« Au Bonheur des Mômes » est le dernier rendez-vous majeur culturel de l’été en France, au Grand-Bornand. Surnommé « L’Avignon des enfants », il rassemble chaque fin août 90 000 festivaliers (45 fois la population du Grand-Bornand) attirés par des messages qui titillent, un ton engagé et qui agite. Avec 87 artistes et compagnies internationales pour plus de 524 représentations, le festival a tout d’un grand.

« Lâche tes écrans et viens voir du vivant »

A l’heure des écrans qui captent toute l’attention de nos enfants, il est un festival qui rassemble 10 à 15 000 personnes par jour, une référence sur le plan européen pour le jeune public, depuis 28 ans : théâtre, mime, marionnettes, danse et autres performances circassiennes qui se déroulent en salle, sous chapiteau ou en plein air.

Cette année la thématique d’Au bonheur des mômes s’agite autour « des clowns ». Qu’il soit classique, musical, de rue, voire grinçant, l’art du clown va bien au-delà de ce que l’on pense. Pour cette édition 2019, deux figures mondiales du nouveau clown seront présentes : l’Espagnol Tortell Poltrona, fondateur de “Clowns Sans Frontières” et l’Italien Léo Bassi, provocateur de génie et pourfandeur des fanatismes. Un rendez-vous majeur de l’été culturel français avec pour fils conducteurs : le respect des différences et le vivre-ensemble.

Un festival incarné par homme étonnant : Benzo

Alain Benzoni, Directeur général et artistique d’un festival qu’il a créé avec la complicité du Grand-Bornand, aime toucher différentes générations.

Précurseur du spectacle vivant pour jeune public, selon lui, « tout le monde a le droit aux arts et à la culture ». Autant dire qu’Au Bonheur des Mômes, ce n’est pas un travail, c’est sa vie.

Pour ce festival pointu et engagé, le ton est assumé et les niveaux de lecture diffèrent en fonction des publics… et de leur âge. Il ne craint pas de prendre des risques. Partant du principe que les enfants sont, d’abord et avant tout, des personnes, ce festival (d)étonne avec ses thématiques audacieuses  autour des enjeux de notre société, trouvant dans la palette des arts vivants autant de supports pédagogiques aussi originaux que décalés.

Au bonheur des mômes, un vrai marché pour les pros : dénicheurs de talents

Vitrine de la nouvelle scène jeune public internationale, la programmation d’Au Bonheur des Mômes fait aussi référence auprès des professionnels. Avec 4000 sollicitations d’artistes pour moins d’une centaine retenus, le festival est une étape clé dans le parcours des compagnies.

Près de 300 programmateurs s’y retrouvent pour « booker » les programmations des festivals, français et étrangers, de l’été 2020.

Et aussi :

  • 16ème prix littéraire de la Vache Qui Lit
  • Une trentaine d’ateliers ludiques et instructifs sur la semaine
  • Jeudi 29/08 : Jour de Clowns : une “gaie” parade mêlant artistes et festivaliers