Cancer-du-colon-1-mois-de-sensibilisation-santecool

En France, le mois de mars est celui de la mobilisation contre le cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents et les plus meurtriers mais qui, détecté à temps, se guérit dans 9 cas sur 10. Quels en sont les symptômes, les facteurs de risque et les traitements?

Le cancer colorectal est, le plus souvent, une transformation maligne d’une tumeur bénigne, le polype, situé dans le gros intestin. Comme dans tous les pays développés, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Chaque année, plus de 40 000 nouveaux cas sont déclarés. En France, il est responsable de près de 17 000 décès par an et touche plus fortement les populations au-delà de 50 ans.

Même si le taux de mortalité du cancer colorectal a baissé de 21% en 20 ans grâce, notamment, à une meilleure prise en charge thérapeutique, il est essentiel de poursuivre les efforts en matière de dépistage et de détection de la maladie : près de la moitié des complications liées à ces types de cancer peuvent être évitées avec un dépistage précoce et une modification profonde des comportements des populations à risque (plus de 50 ans).

LE DÉPISTAGE DU CANCER COLORECTAL QUELS SONT LES SIGNES D’ALERTE ?

– Présence de sang dans les selles,

– troubles du transit (constipation, diarrhées ou alternance de ces troubles),

– crises abdominales douloureuses,

– et, plus rarement, augmentation du volume de l’abdomen,

– amaigrissement inexpliqué.

QUELS SONT LES FACTEURS DE RISQUE ?

Le mode de vie : de nombreux travaux de recherche ont mis en évidence un lien entre cancer colorectal et mode de vie des individus (manque d’activité physique, alimentation, …).
L’hérédité ne concerne que 5% des cas de cancer colorectal.

COMMENT SE FAIRE DÉPISTER ?

Le dépistage de ce cancer est crucial, car une détection précoce favorise les chances de guérison. Depuis 2007 et jusqu’à l’année dernière, le dépistage était réalisé avec un test au gaïac (Hemocult II).

Un nouveau test « immunologique » du cancer colorectal va bientôt être mis en place par l’État. Il présente de nombreux avantages : d’une part, sa sensibilité étant supérieure à celle du précédent, il permet une meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses (80% des cancers dépistables contre 50% pour le test au gaïac).
Par ailleurs, il ne nécessite qu’un seul prélèvement, ce qui simplifie nettement son utilisation et permet une lecture automatisée. Il sera disponible au 2ème semestre 2015.
Tout assuré(e) social(e) âgé(e) de 50 ans à 74 ans est invité(e) par la structure en charge des dépistages de son département, tous les 2 ans, à consulter son médecin traitant pour effectuer un test de dépistage.

TOUT SUR LA COLOSCOPIE

En cas de test positif de suspicion du cancer colorectal, la coloscopie est alors prescrite pour examiner l’intérieur du côlon, afin de détecter l’anomalie responsable du saignement.
La coloscopie permet d’explorer l’intérieur du côlon, grâce à une micro-caméra située à l’extrémité d’un tuyau flexible et reliée à un écran.
Cet examen est indolore et réalisé sans hospitalisation (en hôpital de jour).
À Gustave Roussy, il est réalisé sous anesthésie générale. Si des lésions sont observées lors de la coloscopie, plusieurs voies de traitement sont possibles. S’il s’agit de :
polypes de petite taille, ils sont retirés pendant la coloscopie pour être analysés ;
lésions plus importantes, des prélèvements de tissus sont alors effectués pour analyse ;
un cancer du côlon, une intervention chirurgicale est alors programmée pour enlever la tumeur et les ganglions adjacents.

GUSTAVE ROUSSY RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT DANS LA LUTTE CONTRE LE CANCER COLORECTAL ET LA RECHERCHE

Mars Bleu, c’est également le moment, pour Gustave Roussy, de réaffirmer son engagement dans la lutte contre le cancer colorectal.

Cette année, l’événement sera lancé, le 3 mars, dans les espaces d’accueil de Gustave Roussy, au cœur de l’Institut, avec une conférence sur le dépistage et la prise en charge du cancer colorectal.

Puis, c’est un dispositif complet d’information et d’animations qui sera proposé aux patients et aux accompagnants du 23 mars au 27 mars. Ces actions seront une opportunité pour les patients d’en savoir plus sur le cancer colorectal ; et pour les professionnels de l’Institut de mieux faire connaître :

• les méthodes de dépistage,
• les traitements,
• et les recherches, en cours à Gustave Roussy, qui ont besoin d’être financées et soutenues.

Se mobiliser contre le cancer colorectal : voir la vidéo du Pr Michel Ducreux, Chef du service de gastro-entérologie de Gustave Roussy : https://vimeo.com/120048951

1 mois de mobilisation, 1 semaine d’information : les détails du programme

3 mars : lancement de Mars Bleu à Gustave Roussy avec l’intervention de l’association ADOC 94 pour la présentation du nouveau test immunologique et une présentation du Dr Pascal Burtin sur l’intérêt du dépistage.

23 mars : Événement Neo Magie, animations avec effets magiques adaptées au message de prévention contre le cancer colorectal et à la collecte de dons.

24 mars : ateliers cuisine autour du fruit avec le chef Olivier Chaput et conférence du Dr Bruno Raynard, médecin nutritionniste à Gustave Roussy.

25 mars : conférence et démonstration d’une endoscopie virtuelle sur mannequin.

26 mars : atelier photo et vélo, participez aux progrès de la recherche ! (1 photo/1€ avec abondement d’un partenaire – 1 km parcouru/1€ avec abondement d’un partenaire).

27 mars : conférences recherche : Dr Fanny Jaulin – « les avancées de la recherche dans le cancer colorectal », Dr Valérie Boige – « Signature moléculaire », et Dr Frédéric Dumont -« progrès chirurgicaux ».