Des personnalités demandent la fermeture urgente des fermes à fourrure. En effet, un collectif de célébrités dont Sophie Marceau, Lolita Lempicka, Hélène de Fougerolles, Marilou Berry,… se joinnet à PETA pour appeler Barbara Pompili à interdire la production de fourrure.

Des personnalités demandent la fermeture urgente des fermes à fourrure. Alors que de nombreux pays européens ont déjà interdit la production de fourrure, huit personnalités françaises ont écrit à la nouvelle ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Barbara Pompili, pour l’appeler à en faire de même. Dans leur courrier, Sophie Marceau, Lolita Lempicka, Hélène de Fougerolles, Marilou Berry, Vahina Giocante, Karine Ferri, Delphine Wespiser et Lætitia Bléger rappellent l’urgence de faire voter une interdiction de la production de fourrure, mesure qui se fait attendre depuis plusieurs mois par une grande majorité de la population française.

« Les visons, nous le savons, sont des animaux sensibles, intelligents, qui ne demandent qu’à vivre en paix et sans souffrances. Mais pour que leur fourrure soit vendue et transformée en vêtement ou accessoire de mode, ces individus sont tués de manière terrifiante et barbare, » écrivent-t-elles dans leur lettre.

Les fermes à fourrure, l’atrocité de la souffrance animale

Elles rappellent également, qu’en plus de l’atroce souffrance animale qu’implique la production de fourrure, élever des animaux dans des conditions intensives et insalubres met la population en danger : aux Pays-Bas, au Danemark, et maintenant en Espagne, des visons ont été testés positifs au COVID-19 dans des élevages producteurs de fourrure, et auraient transmis le virus à des employés.

La contamination et la propagation des maladies est peu surprenante, quand on connaît les conditions de détention de ces animaux : enfermés dans des cages pleines d’excréments, empilées les unes sur les autres, certains souffrant sans soins de maladies ou de plaies purulentes et sanglantes.

« En cette période marquée par une crise sanitaire sans précédent, il est vital que votre gouvernement prenne toutes les mesures nécessaires pour prévenir l’émergence de nouvelles maladies zoonotiques, et minimiser le risque d’une nouvelle pandémie, en se penchant sur les industries qui détiennent des animaux dans des conditions intensives, » conclut la lettre.

PETA, dont la devise dit notamment que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos vêtements » rappelle qu’aujourd’hui, 84 % des Français estiment que la France doit interdire l’élevage d’animaux pour leur fourrure et que 91% de la population s’opposent au commerce de la fourrure.

 A lire :

des-personnalites-demandent-la-fermeture-urgente-des-fermes-a-fourrure-santecoolUne ère nouvelle est-elle en train de s’ouvrir pour les animaux ? Des avancées scientifiques remettent en cause nos préjugés sur leurs capacités de raisonnement, de langage et d’innovation technique ; elles montrent qu’ils ont la faculté de ressentir et d’exprimer des sentiments et des émotions proches des nôtres. La société, de son côté, est de plus en plus sensibilisée à la question de la souffrance animale, encline à changer ses habitudes de consommation alimentaire et culturelle pour ne plus cautionner les maltraitances liées à l’élevage industriel, aux conditions d’abattage indignes ou à certains divertissements. Accompagnant ces évolutions, le Code civil stipule depuis 2015 que « l’animal est un être vivant doué de sensibilité »… tout en continuant cependant de le soumettre au régime des « biens ».
Il est temps, nous dit cet ouvrage, d’aller plus loin et d’élever les animaux au rang de sujets de droit. Pour leur bien-être, mais aussi pour le nôtre et celui de la planète dans son ensemble. C’est pourquoi il se conclut par une proposition de loi « pour un élevage éthique, socialement juste et soucieux du bien-être animal ». L’heure a sonné d’une autre cohabitation avec les animaux.

Nous et les animaux, Esther Benbassa – Les petits Matins