Les syndicats d’enseignants furieux après les annonces gouvernementales et dénoncent l’inaction du gouvernement en ce qui concerne la protection contre les contaminations à l’école.

Les syndicats d’enseignants furieux après les annonces gouvernementales et dénoncent l’inaction du gouvernement en ce qui concerne la protection contre les contaminations à l’école.

Les mesures prises par le gouvernement face à Omicron

Le Premier ministre a annoncé :

– Un retour des jauges, fixées à 2.000 personnes maximum en intérieur et 5.000 en extérieur,

– Le recours « obligatoire » au télétravail « là où c’est possible »,

– La rentrée aura lieu le 3 janvier et les élèves des classes de primaire où un cas positif de Covid a été diagnostiqué devront présenter au moins deux tests négatifs à plusieurs jours d’intervalle, contre un actuellement, pour revenir à l’école.

– Les doses de rappel devront être faites 3 mois après la précédente injection,

– La consommation de boissons et nourritures sera interdite dans les cinémas et les transports,

– L’interdiction des concerts debout et de la consommation debout dans les bars et cafés,

Une prime mensuelle de 100 euros nets pour les infirmiers et infirmières des services de soins critiques et de réanimation dès janvier 2022.

Et l’école ?

Lors de sa prise de parole de lundi 27 décembre, le premier ministre Jean Castex a indiqué que la rentrée des classes ne sera pas retardé et aura bien lieu le 3 janvier prochain déclarant que les écoles ne fermerai « qu’en dernier recours » contrairement à ce que préconisent les professionnels de santé. Résultat : les syndicats d’enseignants furieux après les annonces gouvernementales font entendre leur voix.

Cependant, Jean Castex a précisé que le dépistage du Covid-19 sera accru dans les collèges et lycées.

« Nous continuons à travailler avec le ministre de l’Éducation nationale pour renforcer les mesures qui sont susceptibles de réduire les risques, notamment la question de l’aération, de l’équipement des classes qui ne le sont pas encore en capteurs de CO2« , a précisé Olivier Véran.

Des syndicats d’enseignants vent debout

Ce matin, Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU (Syndicat National des Enseignements de Second degré) invitée de France Info, déplore le manque de considération du monde éducatif par le gouvernement.

Sur Twitter, le syndicat a accusé Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, d’avoir essayé de cacher le message de Claire Guéville qui mettait l’accent sur l’absence de tests, de détecteurs de CO2 et de purificateurs d’air dans bon nombre d’établissements scolaires.

« Le véritable débat c’est comment on sécurise les collèges et les lycées, et force est de constater ce soir que le discours de Jean Castex il est d’une contradiction immense« , annonce-t-elle, mettant l’accent sur ce qui existe entre « un diagnostic qui met en avant la gravité de la situation » et l’absence « d’annonce particulière pour les collèges et lycées. »

Guislaine David, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, a répondu, indirectement, à Aurore Bergé, présidente déléguée du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, qui a déclaré sur TF1 que l’ouverture des écoles « ne se fera jamais au détriment de la santé de nos enfants ou enseignants. »

« Traduction : « Les écoles restent ouvertes mais ne sont pas sécurisées, le virus y circule, les enfants se contaminent, les enseignants malades ne sont pas remplacés, l’école est en mode très dégradé mais on continue de dire que tout va bien parce qu’on s’en fiche« , a-t-elle ironisé.

Quant à la campagne de tests annoncée par Jean Castex, Guislaine David n’y croit absolument pas. « Donc ça fait quand même plusieurs mois qu’on nous annonce que la politique de dépistage va être amplifiée, et là on va y croire ! Soyons fous!« .

 

Un Conseil de défense Sanitaire aura lieu le 5 janvier pour réévaluer, si nécessaire, la situation.