Une petite mousse, une tournée de premix – beaucoup moins innocents qu’ils en ont l’air – un mojito, whisky, spritz, vodka, vin, pastis, cognac, tequila, gin… Et si on faisait une pause ? Pour voir si on en est capable ? Pour faire le point sur notre consommation… Laurence Cottet lance ce défi healthy : un mois pour tester notre relation à l’alcool et découvrir le plaisir de boire avec modération. Qui est prêt à se lancer dans un mois sobre pour se libérer de l’alcool?

Professeur Catherine Tourette-Turgis, Enseignante-chercheure à la Sorbonne nous explique l’importance du mois sobre pour se libérer de sa dépendance à l’alcool.

“La maladie alcoolique touche au moins 2 millions de personnes en France. Cette prévention nécessite une éducation à une consommation responsable à moindre risque, dès le plus jeune âge. Le 4 janvier 2019, je prends la décision d’ouvrir sur Facebook une page publique Janvier sobre!, afin de tenter de relayer, en France, l’initiative britannique du Dry January2. Le Dry January (littéralement Janvier sec) lancé au Royaume-Uni incite à ne plus boire d’alcool pendant tout le mois de janvier. Il est généralement convenu que, lorsque la nouvelle année commence en milieu de semaine, le mois de Dry January commence le lundi suivant, permettant la consommation d’alcool pendant les fêtes de début d’année, avant l’abstinence. Suite à mon initiative du Janvier sobre en France, très rapidement, les membres affluent et postent des commentaires… pour atteindre au 31 janvier, plus de 700 membres actifs et 20000 publications et réactions. Celles-ci sont spontanées, pleinement affichées et enthousiastes. C’est la magie des réseaux sociaux qui m’a permis, comme «une lanceuse d’alerte», de sensibiliser mes compatriotes à la question épineuse de «leur relation à l’alcool». Le Mois sobre était né !. Le Dry January, consistant à respecter un mois d’abstinence à l’alcool, a été initié en 2013 en Grande-Bretagne par l’association britannique Alcohol Change UK et est de plus en plus suivi.

C’est ensuite par un jeu intitulé: «C’était quand mes jours SANS alcool cette semaine? en ne dépassant pas 10 verres par semaine» que plusieurs d’entre nous décident de poursuivre cette expérience de sobriété, cette idée française originale, au cours du mois de février. Pour certains, c’est le souhait de continuer à vivre cette aventure collective plus long-temps ; pour d’autres, ayant loupé le démarrage du Janvier sobre, il s’agit de la commencer. Pour moi, c’était tout simplement l’intention de dupliquer dans notre pays l’opération de La tournée minérale initiée en Belgique par l’Institut de lutte contre le Cancer, tout au long du mois de février. Et c’est encore la magie du Groupe, du collectif qui fonctionne. Des milliers de personnes se déclarent mutuellement un défi, se soutiennent, s’entraident et se félicitent, quel que soit le résultat, l’important étant de s’être lancé dans cette aventure. Les médias font alors l’écho de ce challenge Janvier sobre1et de sa continuité sur le Février sobre.

Ensuite, le 19 février, Santé Publique France publie son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) sur le thème: «Consommation d’alcool, comportements et conséquences pour la santé.» Les chiffres sur la mortalité et l’alcoolisme chez les femmes et les jeunes restent préoccupants... La presse relaye largement l’information et la question récurrente qui m’est posée par les journalistes est la suivante: Pourquoi en janvier ? Pourquoi sobre ? Le mois de Janvier est le premier de l’année. Celui des bonnes résolutions que l’on met en place pour bien démarrer et laisser derrière soi les dérives de l’année écoulée… et notamment des récentes fêtes parfois trop arrosées. Et dans ces promesses, la santé tient une place particulière: on va essayer de perdre du poids, de se remettre au sport, d’arrêter de fumer, de se relaxer, de manger moins de viande, de se mettre au lundi vert, etc. Alors pourquoi ne pas inscrire, dans cette liste bienfaitrice, la résolution de baisser sa consommation d’alcool, voire de s’abstenir pendant un mois? L’adjectif sobre est défini de cette façon : «Qui mange ou boit avec modération et en particulier, qui boit peu de boissons alcoolisées». C’est cette modération qui me plaît dans cette définition et qui m’apparaît comme la plus appropriée pour permettre à un maximum de personnes de relever ce défi. Pas d’interdit ou de discours moralisateur, juste une proposition de se positionner par rapport à l’alcool pendant un mois.

