Les mauvaises surprises de l’étiquetage nutritionnel

Les-mauvaises-surprises-de-l-étiquetage-nutritionnel-santecoolLe système d’information nutritionnelle sous la forme de 5 couleurs et 5 lettres, choisi et proposé aux autorités sanitaires françaises par le responsable du Programme national nutrition santé (PNNS) est censé refléter les qualités nutritionnelles d’un aliment et aider le consommateur à faire le bon choix pour sa santé.

Comment est calculée cette qualité nutritionnelle?

 

On attribue des points pour la densité énergétique, la quantité de sucre, d’acides gras saturés, de sodium et on pondère avec la quantité de fibres, de protéines et de fruits et légumes (et noix) dans le produit.
Résultat : plus un produit est de bonne qualité nutritionnelle, plus son score est bas et inversement.

Pourquoi ce score nutritionnel est imparfait?

Ce score est imparfait dans la mesure où il ne tient pas compte de :
L’index glycémique de l’aliment (qui permet de faire la différence entre des glucides rapidement et lentement digérés, ces derniers étant meilleurs pour la santé)
La teneur en vitamines et minéraux
La qualité et l’équilibre des corps gras
La qualité des protéines (plutôt que leur quantité)
La teneur en acides gras trans (industriels et de ruminants)
La présence d’additifs
Le score par le système à 5 couleurs (système 5-C) favorise les aliments source d’amidon comme les corn flakes (pourtant à éviter en raison d’un index glycémique élevé). Il pénalise les aliments sources de graisses.

 

Est-on en meilleure santé si l’on suit ses indications nutritionnelles?

 

Selon less calculs, l’étiquetage par le système 5-C semble assez pertinent pour environ 2/3 des produits concernés. Il ne l’est pas pour les autres, avec dans certains cas, des produits étiquetés vert ou jaune qu’il vaudrait mieux en réalité éviter, et, à l’inverse, des produits plutôt intéressants qui vont se voir attribuer la même couleur repoussoir que des produits sans intérêt nutritionnel.

 

Un exemple éloquent!

 

Prenons l’exemple du « cassoulet mitonné » de William Saurin dont voici la composition :
– Sauce : eau, saindoux, concentré de tomate, farine de blé, sel, sucre, arômes.
– Haricots blancs précuits (33 %).
– Charcuterie et viande (22 %) : saucisses fumées et saucisson (viande de porc, eau, viande de dinde, couenne de porc, maigre de tête de porc, farine de blé, gras de porc, fibres de pois, sel, protéines de soja, gélifiant : E407a, stabilisants : E450, E452, conservateurs : E250, E316, protéines de lait, épaule de porc préparée en salaison (eau, sel, stabilisants : E451, E452, conservateur : E250).

En utilisant les critères de l’étiquetage nutritionnel coloré, une association de consommateurs a décerné un feu vert à ce plat.
Le Bon choix au supermarché, au contraire, lui attribue une mauvaise note, car sa composition est encombrée d’additifs en tous genres.

S’il est indéniable que l’étiquetage nutritionnel par le système à 5 couleurs est un premier pas dans la bonne direction, il reste perfectible. En attendant, le consommateur devra continuer à lire les étiquettes dans le détail, ou se fier à des sélections comme celles du Bon choix.

A lire :

Le bon choix au supermarché, collectif, La Nutrition – 15,80 euros

S.C.

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