Cet automne on pense à la nature et l’on va à une super expo à la Cite des Sciences, on lit deux ouvrages fabuleux, on écoute des podcasts du Muséum d’histoire naturelle, on se branche sur Lumni ou sur France Musique avec se enfants et on se laisse envahir par la faune sauvage…

Le podcast « Pour que nature vive » du Muséum d’histoire naturelle

Le podcast « Pour que nature vive », lancé par le Muséum national d’Histoire naturelle au printemps dernier, s’est inscrit parmi les programmes incontournables sur la connaissance de la biodiversité. Mis en ligne dès avril les six premiers épisodes totalisent plus de 92 000 écoutes, reflétant l’intérêt du public pour les sujets environnementaux. L’établissement continue sur sa lancée avec six nouveaux épisodes diffusés dès le 1er octobre, à l’occasion de la Fête de la Science.

Avec le podcast « Pour que nature vive », Bruno David, président du Muséum, a souhaité mettre en place des dispositifs à destination du plus grand nombre pour les sensibiliser aux enjeux de la biodiversité et de sa préservation : « Le rôle du Muséum est d’arriver à faire comprendre la complexité du vivant sans être rébarbatif pour notre auditoire. Un sujet, même compliqué, peut être expliqué d’une manière accessible à tout le monde, sans toutefois recourir à un discours trop simplifié, qui serait scientifiquement faux ».

Le podcast est constitué de 12 épisodes, incarnés par des scientifiques du Muséum. Six nouveaux épisodes sont programmés du 1er octobre au 5 novembre 2020, pour accompagner la Fête de la Science. Les thématiques abordées, qui révèlent la transdisciplinarité de la recherche au sein de l’institution, sont très variées :

  • 1er octobre : Mieux connaître la nature pour mieux la préserver avec Philippe Grandcolas, systématicien et biologiste de l’évolution
  • 8 octobre : Des grands singes et des hommes avec Sabrina Krief, vétérinaire, primatologue15 octobre : Les microbes sont aussi nos meilleurs alliés avec Marc-André Selosse, biologiste spécialiste en botanique et mycologie
  • 22 octobre : Perturbateurs endocriniens, une bombe à retardement ? avec Jean-Baptiste Fini, biologiste spécialiste des perturbateurs endocriniens
  • 29 octobre : Naître, grandir, aimer et mourir avec Samuel Pavard, biodémographe
  • 5 novembre : Imaginer une économie au service de la biodiversité avec Catherine Aubertin, économiste de l’environnement
En attendant ces nouveaux épisodes, les six premiers sont toujours disponibles :
  • Biodiversité, le saut dans l’inconnu avec Bruno David, paléontologue et biologiste
  • Une planète, une santé avec Coralie Martin, chercheuse en parasitologie
  • Cuisiner la nature avec Christophe Lavelle, chercheur en science de l’alimentation
  • Sommes-nous trop nombreux sur terre ? avec Gilles Pison, démographe
  • Être(s) vivant(s) depuis 3 milliards et demi d’années avec Sylvie Crasquin, paléontologue
  • Le Printemps silencieux aura-t-il lieu ? avec Grégoire Loïs, écologue

Tous les épisodes sont disponibles sur les plateformes de podcast (Apple Podcasts, Deezer, Google Podcasts, Spotify) et relayés sur les sites internet et réseaux sociaux du Muséum. Ce programme est produit par le Muséum national d’Histoire naturelle et Création collective, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

 

Le témoignage poignant d’un vigneron bio

Denis Pommier est vigneron près de Chablis, en Bourgogne. Depuis 2008, il a remisé pesticides et glyphosate. Deux ans plus tard, il décroche le titre de «meilleur chardonnay du monde». Sa conversion au bio est un succès.Il ne s’imagine pas alors à quel point sa décision de renouer avec la nature sera éprouvante pour lui, pour sa famille et son domaine. Gel, grêle, mildiou, canicule… À partir du millésime 2016, les éléments se déchaînent et mettent en péril son engagement. Au prix d’énormes sacrifices, il fait face, sans renoncer à son label bio. En retraçant une année de travail dans les vignes –de la taille aux vendanges–à travers l’histoire de Denis Pommier et de son épouse Isabelle, ce livre dresse le portrait puissant et sensible d’un vigneron et fait entrer le lecteur dans le quotidien et les coulisses de la viticulture. Il révèle aussi le travail et les difficultés parfois amères que contient une bouteille de vin bio.

Les larmes de ma vigne, Denis Pommier – Éditions du Cherche Midi, 17 euros

Le monde animal  en musique est sur Lumni et France Musique

France Musique s’associe à Lumni pour offrir aux enfants et à leurs parents une série d’initiation musicale dont l’animal est le fil conducteur. La pianiste Célimène Daudet, installée au piano en pleine nature, raconte en musique comment les compositeurs se sont inspirés des animaux pour concevoir leurs mélodies. Certaines d’entre elles sont directement issues du monde zoologique avec lequel les enfants entretiennent un rapport fait de fascination et d’affection. Cette série, qui mêle images réelles et animées, a pour but de leur transmettre de façon claire et ludique les éléments essentiels d’une œuvre musicale.

