Le libre usage des plantes médicinales en danger

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Nous nous souvenons de la « Guerre de l’Ortie » engagée en 2006 par la perquisition de la DGCCRF chez Eric Petiot, co-auteur du livre « Purin d’ortie et compagnie ». La loi sur l’eau de décembre 2006 semblait donner raison aux défenseurs de l’ortie. Aujourd’hui, suite à un nouveau règlement européen, la légalité de l’usage des remèdes naturels en agriculture est à nouveau controversée. Un collectif d’agriculteurs usagers de ces préparations naturelles s’organise pour défendre le droit d’utiliser librement ces produits. Le Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique (MABD) déclare soutenir ce collectif.

Le Conseil d’Administration du Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique (MABD), réuni le 1er avril 2014, soutient le collectif ICIVIE et les agriculteurs drômois réunis dans le collectif « Plantes Libres, collectif drômois pour un libre usage des plantes » dont le but est de faire connaître au public professionnel comme au grand public les menaces planant sur la liberté d’utilisation des plantes médicinales en agriculture et en médecine vétérinaire.

Les plantes médicinales appartiennent à tous

 

Les plantes médicinales sont un bien commun de l’humanité utilisées depuis fort longtemps et sur lesquelles il existe suffisamment de connaissances et de recul. L’utilisation de plantes médicinales participe pleinement du concept biodynamique d’autonomie de l’organisme agricole, facteur essentiel de santé animale et garant de qualité alimentaire.

Il est inacceptable que les plantes non préoccupantes soient soumises aux mêmes procédures d’AMM que les molécules de synthèse, c’est pourquoi les associations demandent la mise en place de procédures simplifiées pour leur emploi et un statut spécifique simple et accessible pour les plantes médicinales d’utilisation traditionnelle et populaire, différent de celui du médicament monomoléculaire.

Le conseil d’administration du MABD refuse de voir leur usage restreint d’une manière aussi draconienne, notamment par le règlement UE n° 230/2013 et la procédure REACH appliquée aux huiles essentielles. Tous soutiennent cette démarche et soutiendront celles et ceux qui viendraient à être sanctionnés du fait de ces mesures.

 

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