L’objectif de ce défi du Mois sobre est de donner à chacun l’occasion de s’interroger sur son mode de consommation d’alcool. Est-ce que je respecte les recommandations actuelles de Santé Publique France: «Pour votre santé, maximum deux verres par jour et pas tous les jours,en ne dépassant pas 10verres d’alcool par semaine?» Voilà : un mois sobre pour se libérer de l’alcool!”

Extraits du Petit guide pour réussir son Mois Sobre*

De janvier à décembre, la ronde des mois sobres pour se libérer de l’alcool

“Un mois sobre pour se libérer de l’alcool, janvier a été choisi! Puis février… Et tout au long de l’année pour certains!

Ainsi Janvier sobre a donné naissance à Février sobre. D’autres ont poursuivi tout au long de l’année, de mars à décembre, créant la ronde des Mois sobres. Et vous, quel sera votre Mois sobre? Mois au cours duquel vous vous poserez cette question fondamentale : quelle est ma relation à l’alcool ? Mois au cours duquel vous testerez votre possibilité de vous engager dans l’alcool-santé-plaisir. La question fondamentale à vous poser est la suivante : Quelle est ma relation à l’alcool ? L’idée lancée début 2019 est de s’abstenir de manger de la viande et du poisson une fois par semaine, notamment pour nuire moins à l’environnement”.

Quelle est ma relation à l’alcool ?

En France, on n’aborde pas facilement cette question car on ne considère pas l’alcool comme une drogue. Celui-ci tue pour tant plus de 40000 personnes par an et le premier verre est déjà à risque pour la santé. Dans notre pays, lorsqu’une personne arrête de fumer, on l’applaudit des deux mains. Mais lorsqu’elle ne consomme pas d’alcool, on la montre du doigt! C’est suspect! Cette caricature est tellement négative dans l’imaginaire sociétal que l’on préfère l’occulter. C’est contre cela que je lutte depuis des années, afin de permettre à tous de se positionner par rapport à l’alcool, et de remettre en place, s’il le faut, les règles d’une consommation à moindre risque. Il s’agit donc d’une aventure pédagogique à court terme – le Mois sobre– et à plus ou moins long terme – toute sa vie – pour conserver le contrôle de sa consommation d’alcool et rester dans l’alcool-santé-plaisir en limitant ses dangers. Voilà l’objectif de ce Mois sobre et nous allons le mener ensemble. Ce défi est une merveilleuse opportunité pour percevoir les bénéfices de la sobriété décidée et pour reprendre la maîtrise de sa consommation, si nécessaire.

Ce guide a pour objet d’aider chacune et chacun d’entre nous à faire le point sur sa consommation d’alcool et nous aider à la réduire et à réussir à consommer au maximum deux verres par jour et pas tous les jours.Le message est clair et pourtant pas si facile que cela à appliquer! D’abord quand on dit « Max 2 verres par jour et pas tous les jours», cela nécessite de choisir les deux jours par semaine où on ne consommera aucun alcool! On a beau faire des plans, il y a toujours quelque chose qui se passe qui remet en question nos intentions et, souvent, quand on a échoué une fois, du coup on perd courage et on n’arrive pas à s’y remettre. Ce sont ces moments quotidiens que Laurence Cottet décrit pour déculpabiliser la lectrice ou le lecteur qui désire et tente de contrôler sa consommation d’alcool. J’ai rencontré Laurence à l’Université des Patients que j’ai fondée à la Sorbonne et j’ai admiré son courage, sa ténacité, son désir d’apprendre et surtout de se servir du savoir et des connaissances pour les trans-mettre à ceux qui en ont besoin pour s’en sortir, pour tenir le cap, pour pouvoir être fiers d’eux.

