Le président du Conseil scientifique est revenu ce jeudi 30 juin sur l’évolution de l’épidémie prévue dans les mois à venir en France.

Le président du Conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy s’est longuement exprimé ce jeudi 30 juin sur RTL, sur l‘évolution de l’épidémie de Covid en France dans les mois à venir.
« Nous sommes dans l’ère du variant Omicron qui a débuté fin décembre en Europe. Qui est passé ensuite de BA.1 en janvier, BA.2 au mois de mars et qui est maintenant en BA.4 surtout BA.5 qui nous vient d’Afrique du Sud qui est passé par le Portugal et qui touche maintenant la France de manière importante, ainsi que l’Europe. »
Plutôt que le terme de 7ème vague, Jean-François Delfraissy préfère parler d’ère du variant Omicron, qui perdure depuis quelques mois.
« Ce variant n’est pas plus sévère que les autres mais il est très transmissible. »
Il précise que c’est le variant BA.5 dont il faut s’ inquiéter maintenant en France. Une suite logique comme l’explique le professeur puisque quand un nouveau variant apparaît, il domine l’autre quand il est plus transmissible que son prédécesseur.

Pic en juillet

Au regard de l’année passée, le président du Conseil scientifique précise que le pic épidémique de la vague du variant Delta s’ était produit fin juillet et un deuxième pic avait eu lieu au mois d’octobre et de novembre et les données font que les autorités sanitaires s’attendent la même chose.

« Le pic n’est pas encore là pour BA.5, mais il sera plutôt pour fin juillet, même s’il faut être prudent. Le retentissement sur le système de soin n’est pas à son maximum. »

« Ça ne va pas gâcher l’été car on est vacciné »

« Le variant BA.5 ne va pas gâcher l’été parce que nous sommes vaccinés« .

Et d’ajouter : « Car ce qui est important ce n’est pas l’infection, mais le retentissement avec le nombre de formes sévères et de formes graves et le retentissement sur le système de soin. »

Mieux vaut les recommandations à l’injonction. Le professeur précise que c’est une question de bon sens.
Pour le président du Conseil scientifique, l’acceptabilité de la part de la population est importante à prendre en compte.
Jean-François Delfraissy explique que les vaccins sont efficaces contre le variant BA.5 et on ne connaît pas encore la disponibilité des nouveaux vaccins que l’on aura à l’automne.

« Il y aura de nouveaux variants à l’automne »

Jean-François Delfraissy s’inquiète de l’arrivée d’un nouveau variant et de l’importance que l’exécutif puisse prendre un certain nombre de décisions.

« Les choses vont probablement se calmer et BA.5 réapparaîtra s’il n’est pas dominé par un nouveau variant. Il y aura des nouveaux variants à partir de l’automne. Le problème est de savoir si on aura encore BA.5 à l’automne ou si on aura un autre nouveau variant.« 

 Une 4ème dose nécessaire

Les vaccins sont efficaces contre le BA.5. Un dose de rappel est donc nécessaire pour les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées.
« Il faut se faire vacciner avec la 4e dose dès maintenant, sans attendre septembre octobre, si vous avez plus de 60 ans et si vous avez plusieurs facteurs de risque. »

Port du masque recommandé

Pour le président du Conseil scientifique, l’acceptabilité de la part de la population est importante à prendre en compte.

« Le gouvernement a eu raison de ne pas rendre obligatoire le port du masque. »

Mieux vaut les recommandations à l’injonction. Il précise que c’est une question de bon sens.

« Il paraît logique de recommander le port du masque pour les plus âgés et les plus fragiles et les autres qui veulent se protéger et protéger les autres à partir de maintenant et durant cette période d’été. »

Le Professeur Delfraissy précise, enfin, que personnellement il est favorable à la sortie de la loi de la crise sanitaire mais pour garder des outils utiles afin de faire face à un nouveau variant qui serait plus sévère.

Et qu’en est-il du pass sanitaire ?

Pour ce qui est du pass sanitaire, Jean-François Delfraissy estime « que la loi de crise sanitaire se terminera au 31 juillet, et c’est très bien d’un point de vue démocratique, mais il faut que les autorités sanitaires puissent garder la main sur un certain nombre de décisions. »

Quant à la vaccination aux frontières, elle est, selon lui, nécessaire.