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La diarrhée du voyageur classiquement appelée « turista » est de loin le premier désagrément dont souffre le voyageur, en particulier lors de voyages dans les pays en voie de développement, où elle touche entre 20 et 60% d’entre eux.

La diarrhée du voyageur correspond à la survenue de plus de trois selles liquides en moins de 24 heures, ou plus de deux en moins de 8 heures, associées à au moins un symptôme d’accompagnement :

  • nausées,
  • vomissements,
  • douleurs abdominales,
  • fièvres,
  • selles glaireuses ou sanglantes.

Il s’agit généralement d’un épisode diarrhéique aigu bénin, spontanément résolutif en deux à trois jours, mais qui peut être particulièrement inconfortable en voyage et qui dans un tiers des cas imposent au voyageur de modifier son programme d’activités.

La diarrhée est principalement causée par des agents pathogènes présents dans l’eau et les aliments. Elle est d’origine bactérienne dans 80 à 90% des cas (Escherichia coli enterotoxinogène et entéroadhérent, Shigella, Salmonella enterica, Campylobacter jejuni, …).

Les causes virales et parasitaires sont plus rares.

Le risque d’avoir une diarrhée du voyageur dépend cependant de plusieurs facteurs:

 

– Voyage en provenance d’un pays industrialisé vers une destination (sub)tropicale

– Manque de précaution par rapport à l’alimentation et aux boissons

-Antécédents de diarrhée du voyageur lors de précédents voyages en pays tropical

– Voyage à petit budget et/ou aventureux

– Jeunes enfants et adolescents

– Facteurs génétiques

20% des patients sont confinés au lit un à deux jours, jusqu’à 40% doivent modifier leur itinéraire, entre 7 et 17% consultent un professionnel médical5. Selon les études, 3 à 32% des personnes ayant eu une diarrhée du voyageur développent un syndrome de l’intestin irritable post-infectieux29. Dans moins de 2% des cas, la diarrhée du voyageur passe à la chronicité.

Comment éviter la turista ?

Dans la méta-analyse récente de MacFarland, 6 études de qualité ont notamment été retenues30 : elles mettent en évidence de manière significative un effet bénéfique préventif de plusieurs souches probiotiques (seule ou en association) sur l’incidence de la diarrhée du voyageur. La consommation de probiotiques de façon préventive, 2 jours avant le départ puis pendant tout le séjour, permettait de globalement réduire l’incidence des diarrhées de 25 à 47% selon les 6 études considérées.

  • Des mesures d’hygiènes simples à adopter : Une bonne hygiène générale constitue la base de la prévention de la diarrhée du voyageur. Elle repose sur l’hygiène des mains, la consommation de l’eau en bouteille capsulée ou purifiée et sur le respect de règles d’hygiène alimentaire en évitant notamment les crudités, les buffets froids, les glaçons…
  • Les probiotiques : La capacité des probiotiques pour prévenir la diarrhée du voyageur a fait l’objet de plusieurs essais randomisés contrôlés dont les résultats sont très encourageants.