Si j’ai décidé d’accompagner et de soutenir Laurence contre vents et marées, c’est parce que je sais à quel point il est fondamental que des personnes concernées, qui ont vécu l’expérience de l’addiction et qui ont fait un travail de mise à distance et de réflexion théorique, sont des personnes qui peuvent aider les autres car elles représentent l’espoir et surtout sont des piliers forts de légitimité pour les personnes qui sont encore au milieu du champ de bataille. De nombreuses études dans différents domaines ont suffisamment montré la part des savoirs expérientiels en santé pour en faire une des composantes de la prévention et une variable d’ajustement précieuse dans les situations de soin difficiles, quand la personne a perdu confiance dans le système de soin qui pas son comportement ou qui finit par la juger en lui montrant sa déception. Or c’est tout l’inverse dont une personne en échec a besoin pour se ressaisir: elle a besoin de quelqu’un qui lui dise: «moi aussi j’ai raté et voilà ce que j’ai fait, surtout ne t’en veux pas, ne pense pas de mal de toi, j’avais essayé ce truc-là, veux-tu qu’on en parle et que je te raconte?». Voilà ce que ce guide nous offre, un espace où on peut s’essayer sans se faire de mal, on peut même tomber mais, si on tombe, ce guide nous apprend à nous remettre sur pied et à poursuivre notre intention.Les chapitres illustrent une vraie pédagogie humaniste, efficace et ludique, qui aborde les bénéfices immédiats perçus quand on commence à déconsommer. Elle tente de tous les saisir car c’est important d’avoir des petits résultats pour garder le cap. On perd du poids, on a la fierté d’y arriver, on fait une économie d’argent, on se sent mieux, on dort mieux, voilà des indices qui parlent aux gens. La richesse de ce guide est de montrer qu’au-delà de l’objectif santé, il y a bien d’autres enjeux dont peuvent se saisir les lecteurs, car au fond, on le sait, et je l’ai appris en tant que chercheure dans d’autres domaines comme celui de la réduction et la prévention des risques sexuels, il est difficile d’introduire dans les situations dont on attend du plaisir un comportement de contrôle de la situation.

En ce sens, Laurence Cottet fait partie des acteurs de prévention qui mettent en acte sur le terrain des stratégies de prévention qui relèvent de différents modèles théoriques de prévention en en reprenant les composantes comme le sentiment d’auto-efficacité, la perception des avantages et des risques relevant du modèle des croyances liées à la santé, la balance décisionnelle, l’entretien motivationnel, l’estime de soi, etc.

Un beau travail et un joli cadeau d’avoir mis tout cela à la portée du grand public! Enfin ayant été concernée moi-même par les conséquences de l’alcoolisme d’un de mes parents, je suis très sensible à la prévention et à toutes les actions qui peuvent être réalisées dans ce domaine. Il était donc évident pour moi de rédiger cette préface à ce guide qui aidera les personnes qui en ont besoin et aussi leurs proches à faire au mieux face à l’alcool”.

Professeur Catherine Tourette-Turgis Enseignante-chercheure Fondatrice de l’Université des Patients Sorbonne-Université

www.universitedespatients.org

AVERTISSEMENT : CE GUIDE DE PRÉVENTION EST DESTINÉ À LA PERSONNE NON DÉPENDANTE

Cette abstinence volontaire et limitée dans le temps est plus ou moins difficile à vivre selon l’importance de votre consommation. Mais attention, l’arrêt chez un consommateur dépendant de l’alcool peut l’amener à présenter un syndrome de sevrage.

