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Pour une traçabilité du miel

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En Octobre dernier, l’UNAF et UFC-Que Choisir avaient lancé simultanément une campagne demandant  une modification de la réglementation en matière d’étiquetage permettant d’assurer une meilleure traçabilité et une meilleure transparence vis-à-vis des consommateurs. A la veille du 1er Concours des Miels de France, l’Union Nationale de l’Apiculture Française demande une fois encore au gouvernement, une réelle traçabilité des miels consommés en France !

 

Alors que la production française de miel a considérablement chuté et ne permet pas de satisfaire la consommation nationale, de plus en plus de miels mélangés, provenant de divers pays, fleurissent dans les rayons mais avancent masqués quant à leur origine. Face à la multiplication des fraudes, et soucieuse de garantir aux consommateurs une information loyale et pertinente, l’Union nationale de l’Apiculture française réclame, une nouvelle fois, la mention obligatoire des pays d’origine pour les miels mélangés.

Les miels mélangés importés : 75% des miels consommés en France

Victime de l’impact des pesticides, de prédateurs comme le varroa ou le frelon asiatique, du bouleversement climatique et de la réduction des ressources mellifères, la production française de miels qui représentait 32 000 à 33 000 tonnes en 1995 s’est effondrée pour avoisiner les 10 000 tonnes en 2016 et en 2017… Les miels d’importation représentent aujourd’hui plus de 30 000 tonnes soit les trois quarts des miels consommés dans notre pays. Ces miels proviennent principalement de Chine, d’Ukraine, d’Argentine, de Hongrie, d’Espagne, d’Italie.

Miels mélangés = opacité et risque de miel frelaté

Or, si les textes européens prévoient l’obligation de mentionner sur l’étiquette le pays d’origine de la récolte, cette obligation tombe en cas de pluralité de pays d’origine au profit d’une mention opaque « mélange de miels originaires/non originaires de l’Union européenne ».  Cette absence de transparence aboutit à ce que 80% des consommateurs pensent à tort consommer du miel français, alors qu’il s’agit le plus souvent de mélanges provenant de différents pays et à la qualité variable. En effet, certains pays d’origine, à commencer par le premier pays producteur – la Chine, sont souvent épinglés pour des fraudes comme l’ajout de sirop de sucres. Afin de réduire les fraudes, assurer une meilleure traçabilité et transparence vis-à-vis des consommateurs, une réforme, à l’instar de ce qui a été fait pour l’origine du lait ou des viandes pour les produits transformés, est indispensable.

Le 1er Concours des Miels de France, qui a pour ambition de valoriser le savoir-faire des apiculteurs français ainsi que l’extraordinaire qualité et diversité des miels de nos territoires tant en Métropole et qu’en Outre-Mer, est le moment pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française  de réaffirmer sa demande d’une traçabilité du miel par pays d’origine.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « le gouvernement doit avancer rapidement vers une réforme de l’étiquetage obligeant en cas de miels mélangés, d’indiquer la mention des différents pays d’origine qui les composent ».

 

 

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