calvitie-chauvesLes cheveux ont tendance à tomber au fur et à mesure que l’âge avance. Entre 40 et 50 ans, tout le monde perd normalement 10% de sa chevelure. Ce phénomène naturel existe aussi bien chez l’homme que chez la femme, mais son importance et sa précocité ne sont pas identiques.

La femme commence à perdre ses cheveux lors de la ménopause et la chute débute sur le front. Toutefois, ce phénomène reste en général assez limité et la chute est assez bien répartie sur le cuir chevelu permettant de conserver jusqu’à un âge avancé une chevelure suffisante. L’homme commence à perdre ses cheveux vers 40 ans, mais tous les cas sont possibles et si certains sont quasiment chauves vers 30 ans, d’autres ne le sont toujours pas au-delà de 80 ans.

 

Les traitements médicamenteux :  

Prévu au départ pour traiter l’adénome de la prostate, le finastéride est aujourd’hui utilisé pour regarnir les têtes. L’histoire bégaie, car le premier médicament réellement actif contre les calvities débutantes, le minoxidil, avait, lui, été conçu pour combattre l’hypertension artérielle. Pendant longtemps, les hommes perdant leurs cheveux n’ont eu le choix qu’entre des produits et shampooings de natures variées, précieux pour conserver le moral mais souvent moins pour éviter l’apparition d’une calvitie. En 1987 toutefois, l’arrivée du minoxidil, un médicament vasodilatateur a constitué une petite révolution thérapeutique. Un produit venait de prouver une efficacité certes modeste mais cependant réelle vis-à-vis de la chute de cheveux (alopécie androgénétique). Initialement présent dans une seule spécialité pharmaceutique (Alostil), le minoxidil participe aujourd’hui à la composition de nombreuses lotions capillaires (Regaine, Alopexy, Gerbiol, Minoxidil…). Depuis 1998, le minoxidil est toutefois concurrencé par Propecia, un produit mis au point par les Laboratoires américains Merck Sharp & Dohme-Chibret. Composé de finastéride, ce médicament agit en bloquant le fonctionnement d’une enzyme. Cet effet s’oppose à la transformation dans les tissus de la testostérone en un androgène, appelé dihydrotestostérone ou DHT. Le traitement par Propecia n’est disponible que sur ordonnance et requiert la prise d’un comprimé à 1 mg par jour à prendre pendant ou en dehors des repas. Attention, il ne peut être utilisé chez la femme, pour il est inefficace et même dangereux en cas de grossesse. Que pouvez-vous en attendre ? Vous pourrez stabiliser la chute de votre cheveu si votre calvitie n’est pas trop importante et que vous êtes encore jeune. Ne soyez pas trop impatient car il faudra en règle générale attendre 3 à 6 mois et surtout ne pas interrompre votre traitement car les bénéfices observés disparaissent en 9 à 12 mois. Il n’est pas non plus utile d’augmenter le nombre de comprimés. Rien ne prouve que cela augmente l’efficacité et cela pourrait accroître le risque d’effets secondaires. Les résultats de trois études menées chez 1 879 hommes de 18 à 41 ans présentant une alopécie androgénétique légère ou modérée ont confirmé que Propecia est assez efficace pour prévenir la chute de cheveux (14 % d’hommes présentant une perte de cheveux à un an contre 58 % avec le placebo, 17 % contre 72 % à 2 ans). Il provoque également un accroissement de 5 à 10 % du nombre de cheveux en un an chez plus de la moitié des hommes et améliore l’aspect de la chevelure. Mais, en revanche, il n’est pas certain qu’il agisse au niveau des tempes.

La chirurgie

La greffe : Cette méthode, la plus courante, ne nécessite ni hospitalisation, ni anesthésie générale. Le principe est simple. Il consiste à extraire des racines et des follicules pileux de la zone donneuse (une petite bande de cuir chevelu généralement située à l’arrière de la tête). Cette zone n’est jamais l’objet de perte de cheveux, ils repousseront rapidement. Cette bandelette est ensuite coupée en petits fragments qui recèleront 1 à 2 cheveux (microgreffe) ou 3 à 4 cheveux (minigreffe). Ces greffes seront ensuite placées dans de minuscules alvéoles faites préalablement dans la zone receveuse. Trois séances au moins sont nécessaires (cinq en moyenne), à raison de plusieurs centaines de greffes transplantées en une fois. Dans certains cas extrêmes, il faut jusqu’à 15 séances. 

La méthode des lambeaux : Elle doit être pratiquée par un chirurgien esthétique qualifié et nécessite une anesthésie locale : on découpe et l’on colle directement une bande de cuir chevelu sur la zone chauve. Le tout est ensuite délicatement suturé. Le résultat est obtenu très rapidement et permet de reprendre une vie sociale normale au bout de deux jours.

La réduction de tonsure : Cette méthode, qui se fait également sous anesthésie locale, consiste à décoller puis à suturer deux parties chevelues l’une à l’autre en éliminant la zone chauve. Cette technique est la plus simple et la plus rapide.  

Les implants capillaires :

Ce n’est pas un procédé chirurgical mais une prothèse faite à partir de cheveux naturels ou synthétiques. Ces cheveux sont implantés sur un filet à maille plus ou moins serrées qui est ensuite fixé sur le crâne par collage, couture, nouage ou pinces. Cette méthode nécessite un entretien bien particulier et permet d’obtenir des résultats esthétiques assez satisfaisants.