En voici les principaux signes :

Les signes disparaissent ou diminuent avec la prise de quelques verres d’alcool ou la prise de benzodiazépines. En l’absence de prévention ou de traitement adapté, ce tableau peut s’aggraver et évoluer vers un délirium tremens ou des crises épileptiques.

Les premiers symptômes de sevrage sur viennent dans les heures qui suivent l’arrêt de l’usage d’alcool. Ils peuvent se manifester fréquemment le matin au réveil chez les personnes très dépendantes. La survenue des symptômes est maximale au cours des 72 premières heures mais peuvent se voir jusqu’à 7 à 10 jours après un arrêt de l’alcool. Si vous ressentez ces signes inconfortables, vous devez aller consulter très rapidement votre médecin traitant qui vous prescrira des médicaments permettant de traiter cette complication. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous avec un addictologue. Si vous n’avez pas de rendez-vous rapidement, vous avez intérêt à reprendre une petite consommation d’alcool et à boire beaucoup d’eau (1 à 3l). Les défis du Mois sobre ne s’adressent pas aux moins de 18 ans, aux femmes enceintes ou en cours d’allaitement, aux conducteurs de véhicules et aux personnes prenant certains médicaments car dans ces cas précis, le Zéro Alcool prime par mesure de précaution.

Mais une consommation à moindre risque, qu’est-ce que c’est ?

La réponse : pour votre santé, c’est maximum 2 verres par jour et pas tous les jours, en ne dépassant pas 10 verres par semaine !

 

Témoignage de Germaine, 50 ans

«Petite pensée du soir, bonsoir!Je voulais dire pour ma par t que ce challenge me permet:– de me questionner sur ma consommation, –de me remettre en question, –d’enfin arriver à me mettre une limite, –de réfléchir à ce que je veux faire après ce challenge, –de me rendre compte que la fête sans alcool ou sans trop d’alcool peut être folle, aussi…, –de trouver des parades quand on n’a tout simplement pas envie de boire mais que les sollicitations sont là…, –et enfin de me prouver à moi-même que j’en suis capable! Tout ça avec votre soutien car lire vos messages, se rendre compte qu’on n’est pas tout seul à se poser des milliers de questions, ça fait du bien!!!MERCI, MERCI, MERCI!!!!! ».

Un défi à relever ensemble !

Ne vous privez pas de la stimulation réciproque de personnes relevant ensemble un défi. Ce peut être une équipe de collègues, une ou plusieurs familles, un groupe d’amis, des membres d’une association, etc. À vous de vous organiser et de vous encourager en mettant en place une équipe gagnante en ordre de marche.

Première étape: faites le point sur votre consommation d’alcool

C’est la première chose à faire pour avoir un point de départ. Savez-vous où vous en êtes côté alcool? Pouvez-vous vous situer sur l’échelle des risques? Que votre objectif soit l’abstinence complète ou la consommation dite «contrôlée», vous allez modifier votre façon de boire. Pendant un mois, vous allez consommer moins d’alcool qu’avant.

Deuxième étape de la démarche, vous allez fixer votre défi «des jours sans alcool»

Ce peut être:

●● Zéro alcool pendant les 31 jours du Mois sobre.

●● Zéro alcool pendant la semaine et un verre d’alcool les samedis et/ou dimanches de votre Mois sobre.

●● 2verres d’alcool par jour et pas tous les jours. Soit 10 verres maximum par semaine pendant tout votre Mois sobre. L’important, et vous l’avez compris, est de s’interroger sur son mode de consommation d’alcool, de la baisser si nécessaire afin d’en ressentir les effets immédiats sur son corps et notamment, son foie et son cerveau. C’est à vous, mon défi sera :  Notez aussi dès maintenant vos motivations.

A qui en parler?

