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Après quatre ans de traitement par Lemtrada, plus des deux-tiers des patients souffrants de sclérose en plaque ont vu leurs symptômes régresser et les effets positifs maintenus dans le temps.

 

Cette analyse révèle que les taux de rechute et l’accumulation soutenue du handicap sont restés faibles chez les patients traités antérieurement par Lemtrada dans le cadre des études de Phase III CARE-MS I et CARE-MS II. Au cours de ces études pivots, les patients avaient reçu deux cycles annuels de Lemtrada, au début de l’étude puis 12 mois plus tard. Environ 70 % des patients traités par Lemtrada dans les études pivots n’ont pas reçu d’autre traitement par Lemtrada pendant la deuxième année de l’étude de prolongation. Aucun nouvel avertissement de sécurité n’a été identifié. Ces données seront présentées aujourd’hui au Congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS, European Committee for Research and Treatment in Multiple Sclerosis) qui se tient à Boston.

« Les données de cette étude de prolongation confirment l’efficacité prolongée de Lemtrada en termes de rechutes et de handicap », a indiqué le Dr Alasdair Coles, Maître de conférences au Département de neurosciences cliniques de l’Université de Cambridge. « Chez la majorité des patients, l’activité de la maladie a ralenti, même si leur dernier traitement par Lemtrada remontait à trois ans. »

Résultats de l’étude de prolongation

Les essais de Phase III de Lemtrada étaient des études pivots randomisées d’une durée de deux ans comparant un traitement par Lemtrada à de fortes doses d’interféron bêta-1a par voie sous-cutanée (Rebif®) chez des patients atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente dont la maladie était active et qui étaient soit naïfs de tout traitement (CARE-MS I), soit avaient rechuté sous un traitement antérieur (CARE-MS II).

Plus de 90 % des patients traités par Lemtrada dans les essais de Phase III ont été inclus dans l’étude de prolongation. Ils étaient éligibles à un nouveau traitement par Lemtrada dans le cadre de l’étude de prolongation s’ils présentaient au moins une rechute ou au moins deux lésions cérébrales ou spinales, nouvelles ou actives.

Les résultats intermédiaires de la deuxième année de l’étude de prolongation chez des patients ayant déjà été traités par Lemtrada dans le cadre des études pivots de deux ans sont les suivants :

  • Les taux annualisés de rechute des patients traités par Lemtrada dans le cadre de CARE-MS I et CARE-MS II s’établissaient à respectivement 0,14 et 0,23 à la quatrième année. Ces taux ont été comparables aux taux annualisés de rechute observés chez les patients traités par Lemtrada dans le cadre des études pivots.
  • Au bout de la quatrième année, le score de handicap mesuré par l’échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) s’était amélioré ou stabilisé pour 74 % des patients de CARE-MS I et 66 % des patients de CARE-MS II.
  • Au bout de la quatrième année, 83 % et 76 % des patients ayant été traités par Lemtrada dans le cadre des essais pivots ne présentaient pas d’accumulation soutenue du handicap à six mois – autrement dit, ils n’avaient pas présenté d’aggravation de leur handicap ayant persisté pendant six mois continus au cours des quatre années d’observation.
  • Environ 70 % des patients traités par Lemtrada dans les études pivots n’ont pas reçu le troisième cycle de traitement pendant les années trois et quatre.

« La SEP est une maladie dévastatrice et les patients continuent d’avoir besoin de nouvelles options thérapeutiques d’une plus grande efficacité. Ces nouvelles données confirment tout le potentiel thérapeutique de Lemtrada », a indiqué le Dr David Meeker, Directeur Général de Genzyme. « Il est encourageant de voir que l’efficacité durable et le profil de sécurité gérable de Lemtrada se sont maintenus pendant les deux années de l’étude de prolongation.»

Les données de sécurité de la deuxième année de l’étude de prolongation ont également été rapportées. Aucun nouveau risque n’a été identifié. Conformément à ce qui a été indiqué précédemment, deux décès ont été déplorés dans l’étude de prolongation, l’un par septicémie et l’autre accidentel, pour des raisons non liées au traitement à l’étude. En quatre ans, environ 2 % des patients traités par Lemtrada dans les essais pivots ont développé une thrombocytopénie auto-immune et tous ont répondu au traitement. La surveillance des troubles auto-immuns fait partie de tous les essais de Lemtrada dont Genzyme est le promoteur.

Les effets indésirables les plus fréquents de Lemtrada sont des réactions :

– Liées à la perfusion (maux de tête, éruption cutanée, pyrexie, nausées, fatigue, urticaire, insomnie, prurit, diarrhée, frissons, vertiges et bouffées de chaleur), des infections (voies respiratoires supérieures et voies urinaires).

– Des troubles thyroïdiens.

– Des maladies auto-immunes (thrombocytopénie immune, autres cytopénies, glomérulonéphrite et troubles thyroïdiens).

– Des infections graves peuvent survenir chez les patients traités par Lemtrada. Un programme complet de gestion des risques intégrant des actions d’éducation et de surveillance permettra la détection et la prise en charge précoces de ces risques.

Qu’est-ce que LemtradaTM (alemtuzumab)?

Lemtrada fait l’objet d’un programme de développement clinique complet et étendu ayant inclus près de 1 500 patients correspondant à 5 400 patients-années de suivi. Le calendrier d’administration de Lemtrada 12 mg est de deux cycles de traitement annuels. Le premier cycle est administré par perfusion intraveineuse pendant cinq jours consécutifs et le deuxième pendant trois jours consécutifs, 12 mois plus tard.

Lemtrada est approuvé dans l’Union européenne, en Australie, au Canada, au Mexique, au Brésil, en Argentine, au Chili et au Guatemala mais n’est pas encore approuvé aux États-Unis. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accepté d’examiner le dossier de demande d’approbation de Lemtrada que Genzyme a récemment resoumis. La réponse de l’agence est attendue au quatrième trimestre. Des demandes d’autorisation de mise sur le marché sont actuellement étudiées dans plusieurs autres pays.

L’alemtuzumab est un anticorps monoclonal qui vise sélectivement la protéine CD52, une protéine présente en grande quantité sur les lymphocytes T et B. Le traitement par alemtuzumab entraîne l’épuisement des lymphocytes T et B circulants que l’on pense responsables des lésions cellulaires caractéristiques de la sclérose en plaques. L’alemtuzumab a un impact minime sur les autres cellules du système immunitaire. L’effet anti-inflammatoire aigu de l’alemtuzumab est suivi immédiatement d’une forme distincte de repopulation des lymphocytes T et B qui se poursuit dans le temps. Cette repopulation permet de rééquilibrer le système immunitaire et peut réduire l’activité de la SEP.