Le monde animal n’a cessé d’être une source d’inspiration inépuisable pour les compositeurs : Le vol du Bourdon (Korsakov), Poissons d’or (Debussy), La danse de la chèvre (Honegger), le Carnaval des Animaux (Saint-Saëns), etc. Les animaux sont aussi présents dans la musique que dans la peinture, la littérature et toute autre forme d’œuvres d’art ! Mais encore faut-il les entendre, les écouter et apprendre la façon dont les compositeurs ont travaillé à en brosser musicalement le portrait…

Une série écrite par David Unger & Theo Ould / Réalisée par David Unger / Présentée par Célimène Daudet.

Une coproduction Le Grizzly/Radio France. Avec la participation de France Télévisions. Avec le soutien du CNC et de la SACEM.

PROGRAMMATION sur lumni.fr & francemusique.fr

les 6 premiers épisodes le 6 octobre
les 6 derniers épisodes le 13 octobre

Extraits diffusés régulièrement dans Allegretto Junior sur France Musique le mercredi entre 11h et 13h par Denisa Kerschova

LES 12 EPISODES

La poule (Jean-Philippe Rameau-1728)

L’oiseau prophète (Robert Schumann-1849)

Le ballet des poussins dans leurs coques (Modest Moussorski-1874)

Le cygne (Camille Saint-Saëns-1886)

Les tortues (Camille Saint-Saëns-1886)
Le vol du bourdon (Nikolai Rimsky-Korsakov-1900)

Les papillons (Mel Bonis-1903)

Poissons d’or (Claude Debussy-1907)

La danse de la chèvre (Arthur Honegger-1921)

Le petit âne (Jacques Ibert-1922)

Le merle (Henri Dutilleux-1950)

Le canard, une fourmi (Philippe Hersant-2013)

 

Engagez-vous avec Naturactive s’engage auprès de Reforest’Action en faveur de la biodiversité

En 2020, Naturactive s’est engagée à soutenir l’un des programmes de reboisement mené par Reforest’Action. Le projet sélectionné se situe dans le Tarn à Lamontélarié où 10 hectares sont à reboiser après une attaque d’insectes. Naturactive contribue dès cet automne à financer la plantation de 5 000 jeunes arbres : sapins de Douglas, mélèzes et hêtres. Adaptées à la région, ces essences permettent de créer un couvert forestier pérenne, favorisent la biodiversité et stockent durablement le carbone. Enthousiasmante pour ses équipes, l’opération reflète l’engagement de la marque dans la préservation des ressources de la planète, pour contribuer à lutter à son échelle contre le changement climatique.

Rejoignez le projet et plantez votre arbre en ligne !

1 – Rendez-vous sur www.reforestaction.com

2 – Saisissez le code NATURACTIVE30 dans le champ « J’utilise mon code »

3 – Sélectionnez le projet Naturactive situé dans le Tarn à Lamontélarié (Parc naturel régional du Haut Languedoc) et symbolisé par un arbre puis cliquez sur le bouton « Je plante ici »

4 – Identifiez-vous pour valider et recevoir votre certificat de plantation.

Le vivant comme modèle

Depuis que la vie est apparue sur Terre il y a près de 4 milliards d’années, l’évolution a progressivement sélectionné d’innombrables espèces animales et végétales sophistiquées et adaptées à leur environnement.

Face aux multiples urgences, une communauté de chercheurs et entrepreneurs s’applique à s’inspirer des prouesses du vivant et d’en faire une nouvelle référence de développement et de prospérité. Au-delà du biomimétisme qui consiste à recopier la nature, la bio-inspiration propose de s’appuyer sur les principes fondamentaux du vivant pour rendre notre avenir durable et respectueux des autres espèces et des écosystèmes.

Cette approche à la croisée de multiples disciplines biologie, agronomie, chimie, ingénierie architecture mais aussi économie et philosophie nous permet aussi de penser de nouvelles formes de coopération entre espèces, en posant la question de la résilience de notre société face  aux défis majeurs qui l’attendent.

Un ouvrage qui accompagne une exposition permanente de la Cité des sciences et de l’Industrie « Bio-Inspirée » – à partir du 18 septembre

Face aux défis environnementaux du XXIème siècle, le vivant est une source d’inspiration essentielle. Nouvelle exposition permanente présentée dans la serre de la Cité des sciences et de l’industrie, Bio-inspirée, une autre approche inspire pour imaginer un monde plus durable et harmonieux. Immergé dans trois écosystèmes différents, le visiteur y découvre le biomimétisme, une démarche scientifique respectueuse du vivant et qui s’en inspire pour imaginer un monde plus durable et harmonieux.

« Bio-inspirée » a une ambition : présenter au public les voies multiples et prometteuses de la bio-inspiration pour assurer l’alimentation des humains, sortir des énergies fossiles, inventer une nouvelle chimie, repenser notre habitat, prévoir la résilience de nos outils numériques, reconsidérer nos modes de vie, voire remodeler nos sociétés » avance Bruno Maquart, président d’Universcience.

Humanité bio-inspirée – Une autre approche, Gauthier Chapelle – Kalina Raskin- éditions Cherche MidiCollection « Sciences », 24,90€

 

Sophie Madoun