Olivier Véran maintient la levée des restrictions malgré la baisse des nouveaux cas car « il y a encore trop » de malades dans les hôpitaux, explique le ministre de la Santé.

La vague de Covid-19 liée au variant Omicron baisse nettement, annonce Olivier Véran. Olivier Véran maintient la levée des restrictions « mi-mars » malgré « l’effondrement » de la vague Omicron.

Selon les derniers chiffres de Santé publique France, publiés samedi, le nombre de cas positifs s’établit à 86 000 en moyenne sur sept jours, en chute de 76% depuis le pic atteint le 25 janvier. Le ministre a aussi souligné la « diminution de la charge sanitaire » avec « de moins en moins de patients dans les hôpitaux ». Ils sont encore 28 600, dont 2 900 en soins critiques.

« Nous constatons depuis plusieurs semaines un effondrement de la vague Omicron, qui réduit son allure par deux chaque semaine », a déclaré dimanche 20 février le ministre de la Santé sur le plateau du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI. Toutefois, la prochaine levée des restrictions reste prévue « mi-mars » car « il y a encore trop » de malades dans les hôpitaux.

Une quatrième dose de vaccin pas à l’ordre du jour

Mais il est encore trop tôt « pour dire que c’est terminé et pour supprimer toutes les mesures », a ajouté Olivier Véran. Le ministre estime « que d’ici à la mi-mars, les conditions hospitalières et épidémiques nous permettront de supprimer le masque à l’intérieur et de supprimer tout ou partie du pass vaccinal là où il est encore en vigueur aujourd’hui« .

Le « périmètre précis » de cet allègement des restrictions « dépendra de ce que nous observerons d’ici quinze jours », a expliqué Olivier Véran, démentant tout lien entre ce calendrier et l’élection présidentielle du mois d’avril.

« Ce n’est en rien une décision politique, au sens où elle ne s’adapte pas à la situation électorale », a-t-il annoncé.

De plus, le ministre de la santé a écarté l’hypothèse d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19, qui « ne s’impose pas aujourd’hui », selon les autorités sanitaires, tout en envisageant « très tranquillement » d’y recourir si elle devenait « absolument nécessaire ».

 

AFP