Dans une interview au  Parisien ce jeudi 17 février,  Le président du Conseil scientifique estime que « Nous sommes en train d’en finir avec Omicron » et que nous sommes « au début d’une nouvelle ère ».

Dans un entretien publié mercredi 16 février au soir le Parisien Jean-François Delfraissy déclare :  « Nous sommes en train d’en finir avec Omicron«  et estime que la France, en ce qui concerne le Covid-19 est « au début d’une nouvelle ère ». Le président du Conseil scientifique estime qu’il y aura une « circulation contrôlée du virus » du Covid-19 et, parfois, « des pics épidémiques »  qui amèneront à des restrictions.

Vers une phase chronique de l’épidémie

« Deux ans après, nous sortons du stade de ‘crise’ pour entrer dans une phase chronique. On va s’acheminer doucement, probablement à l’automne, vers une situation endémique, avec une circulation contrôlée du virus, mais avec de temps en temps des pics épidémiques dus à l’apparition de nouveaux variants. En clair, nous vivrons encore longtemps avec le Sars-Cov-2, mais de façon différente« , explique-il.

D’après lui, « avec un niveau de vaccination élevé et des rappels, vivre avec le Covid, c’est (…) avoir une vie presque normale, laisser le virus circuler à condition que le niveau de contamination ne soit pas trop élevé. Et reprendre des mesures de restriction temporaire lors d’une reprise épidémique »« C’est le modèle qui commence à se construire », résume-t-il.

Selon le président du Conseil scientifique nous entrons dans « une phase chronique » de l’épidémie. « On va s’acheminer doucement, probablement à l’automne, vers une situation endémique, avec une circulation contrôlée du virus, mais avec de temps en temps des pics épidémiques dus à l’apparition de nouveaux variants. En clair, nous vivrons encore longtemps avec le Sars-Cov-2, mais de façon différente ».

Pour Jean-François Delfraissy, nous sommes « au début d’une nouvelle ère »

« Avec un niveau de vaccination élevé et des rappels, vivre avec le Covid, c’est […] avoir une vie presque normale, laisser le virus circuler à condition que le niveau de contamination ne soit pas trop élevé. Et reprendre des mesures de restriction temporaire lors d’une reprise épidémique », explique-t-il. « C’est le modèle qui commence à se construire ».

« Vivre avec le virus, c’est peut-être aussi sortir de cette notion d’obligation, qui a été jusque-là nécessaire. Et arriver finalement à ce que les citoyens gèrent eux-mêmes leur vie en fonction du niveau de l’épidémie. On ne peut pas demander la même chose à un jeune de 18 ans ou à quelqu’un d’âgé. Ce sera aux citoyens de choisir (d’enlever le masque, par exemple, ndlr), d’évaluer le risque », précise Jean-François Delfraissy.

Une quatrième dose pour les plus fragiles

 Jean-François Delfraissy avertit : « ce n’est pas parce que la maladie s’installe de manière endémique qu’elle n’est pas grave ! Il va falloir beaucoup de temps pour que le Sars-Cov-2 devienne aussi bénin que les autres coronavirus. Il y aura des moments de forte circulation virale ».

De fait, il sera nécessaire de faire une quatrième dose « pour les plus fragiles vaccinés depuis six mois ». Ce qui impliquera  « probablement une nouvelle campagne de vaccination en octobre ». « Nous n’irons pas vers une quatrième dose généralisée », assure-t-il.

 

AFP