluent sans complications.

Une vigilance particulière reste toutefois recommandée chez les enfants fragiles, notamment les moins de 5 ans, les enfants atteints de maladies chroniques ou présentant des facteurs de risque, car leur système immunitaire peut être plus vulnérable face à un virus contagieux comme la grippe A, majoritaire cette saison. Dans ces situations, une consultation médicale précoce est conseillée en cas de symptômes marqués.

Grippe et prévention ce qui reste essentiel

Même lorsque la dynamique globale ralentit, la prévention contre la grippe demeure un levier central pour limiter la contagion et la propagation du virus.

La vaccination antigrippale, aussi appelée vaccin contre la grippe, reste recommandée pour les personnes à risque et leur entourage. Se faire vacciner, ou faire vacciner les personnes vulnérables, contribue à réduire les formes graves et les complications, même si le vaccin contre le virus de la grippe n’empêche pas toujours l’infection.

Les gestes barrières conservent toute leur utilité face à une infection virale et contagieuse. Se laver les mains, ou laver les mains régulièrement, aérer les pièces et éviter les contacts rapprochés en cas de symptômes permettent de limiter la contamination, que ce soit par un rhume, une grippe ou d’autres épidémies virales saisonnières.

Il reste également préférable d’éviter l’école ou la collectivité en cas de fièvre ou de syndrome grippal marqué, afin de protéger les personnes les plus fragiles et de freiner la circulation du virus de la grippe, sans confusion avec la grippe aviaire, qui relève d’un tout autre contexte pandémique et avian sans lien avec la situation actuelle.

Chez les enfants, ces mesures simples permettent de réduire la transmission du virus, de soutenir la réponse immunitaire, et de raccourcir la durée des épisodes grippaux.

À retenir – La grippe recule en France mais progresse chez les enfants

La grippe ne disparaît pas, elle change de visage.
Début 2026, la grippe recule en France chez les adultes, mais progresse chez les enfants, un phénomène fréquent lors des phases intermédiaires des épidémies grippales, notamment après les périodes de reprise scolaire et de vie en collectivité.

La diminution des indicateurs globaux ne reflète pas une amélioration uniforme dans toutes les classes d’âge. Selon Santé publique France, la baisse observée chez les adultes coexiste avec une reprise des consultations chez les enfants, un mécanisme classique de diffusion épidémiologique, qui n’apparaît pas toujours immédiatement dans les chiffres agrégés.