Manque de connaissances, comportements à risque, dépistages non systématiques… Cette année encore, à l’occasion du Sidaction qui aura lieu du 23 au 25 mars prochain, la SMEREP réaffirme sa mission de contrer les idées reçues et de sensibiliser les étudiants et lycéens sur les comportements à risques.

« Aimer et se protéger » : mots d’ordre de la SMEREP

Selon l’enquête santé annuelle publiée par la SMEREP(1), 1 étudiant sur 10 pensent, à tort, qu’une guérison du SIDA est aujourd’hui possible et 19% d’entre eux que le VIH se transmet par une piqûre de moustique. Un manque d’information clairement visible malgré les 98% d’étudiants et lycéens déclarant avoir été informés dès le collège au sujet du virus du SIDA. Face à ce constat, et en adéquation avec sa mission de prévention, la SMEREP poursuit son combat pour alerter et sensibiliser les étudiants et lycéens français.

Comment utiliser un préservatif ? Qu’est ce qu’une IST ? Où se faire dépister ? Autant de questions qui seront abordées lors d’ateliers organisés par la SMEREP et auxquelles la mutuelle historique aura toujours à coeur de répondre afin de lutter contre les comportements à risques et les idées fausses.

« Le début de la vie sexuelle est riche en émotions, en plaisir mais aussi souvent en questions, en incertitudes. Parfois, par manque de connaissances en matière de santé sexuelle, par peur du jugement, du regard de l’autre, les jeunes prennent des risques qui peuvent être irréversibles. La SMEREP s’engage donc à informer, sensibiliser et répondre aux questions que se posent les lycéens et étudiants lors d’ateliers mais aussi grâce à une brochure disponible sur www.smerep.fr/prevention », commente Hadrien Le Roux, Président de la SMEREP.

Le dépistage n’est pas automatique pour la majorité des étudiants

Si 74% des étudiants déclarent utiliser un préservatif pour éviter une grossesse et 70% pour se protéger des IST, ils sont près de 65% à porter un préservatif pour se protéger du virus du SIDA (VIH). Pourtant, les étudiants français sont près de 80% à ne pas se faire dépister systématiquement en cas de changement de partenaires dont 48% à ne JAMAIS s’être fait dépister.

Concernant les lycéens français, ces chiffres atteignent 72% pour ceux qui ne se font JAMAIS dépister et 88% à ne pas le faire systématiquement. Les raisons sont inquiétantes, puisque 16% d’entre eux, déclarent préférer ne pas savoir. Si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France, ils sont 80% à expliquer, qu’ils estiment ne pas avoir pris un risque suffisant pour devoir faire un dépistage.

2 étudiants sur 10 déclarent ne pas savoir bien mettre un préservatif

54% des étudiants déclarent ne pas porter systématiquement un préservatif à chaque rapport sexuel, chiffre en légère baisse par rapport à 2016, puisqu’ils étaient 57%. Ces derniers se justifient pour 80% d’entre eux sur la stabilité de leur partenaire. Toutefois, 17% des étudiants expliquent qu’ils ont l’impression d’avoir moins de sensations. Ils sont également 13% à déclarer ne pas aimer porter un préservatif et enfin 15% à penser qu’ils ne risquent rien ! Par ailleurs, 20% des étudiants français pensent ne pas savoir bien mettre un préservatif.

Côté lycéens, 37% d’entre eux déclarent ne pas mettre un préservatif à chaque rapport sexuel. Près de 24% d’entre eux se justifient par le fait d’avoir l’impression de ressentir moins de sensations. Ce chiffre atteint près de 30% si l’on fait un focus sur les lycéens d’Ile-de-France, qui sont également 15% à déclarer ne pas aimer porter de préservatifs.