Plus qu’un mois  avant la sortie du film Les Petits Princes, LA comédie intergénérationnelle de Vianney Lebasque voici en avant première l’interview du réalisateur.

 LES PETITS PRINCESJB, jeune prodige de 16 ans, est le dernier à intégrer le centre de formation où évoluent les plus grands espoirs du ballon rond. Entre l’amitié, la compétition, les rivalités et son attirance pour Lila, une jeune fille passionnée de street art, JB va devoir se battre malgré le lourd secret qui pourrait l’empêcher d’atteindre son rêve.

Interview de Vianney Lebasque, réalisateur, Les Petits Princes

Pourriez-vous nous résumer le film ?

Les Petits Princes est l’histoire d’un jeune homme, Jean-Baptiste, qui a un talent certain pour le foot. Il vient de la campagne, son père est agriculteur, il rêve de devenir footballeur professionnel et un jour, il a l’opportunité d’intégrer un centre de formation.

Mais JB a un talon d’Achille : son anomalie cardiaque. N’ayant pas le droit de faire du sport à haut niveau, il falsifie les documents du médecin pour pouvoir intégrer ce centre, et le but est de savoir jusqu’où il va pouvoir aller pour réaliser son rêve.

Y a-t-il une part autobiographique dans votre film ?

Le film n’est pas une autobiographie, car je ne suis pas le personnage de JB et je n’ai pas de malformation cardiaque, par contre j’ai pris des thèmes que je connaissais. Je suis moi-même fils d’agriculteur, j’ai été dans un centre de formation de la même façon que JB, il y a donc certains traits de son caractère qui me ressemble. Le personnage est né d’un mélange entre ma personnalité et de celle de

Paul. J’attendais que l’on découvre lors des castings une vraie personnalité, et Paul dégage vraiment quelque chose de très personnel et de très singulier dans son attitude et dans son regard. Le thème principal abordé dans le film est la capacité du jeune homme à garder son secret, il était nécessaire de trouver une personnalité taciturne pour incarner JB. Une personnalité qui intériorise ses émotions.

LES PETITS PRINCESC’est avant tout un film générationnel, non ?

Dans ce film, les générations se confrontent. Je souhaitais que les coachs soient d’âge différent, on a donc choisi Reda Kateb et Eddy Mitchell. Le duo incarne la France d’hier qui côtoie, au quotidien, la France d’aujourd’hui, métissée et issue de la diversité. Je trouvais intéressant de créer ce rapprochement entre les générations.

C’est, d’ailleurs, une des caractéristiques fondamentales du football, les frontières sociales et générationnelles disparaissent grâce au sport. L’aspect social est prépondérant dans le film : le centre de formation de foot a été pour moi une vraie rencontre entre différents milieux. Généralement, plusieurs milieux modestes sont représentés dans un centre de formation, des milieux qui n’ont, pourtant, rien à voir entre eux. L’idée de mélanger des milieux qui, en temps normal, n’auraient pas nature à se rencontrer, m’a beaucoup intéressé. Et c’est, notamment, ce que permet le football chez les jeunes d’aujourd’hui. De même, j’ai souhaité que le personnage féminin soit d’un milieu social plus élevé, et provoquer la rencontre du milieu de l’art et celui du sport, ce qui d’ailleurs n’a jamais été fait auparavant. J’ai l’impression qu’on oppose souvent la campagne à la ville, le monde de l’art au monde du sport sans aboutir à une compréhension mutuelle.

Avec, Les Petits Princes nous avons voulu rapprocher ces milieux-là en cassant les frontières sociales.

 Le film LES PETITS PRINCES est-il une comédie ?

L’équilibre entre la comédie et le drame a été un réel défi à toutes les étapes du projet. Cela est même devenu une obsession durant le montage. Ayant été monteur pendant 10 ans, j’avais des idées et des envies très précises notamment pour les scènes de sport que j’ai imaginées avec des ralentis et des accélérations, je souhaitais donner un rythme soutenu et moderne. Luc Besson est intervenu pour nous conseiller sur certaines scènes, sa bienveillance restera un très beau souvenir. Le film est amusant en partie grâce aux jeunes talents. C’est un réel plaisir de revoir le film, la manière dont ils se parlent m’amuse, leurs insultes « affectueuses » me font rire. Entre taquineries et insultes, chacun des jeunes adopte un comportement différent pour exister au sein du groupe. Ils emploient souvent des mots très durs, dits avec une telle subtilité que cela en devient drôle. J’ai essayé de trouver le ton juste, jongler entre la fraîcheur d’un groupe de jeunes et le problème intrinsèque du personnage principal.

Comment avez-vous travaillé la mise en scène ?

Notre première volonté était d’offrir une image plus élégante, plus esthétique au football mais nous voulions également que le public soit au plus proche des personnages. Ainsi, nous avons travaillé avec beaucoup de caméras-épaules qui amènent de la proximité et du réalisme, néanmoins on retrouve également des scènes plus esthétiques afin de sublimer à la fois le milieu du football et celui des adolescents.

Comment avez-vous vécu le tournage avec des comédiens adolescents ?

Très bien ! C’était parfois un peu fatiguant pour mon équipe, mais avec moi, ils ont toujours été super et, tous, comédiens comme figurants, ont fait preuve d’une grande disponibilité. Surtout qu’une scène de groupe ou de soirée est toujours plus compliquée à tourner et dure plus longtemps, mais je pense que nous en garderons tous un bon souvenir.

 EXTRAIT

LES PETITS PRINCES

 http://youtu.be/hryOHZGabV8

 

 

 

 

 

 

Making off histoire

LES PETITS PRINCES

http://www.youtube.com/watch?v=XioFdibXj1A&feature=youtu.be

Les Petits Princes Paul Bartel, Samy Seghir, Reda Kateb, Eddy Mitchell et Ralph Amoussou.