Journée mondiale de lutte contre la tuberculose

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 A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose le 24 mars, une coalition de 8 ONG appelle la France à ne pas faiblir dans la lutte contre la maladie infectieuse la plus mortelle au monde avec le VIH/sida. Pour ce faire, Action Santé Mondiale, Act Up-Paris, Amis du Fonds Mondial Europe, ONE France, Oxfam France, Sidaction, Solthis et Solidarité Sida demandent à la France de poursuivre son engagement envers le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a minima à hauteur des années précédentes, soit 1,08 milliard d’euros sur 3 ans, et de rester 1er contributeur européen.

 

L’éradication de la tuberculose est envisageable à condition d’y mettre les moyens

 

Malgré des progrès remarquables réalisés au cours des dernières décennies dans la lutte contre la tuberculose, avec notamment la réduction du taux de mortalité de 47 % depuis 1990, les efforts doivent être poursuivis.
2 personnes sur 5 atteintes de tuberculose ne sont pas identifiées et ne reçoivent donc pas les traitements adéquats, soit 3,6 millions de personnes en 2014. L’émergence de la tuberculose multi-résistante et le faible taux du succès de son traitement sont aussi particulièrement alarmants.
Si la tuberculose est mortelle, elle est pourtant curable, cela montre à quel point le monde entier doit continuer à investir dans la recherche, la prévention, le diagnostic et le traitement afin d’éradiquer la maladie.

 

Le Fonds mondial, l’outil incontournable de lutte contre la tuberculose

 

Près de 80 % des financements internationaux de la lutte contre la tuberculose proviennent du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. A l’automne prochain, ce mécanisme de financement, abondé en majeure partie par des États, organise sa cinquième réunion de reconstitution qui déterminera les fonds disponibles pour lutter contre ces trois pandémies au cours des trois prochaines années.
Chaque donateur devra être au rendez-vous et investir suffisamment pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici à 2030, comme s’y sont engagés tous les États membres des Nations Unies en adoptant les Objectifs de développement durable en septembre 2015.
Le Fonds mondial a estimé à 13 milliards de dollars le coût de ses programmes afin de sauver plus de 8 millions de vies et éviter 300 millions de nouvelles infections entre 2017 et 2019.

La France doit rester un des moteurs de la lutte contre les pandémies

 

La France, en tant qu’État cofondateur du Fonds mondial et premier contributeur européen à cette organisation depuis sa création, a un rôle clé à jouer dans cette mobilisation des financements mondiaux.
Elle doit tenir son rang dans la santé mondiale et maintenir son soutien au Fonds mondial en conséquence, à savoir un engagement d’au moins 1,08 milliard d’euros sur trois ans. Le niveau d’engagement de la France aura un impact sur la mobilisation des autres pays donateurs et les efforts mondiaux engagés pour mettre fin à cette maladie et aux autres pandémies.

S.C.

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