Au médecin, à l’infirmier(e) ou à tout autre professionnel de santé, pour obtenir des conseils et de l’aide, parlez de votre auto-évaluation. Par exemple: «J’ai relevé le défi de Mois sobre et ai calculé mes jours sans alcool. Je me suis rendu compte que je buvais de l’alcool presque tous les jours. Comment diminuer?»; «Tout le monde dit aujourd’hui: max 2 verres par jour et pas tous les jours. Je me suis amusé à compter mes verres dans une journée. Entre midi et le soir, je dépasse les 2verres par jour. Ça m’inquiète. Comment équilibrer?»

Vous pouvez aussi vous adresser à www.alcool-info-service.fr. Au cours de cette 1re semaine, le plus important est donc votre désir d’interroger votre consommation et votre rapport à l’alcool. Vous êtes sur le chemin d’une consommation sobre, et en train de mettre en place les moyens d’y parvenir, comme changer quelques habitudes, chercher de l’aide, se motiver à ne pas consommer dans telle circonstance… Vous allez y arriver.

Ce petit livre est un outil de travail et de soutien qui vous appartient. Il est personnel, il vous guidera sans jugement aucun. Il vous tiendra la main car un mois sans alcool ou avec moins d’alcool peut vous paraître long. Aussi, vous y inscrirez jour après jour votre évolution.

Au cours de la 2e semaine, vous découvrirez l’alcool, ses effets et les risques qu’il fait courir, notamment à certaines catégories de personnes. Les ressentis sur votre organisme, en ce qui concerne les bienfaits de l’abstinence ou la modération de boissons alcoolisées, seront analysés à la 3e semaine.

Ensuite, à la fin du Mois sobre pour se libérer de l’alcool, lorsque vous déciderez de reconsommer de l’alcool, vous relirez ce guide et vos notes personnelles. Selon une récente étude, ne pas boire une goutte d’alcool pendant 31 jours, au mois de janvier, aiderait à diminuer sa consommation d’alcool sur le long terme. Il vous incitera donc par la suite à respecter les références d’une consommation raisonnable et responsable – donc à moindre risque – toute votre vie.

Quel que soit le résultat, ne culpabilisez pas!

Se sentir coupable, c’est croire être fautif et cela incite à rester dans la honte et l’inaction. À titre personnel, cette honte m’a fait perdre des années avant de prendre la décision de me soigner durablement. Cette émotion est destructrice et ne vous fera pas avancer dans le défi du Mois sobre. Sur tout que face à l’alcool, nous ne sommes pas égaux, certains y sont plus sensibles que d’autres. Accepter de s’interroger sur sa consommation est donc une action positive, responsable et doit renforcer votre détermination à pour-suivre le défi du Mois sobre. Gardez confiance en vous et soyez persuadé(e) que vous œuvrez pour votre bien-être.

Enfin, pour vous donner le maximum de chances de réussir votre défi Mois sobre pour se libérer de l’alcool, dans la joie et la bonne humeur, vous pouvez aussi vous rendre sur le réseau Facebook et sa page publique ainsi que le site dédié www.janviersobre.info. Ces connections vous encourageront et vous pourrez échanger avec d’autres challengers du Mois sobre.Ce défi s’adresse à tous. Il est concret et convivial. Pour vous aider à le réussir, je vous apporte des témoignages, des conseils, des astuces et des éclairages de professionnels de santé. Et le tout, agrémenté par des quiz, des dessins humoristiques et de délicieuses recettes de boissons non alcoolisées et de détox.

Focus

Consultez un médecin, un addictologue, ou tout autre professionnel de la santé. Ils sont là pour vous aider. Entourez-vous de personnes qui vous encouragent et vous apportent du réconfort. Agissez et vous trouverez la main que vous cherchez et l’aide dont vous avez besoin”.

 

A Lire : Petit guide pour réussir son Mois Sobre, 31 jours pour relever le défi d’une pratique healthy – Laurence Cottet – Intereditions

Sources :

CUNEA: Collège universitaire national des enseignants d’addictologie.

Pour des informations complémentaires : www.alcool-info-service.fr alcool.

https://www.facebook.com/groups/829465690717872insights/?section=engagement